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Entretien avec Pete Sweet au Verger

Entretien avec Pete Sweet au Verger le 21 juillet 2013

Le Fourneau : Pourriez-vous vous présenter ?

Pete  : Je m’appelle Pete Sweet, je viens de San Fransisco en Californie. Je vis actuellement en Europe et j’ai créé plusieurs spectacles de cirque dans la rue et en salle. Je viens de terminer une formation de trois ans à Florence.

Le Fourneau : Pourriez-vous nous parler de Meet Pete Sweet, le spectacle que vous présentez au Verger ?

Pete  : J’ai commencé à me produire lorsque j’ai trouvé mon clown. J’ai suivi une masterclass avec Avner the Eccentric, un célèbre clown aux États-Unis, et c’est à la suite de celle-ci que sont nés ce spectacle et ce clown. Ce personnage est né en 2003. Ce spectacle ainsi que le clown ont grandi, progressé lorsque j’ai moi-même « grandi ». En effet, j’ai suivi des formations de cirque, de théâtre et de danse qui ont transformé mon clown, mes numéros et mon spectacle.

Je joue des variations de ce spectacle en intérieur et en extérieur. Je tourne surtout pendant l’été en extérieur et les dernières années je me suis également pas mal produit dans les théâtres et dans les salles. Mais à l’origine, le clown est né dans la rue.

Le Fourneau : Pouvez-vous nous évoquer à la fois votre ressenti sur le Verger, jardin de curiosité au Festival des Vieilles Charrues, ainsi que sur les représentations de Meet Pete Sweet dans ce cadre ?

Pete  : C’est très différent de jouer dans un festival de musique que dans un festival de théâtre de rue. Ici le public vient du chaos ! Il est « sur-stimulé » ! Il a besoin d’un peu de temps pour entrer dans le spectacle, pour créer une interaction. Car, c’est notre but dans le théâtre de rue : créer une interaction, une solidarité à la fois entre les spectateurs et entre eux et moi. Parfois, et dans ce cas, ici au Vieilles Charrues, il faut d’abord donner quelque chose de soi au public, pour qu’il s’insère dans le spectacle. Dans le théâtre de rue, il faut s’adapter, à chaque lieu, et à chaque situation. Mon spectacle varie, se transforme. Par exemple, le lieu du Pique-nique kerhorre au Relecq Kerhuon (le 17 juillet 2013) était un endroit charmant et tranquille. J’étais le seul à m’y produire, les gens venaient donc pour ce spectacle et étaient donc déjà plus « dedans ». C’était un peu des conditions idéales. Ceci-dit, ici c’est également stimulant. Il faut créer un silence imaginaire dans l’univers sonore du festival, que les spectateurs créent cet espace commun par leur imagination.

Je pense que la programmation du Verger est « solide ». Il s’agit d’une bonne sélection de spectacles. Il possèdent tous à la fois un élément interactif et une structure technique solide reposant sur une technicité et des compétences non négligeables. Ils ne sont donc pas fragiles et se prêtent donc parfaitement à la situation. Beaucoup de choses sont possibles dans le théâtre de rue, mais pas dans un festival de musique comme celui-ci !

Entretien réalisé par Rowanna Turnbull, loges du Verger, Jardin de curiosité, 21 juillet 2013

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