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	<title>Les Reportages du Fourneau---- </title>
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	<description>Le site reportagesdufourneau.com regroupe tous les reportages, interviews, photos et vid&#233;os effectu&#233;s par l'&#233;quipe du Fourneau, &#224; l'occasion des rendez-vous publics qu'il programme mais ce site est avant tout un outil collaboratif ! Nous vous invitons &#224; y contribuer en y d&#233;posant vos photos, textes, commentaires... Bravo pour votre contribution et &#224; bient&#244;t dans l'espace public !</description>
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		<title>Les Reportages du Fourneau</title>
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		<title>
		
		
		 INTERVIEW : 
		Th&#233;&#226;tre de l'invisible</title>
		
		<link>https://www.lesreportagesdufourneau.com/Theatre-de-l-invisible.html</link>
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		<dc:date>2009-06-15T12:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucie Corouge</dc:creator>


		<dc:subject>N&#176;8 (Cie)</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Entre th&#233;&#226;tre et r&#233;alit&#233;, La Compagnie N&#176;8 vient de r&#233;aliser une prestation m&#233;morable &#224; Henvic de Donnez-nous votre argent, o&#249; ils d&#233;noncent avec humour un monde d'argent et d'hypocrisie. Entre deux costards cravate, rencontre avec ces ph&#233;nom&#232;nes, en esp&#233;rant qu'ils ne viennent pas me demander de l'argent... &lt;br class='autobr' /&gt;
Pouvez vous revenir sur votre parcours ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Benoit : J'ai commenc&#233; &#224; faire du th&#233;&#226;tre quand j'avais 12 ans, j'ai travaill&#233; dans une &#233;cole &#224; Bordeaux et vers 14-15 ans j'ai commenc&#233; &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/-Les-interviews-.html" rel="directory"&gt;Les interviews&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/+-Compagnie-No8-La-97-+.html" rel="tag"&gt;N&#176;8 (Cie)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton85-bebd0.jpg?1731008206' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_847 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L300xH253/sans_titre-5-3-cf125-5d51a.jpg?1730426183' width='300' height='253' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entre th&#233;&#226;tre et r&#233;alit&#233;, La Compagnie N&#176;8 vient de r&#233;aliser une prestation m&#233;morable &#224; Henvic de Donnez-nous votre argent, o&#249; ils d&#233;noncent avec humour un monde d'argent et d'hypocrisie. Entre deux costards cravate, rencontre avec ces ph&#233;nom&#232;nes, en esp&#233;rant qu'ils ne viennent pas me demander de l'argent...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pouvez vous revenir sur votre parcours ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_850 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L100xH141/sans_titre-1-411a3-ed353.jpg?1730426183' width='100' height='141' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Benoit&lt;/strong&gt; : J'ai commenc&#233; &#224; faire du th&#233;&#226;tre quand j'avais 12 ans, j'ai travaill&#233; dans une &#233;cole &#224; Bordeaux et vers 14-15 ans j'ai commenc&#233; &#224; faire des r&#244;les professionnels en th&#233;&#226;tre. Et puis je suis mont&#233; &#224; Paris pour faire l'&#233;cole Jacques Lecoq, pendant 2 ans, en sortant j'ai commenc&#233; &#224; faire un peu de th&#233;&#226;tre dans une compagnie. Ensuite je suis rentr&#233; au Rire M&#233;decin en tant que clown dans les h&#244;pitaux, ce que je fais depuis 7 ans et o&#249; j'ai rencontr&#233; Alex. Et puis je continue &#224; peu pr&#232;s tous les ans &#224; faire une pi&#232;ce. J'ai rencontr&#233; en parall&#232;le une bande de r&#233;alisateurs-sc&#233;naristes-amateurs avec qui je fais des projets audiovisuels &#224; peu pr&#232;s tous les ans et notamment il y a un an et demi j'ai cr&#233;e une &#233;mission internet qui s'appelle &lt;i&gt;&#199;a sent le fromage&lt;/i&gt;, une fausse &#233;mission culturelle et on a fait 65 &#233;pisodes. J'essaie de d&#233;fendre &#231;a, aujourd'hui on a un producteur et on cherche une chaine. Et puis il y a 4 ans, avec Alex on s'est dit qu'on aimerait bien bosser ensemble. Donc on est parti sur cette id&#233;e de &lt;i&gt;Donnez nous votre argent&lt;/i&gt; et puis assez vite on a vu qu'on s'entendait bien qu'on se comprenais et que &#231;a marchait bien. On a cr&#233;e un petit spectacle en impro dans la rue, on l'a r&#233;p&#233;t&#233; beaucoup dans la rue, plut&#244;t qu'en salle, on a test&#233; pas mal de trucs et le spectacle a &#233;volu&#233; et on en est arriv&#233; l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_848 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L100xH152/sans_titre-4-918f7-a9c39.jpg?1730426183' width='100' height='152' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex&lt;/strong&gt; : je suis parisien issu du cirque, mes parents &#233;taient dans le cirque depuis plusieurs g&#233;n&#233;rations. J'ai eu une vie un peu dans le cirque et un peu dans la vie on va dire normale, scolaire. A 18 ans j'ai rat&#233; lamentablement mon bac donc j'ai d&#233;cid&#233; de m'engager dans la voie du cirque et du spectacle. J'ai rejoint mon p&#232;re aux &#201;tats Unis, j'ai fait 3 ans de cirque o&#249; je touchais &#224; tout. J'ai rencontr&#233; des clowns, des artistes de rue et c'est un peu comme &#231;a que j'ai d&#233;couvert les arts de la rue. &#199;a m'a bien plus et du coup je suis revenu en Europe, car c'est quand m&#234;me beaucoup plus vivant qu'aux &#201;tats Unis. Et l&#224; j'ai commenc&#233; &#224; me lancer dans la rue, d'abord en solo, je suis all&#233; de gauche &#224; droite, j'ai fait beaucoup d'impro pendant pas mal d'ann&#233;es. Je suis parti &#224; 25 ans en Italie o&#249; j'ai retrouv&#233; St&#233;phie dans une compagnie de danse contemporaine. On a travaill&#233; pendant trois ans, entre temps je me suis fait engag&#233; au Rire M&#233;decin, j'y suis depuis quasi 10 ans. Et il y a 4 ans avec Benoit, on discutait th&#233;&#226;tre et on sentait un bon feeling artistique et puis on s'est dit on fait un essai, on se lance. On a fait les premi&#232;res pr&#233;sentations de travail &#224; Aurillac, on s'est dit on va voir si &#231;a marche et si &#231;a marche pas on passe &#224; autre chose. Et &#231;a a bien pris, on avait que 20min de spectacle tr&#232;s impro, tr&#232;s fulgurant et &#231;a nous a donn&#233; envie de continuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous vous &#234;tes form&#233;s en participant &#224; &#171; Rue Libre &#187;, vous participez &#224; nouveau &#224; l'&#233;v&#232;nement cette ann&#233;e ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex&lt;/strong&gt; : oui on recommence cette ann&#233;e. Ce qui s'est pass&#233; cette premi&#232;re ann&#233;e de &#171; Rue Libre &#187;, on a rassembl&#233; 22 copains et copines toujours autours de cette th&#233;matique du business, cravate, tailleur et qui nous plait tellement. Et on a propos&#233; pour &#171; Rue Libre &#187; de faire une grande d&#233;ambulation sur des th&#232;mes assez pr&#233;cis, on s'est bien marr&#233;s et il y a eu un bel impact. C'est l&#224; qu'on a eu une proposition de Jean-Raymond Jacob de la compagnie Oposito, de cr&#233;er un vrai spectacle autour de cette d&#233;ambulation. On s'est lanc&#233; l&#224; dedans et Sotteville (Sotteville-L&#232;s-Rouen) nous a rejoint en tant que coproducteur et le Fourneau &#233;galement. L&#224; on est en pleine cr&#233;ation depuis 3 semaines, on doit finir dans 2 semaines et on fait notre premi&#232;re le 16 mai &#224; Noisy Le Sec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce nouveau spectacle, &lt;i&gt;Homo Burocraticus&lt;/i&gt;, reprend le m&#234;me th&#232;me que &lt;i&gt;Donnez nous votre argent&lt;/i&gt;, celui des hommes d'affaires, du business, d'o&#249; vous vient cette envie d'explorer ce sujet ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_849 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L100xH150/sans_titre-2-5f85d-d7fac.jpg?1730426183' width='100' height='150' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Benoit&lt;/strong&gt; : parce que c'est quelque chose qui nous choque, qui nous parle. Maintenant avec la crise, les informations, tout le monde en parle partout tout le temps. Nous depuis que l'on a commenc&#233; &#224; travailler ensemble c'est le premier th&#232;me qui est venu. &lt;strong&gt;Cette absurdit&#233; de l'argent, du pouvoir, cette hypocrisie du business man&lt;/strong&gt;, du politique et du commercial qui se ressemblaient. &lt;strong&gt;Cet uniforme du costard dans le monde entier, c'est tout ce monde l&#224; qu'il nous paraissait justement dr&#244;le&lt;/strong&gt;. Sur notre site on peut voir une phrase de L&#233;o Bassi qui dit qu'il joue en costume cravate car comme &#231;a &lt;strong&gt;quand un enfant verra dans la rue un homme en cravate il dira &#171; oh regarde maman un clown &#187;&lt;/strong&gt;... Donc voil&#224; pour nous c'est un peu &#231;a... C'est tellement absurde, qu'on a eu envie de le d&#233;noncer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex&lt;/strong&gt; : C'est vraiment ce th&#232;me l&#224; qui nous a inspir&#233;. On a voulu parler de &#231;a, d&#233;noncer certaines choses. &lt;strong&gt;En parler mais toujours avec de la distance, que ce soit quand m&#234;me toujours du spectacle sans devenir revendicatif&lt;/strong&gt;. Et puis on s'est dit comme L&#233;o Bassi le dit, que &lt;strong&gt;plus on montrerait ces gens dans une absurdit&#233; totale&lt;/strong&gt;, plus &#231;a nous parlerait &#224; nous artistiquement et &lt;strong&gt;plus je pense &#231;a parlerait aussi aux gens&lt;/strong&gt; qui nous voient. Et aussi je pense que &#231;a doit &#234;tre un grand plaisir de voir ces trois personnages qui repr&#233;sentent bien ces banquiers et ce monde financier en train de se fouttre des coups de mallette. Souvent des gens reviennent en nous disant &#171; qu'est ce que je ferais bien &#231;a &#224; mon banquier... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Benoit&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;c'est une forme d'exutoire&lt;/strong&gt; et puis &lt;strong&gt;une volont&#233; justement de casser cette image&lt;/strong&gt; des mecs bien habill&#233;s, propres sur eux et puis en fait qui d&#233;lirent, qui ne tiennent pas la route et qui sont incomp&#233;tents.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_851 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L300xH225/dsc08226-4865e-9fdda.jpg?1730426183' width='300' height='225' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous avez toujours travaill&#233; dans la rue ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Benoit&lt;/strong&gt; : non moi je n'avais jamais fait de rue avant, sauf quand j'&#233;tais adolescent j'avais particip&#233; &#224; un gros festival international &#224; Bordeaux, et je faisais des petits boulots pour plein de grandes compagnies de rues qui &#233;taient bien gentilles avec le petit adolescent qui essayait. Et puis apr&#232;s j'ai jou&#233; deux fois avec une grande compagnie japonaise qui s'appelle OM2 mais c'&#233;tait tr&#232;s furtif, j'ai du faire 5 interventions dans des spectacles de rue en tout... C'est Alex qui m'a fouttu dehors !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est ce qui vous plait dans la rue ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex&lt;/strong&gt; : moi ce que j'aime &lt;strong&gt;dans la rue c'est que c'est imm&#233;diat&lt;/strong&gt;, m&#234;me si l&#224; on est dans le cadre d'un festival, o&#249; c'est plus organis&#233;. Mais moi j'ai commenc&#233; et avec le trio aussi on a commenc&#233; le th&#233;&#226;tre de rue comme &#231;a se fait encore, mais de moins en moins o&#249; on allait dans la rue et o&#249; on constituait un cercle de gens qui se disaient &#171; c'est quoi &#231;a &#187;. On avait compos&#233; des petites sc&#233;nettes, des jeux, beaucoup d'improvisation. C'est &#231;a qui me plait beaucoup, c'est imm&#233;diat, c'est frais et puis surtout &lt;strong&gt;c'est accessible &#224; tout le monde&lt;/strong&gt;. On a vraiment un panel de gens qui sont le plus ouvert possible, on a des riches, des pauvres, des touristes, des enfants.&lt;strong&gt; Et puis j'aime bien le fait qu'on est &#224; l'air libre.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Benoit&lt;/strong&gt; : et puis il y a &lt;strong&gt;une esp&#232;ce de v&#233;rit&#233; dans le lieu&lt;/strong&gt; qui fait que nous on peut partir. &lt;strong&gt;Du fait aussi du costard cravate, &#231;a cr&#233;e un ensemble qui fait vie normale&lt;/strong&gt;, surtout &#224; Paris. Quand on est sorti comme &#231;a en costard cravate, les gens ne se disaient pas &#171; tiens qu'est ce que c'est &#187;. Et il y a aussi ce truc qui nous plait beaucoup c'est le th&#233;&#226;tre de l'invisible. C'est-&#224;-dire d'amener tout d'un coup quelque chose qui pourrait para&#238;tre normal et puis petit &#224; petit on se dit &#171; mais c'est quand m&#234;me bizarre &#187; et puis petit &#224; petit on se dit &#171; non mais attends c'est quoi se d&#233;lire &#187; et enfin &#171; ah oui d'accord c'est un spectacle &#187;. Et &lt;strong&gt;de jouer sur cette ambigu&#239;t&#233; nous plait beaucoup&lt;/strong&gt;. Quand on va s'asseoir, qu'on a pay&#233; sa place, qu'on a choisi d'aller au spectacle, c'est pas du tout pareil. Il y a tous les possibles qui peuvent &#234;tre fait dans la rue. Les gens viennent, ils sont hyper ouverts et g&#233;n&#233;reux, &#224; se dire &#171; qu'est ce que c'est, on laisse la chance au spectacle on verra bien ce que &#231;a donne &#187;, et c'est &#231;a qui est bien.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_846 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L100xH147/sans_titre-5-79d5b-bd8ff.jpg?1730426183' width='100' height='147' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;en rue les gens sont plus &#224; l'aise dans le sens o&#249; il y a plus d'interactivit&#233;&lt;/strong&gt;, c'est vrai que nous on cherche &#231;a aussi dans notre travail. On est beaucoup &#8220;sur&#8221; les gens. Il y a vraiment un &#233;change et c'est &#231;a que j'aime bien. C'est-&#224;-dire qu'&lt;strong&gt;il y a toujours une esp&#232;ce de danger mais aussi de surprise qui arrive&lt;/strong&gt;, aujourd'hui c'est un gamin qui passe sur la piste, et bien on en joue, et c'est &#231;a qui me plait, c'est pas &#8220;oh mon dieu y a un gamin&#8221;, au contraire, le petit &#171; accident &#187; qui peut arriver pour nous c'est un bonheur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Benoit&lt;/strong&gt; : surtout que le spectacle il n'est fait que de &#231;a, d'accidents, de d&#233;lires. La rue pour &#231;a &#231;a fait parti des choses qui nous plait. C'est le fait qu'&lt;strong&gt;il y a toujours un pourcentage d'impro, d'impr&#233;vu et puis une vraie confrontation avec le public.&lt;/strong&gt; M&#234;me si nous on a pas envie de les mettre en jeux volontairement. Mais on a envie quand m&#234;me qu'il y ai une vrai rencontre, couramment on leur parle, on d&#233;conne sur ce qu'ils sont, sur ce que l'on est. Et c'est pour &#231;a que le th&#232;me de l'argent nous a vraiment plu. Le fait de demander r&#233;ellement aux gens qu'ils nous donnent leur argent et d'attendre et d'attendre vraiment, &#231;a &#231;a nous plait &#233;norm&#233;ment. &lt;strong&gt;&#199;a cr&#233;e un esp&#232;ce de faux malaise&lt;/strong&gt;. On le joue des fois en salle, c'est int&#233;ressant mais c'est pas pareil, en rue c'est quand m&#234;me g&#233;nial. Il y a un vrai rapport avec tous les spectateurs. Parce que l&#224; quand on est &#224; un festival, on est pay&#233; donc c'est diff&#233;rent, mais quand on joue dans la rue, &#224; la sauvage il y a un vrai malaise &#8220;ils veulent vraiment de l'argent ? C'est la fin du spectacle ? C'est pas la fin du spectacle...&#8221; M&#234;me pour les gens je pense que c'est un moment qui est vraiment dr&#244;le. C'est &#231;a qui est bien en rue et qu'on n'aura pas du tout de la m&#234;me fa&#231;on en salle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous aimez cette id&#233;e du Th&#233;&#226;tre de l'invisible, vous pouvez revenir sur ce principe ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex&lt;/strong&gt; : C'est un &lt;strong&gt;th&#233;&#226;tre qui &#233;tait &#224; la base revendicatif et social&lt;/strong&gt; des ann&#233;es 70, exp&#233;riment&#233; par Augusto Boal, qui &#233;tait br&#233;silien. Son id&#233;e &#224; lui c'&#233;tait de cr&#233;er des sc&#232;nes, plus &lt;strong&gt;pour mettre en confrontation des gens dans la rue, face &#224; une situation donn&#233;e&lt;/strong&gt;, et d'observer leur r&#233;actions. Par exemple, il a cr&#233;&#233; une sc&#232;ne o&#249; une femme se faisait emb&#234;ter assez lourdement par deux hommes, et l'id&#233;e c'&#233;tait de voir comment les gens allaient r&#233;agir et s'ils r&#233;agissaient ou pas. Ensuite il y avait toute une tournure suivant ces r&#233;actions. Nous c'est ce qui nous int&#233;resse dans ce m&#234;me mouvement. Moi quand j'ai commenc&#233; en rue j'avais le nez rouge, un costume ridicule et tout &#231;a donc c'&#233;tait clair, &#233;vident, je faisais de la rue. Les gens savaient que je venais pour faire quelque chose apparemment comique. Quand nous on est arriv&#233;s en costume cravate, le rapport &#233;tait compl&#232;tement diff&#233;rent. &lt;strong&gt;Si nous, on ne fait rien, les gens passent devant nous et pas une seule seconde ils ne se doutent qu'on est des artistes&lt;/strong&gt;. Et c'est &#231;a qui nous int&#233;resse, c'est de savoir &lt;strong&gt;jusqu'&#224; quel moment on est dans le &#171; normal &#187;, et &#224; quel moment on bascule dans le spectacle.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Benoit&lt;/strong&gt; : on joue sur le rapport fiction-r&#233;alit&#233;. on peut se permettre de friser avec la r&#233;alit&#233;. Ce spectacle embl&#233;matique en costume cravate, plait beaucoup aux gens, parce que jusqu'au dernier moment ils ne savent pas ce que c'est. C'est le mouvement qui fait que l&#224;, ils comprennent que c'est du th&#233;&#226;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un souhait pour la suite ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Benoit&lt;/strong&gt; : plein de fric, des dates.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex&lt;/strong&gt; : et surtout que l'ensemble de la profession puisse continuer. Il y a beaucoup de festivals qui sautent car ils ont de en moins de soutien financier. On en a peur, on esp&#232;re pouvoir continuer. &lt;strong&gt;Les Arts de la Rue en France c'est une exception culturelle&lt;/strong&gt;. C'est vraiment une chance dans ce pays que cet art existe. Et c'est dommage que &#231;a se disloque par des choix politiques. Les Arts de la Rue, c'est une exception culturelle &#224; d&#233;fendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci &#224; Alex et Beno&#238;t, un agr&#233;able moment avec deux cadres d&#233;contract&#233;s. Vous pourrez retrouver &lt;i&gt;La Compagnie N&#176;8&lt;/i&gt; au &lt;a href=&#034;http://www.artsdanslarue.com/far/2009/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;FAR de Morlaix&lt;/a&gt;, o&#249; elle reviendra en nombre et en costume pour &lt;a href=&#034;http://www.lefourneau.com/creations/09/compagnien8/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Homo Sapiens Burocraticus.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus d'info &lt;a href=&#034;http://www.compagnienumero8.com/cms/index.php/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;par ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>
		
		
		 INTERVIEW : 
		S&#233;r&#233;nade sous les pommiers</title>
		
		<link>https://www.lesreportagesdufourneau.com/Serenade-sous-les-pommiers.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lesreportagesdufourneau.com/Serenade-sous-les-pommiers.html</guid>
		<dc:date>2009-05-25T13:38:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucie Corouge</dc:creator>


		<dc:subject>A&#239;e A&#239;e A&#239;e (Cie)</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les deux apprenties ornithologues d'a&#239;e a&#239;e a&#239;e terminent leur escapade champ&#234;tre &#224; Plourin-L&#232;s-Morlaix, o&#249; elles ont pass&#233; une semaine de cr&#233;ation. Apr&#232;s deux repr&#233;sentations publiques de Pavanes, pour le Mai des Arts, elles acceptent de se pr&#234;ter au jeu de l'entretien et de nous livrer leurs premi&#232;res impressions. Un entretien &#034;&#224; chaud&#034;, avec beaucoup de r&#233;flexion et d'auto-critique sur ce spectacle encore frais et qui comme un bon fromage, reste &#224; affiner (dixit justine) &lt;br class='autobr' /&gt;
Votre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/-Les-interviews-.html" rel="directory"&gt;Les interviews&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/+-Aie-Aie-Aie-Cie-+.html" rel="tag"&gt;A&#239;e A&#239;e A&#239;e (Cie)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les deux apprenties ornithologues d'a&#239;e a&#239;e a&#239;e terminent leur escapade champ&#234;tre &#224; Plourin-L&#232;s-Morlaix, o&#249; elles ont pass&#233; une semaine de cr&#233;ation. Apr&#232;s deux repr&#233;sentations publiques de &lt;i&gt;Pavanes&lt;/i&gt;, pour le &lt;a href=&#034;http://www.artsdanslarue.com/lemai/2009/plourinlesmorlaix.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mai des Arts&lt;/a&gt;, elles acceptent de se pr&#234;ter au jeu de l'entretien et de nous livrer leurs premi&#232;res impressions. Un entretien &#034;&#224; chaud&#034;, avec beaucoup de r&#233;flexion et d'auto-critique sur ce spectacle encore frais et qui &lt;i&gt;comme un bon fromage, reste &#224; affiner&lt;/i&gt; (dixit justine)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_867 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L300xH233/sans_titre-4-3-5dbda-ec3db.jpg?1730205167' width='300' height='233' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Votre pr&#233;sentation &#233;tait risqu&#233;e, il vous fallait du silence et du calme. Vous avez pass&#233; une semaine &#224; r&#233;p&#233;ter sous les pommiers, il y avait pas mal d'oiseaux et je sais que vous appr&#233;hendiez un peu le fait qu'ils s'enfuient &#224; cause du public et du bruit. Au final tout c'est bien pass&#233;...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charlotte&lt;/strong&gt; : C'est vrai que l'on n'a pas eu trop d'interf&#233;rence avec les autres spectacles, et puis il y a eu des oiseaux. Sur la deuxi&#232;me s&#233;ance il y en a eu beaucoup, et c'est quand m&#234;me quelque chose de chouette. Mais &lt;strong&gt;m&#234;me s'il y en a peu, c'est int&#233;ressant d'arriver &#224; amener les gens &#224; ouvrir les oreilles&lt;/strong&gt;. C'est plut&#244;t l&#224; dessus qu'on travaille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justine&lt;/strong&gt; : Et de toute fa&#231;on, dans la direction dans laquelle on veut aller et qui est assez d&#233;cal&#233;e, &lt;strong&gt;on peut se servir de tous les sons &#171; parasites &#187;&lt;/strong&gt;. Enfin que l'on peut appeler parasite, mais les int&#233;grer aussi. Par exemple des cloches, un avion... Moi m&#234;me &lt;strong&gt;j'aime particuli&#232;rement quand un avion passe !!!&lt;/strong&gt; Mais tout &#224; l'heure les 5 martinets (esp&#232;ce d'oiseaux) qui sont pass&#233;s juste au dessus de nous, c'&#233;tait quand m&#234;me assez magique...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est assez risqu&#233; du coup comme proposition, si vous devez jouer en salle c'est beaucoup plus difficile...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charlotte : L'univers sonore, les oiseaux c'est en fait un pr&#233;texte pour ouvrir les oreilles.&lt;/strong&gt; &#201;videmment &lt;strong&gt;c'est beaucoup plus simple, beaucoup plus po&#233;tique et bucolique quand il y a des oiseaux&lt;/strong&gt; mais je pense que m&#234;me une pluie battante dans un hangar &#231;a peut &#234;tre int&#233;ressant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justine&lt;/strong&gt; : Parce qu'&lt;strong&gt;on est pas dans quelque chose de v&#233;ridique par rapport &#224; l'ornithologie&lt;/strong&gt;. On n'est pas ornithologues. &lt;strong&gt;C'est vraiment que de la fantaisie&lt;/strong&gt;. Donc ce fameux oiseau qu'on cherche &#231;a pourrait tr&#232;s bien &#234;tre le bruit du percolateur de la caf&#233;t&#233;ria...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charlotte&lt;/strong&gt; : il faut &lt;strong&gt;amener les gens &#224; cet &#233;tat l&#224;, d'&#233;couter&lt;/strong&gt;. Et je pense qu'il y a encore des choses &#224; trouver pour &#231;a, mais en m&#234;me temps &lt;strong&gt;on a eu des moments d'&#233;coute assez uniques.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est un travail sur l'&#233;coute mais aussi sur le langage...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charlotte&lt;/strong&gt; : oui c'est une envie qu'on avait. L&#224; maintenant avec le recul, on se dit que c'est peut &#234;tre un petit peu copieux...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justine&lt;/strong&gt; : mais &lt;strong&gt;c'est en testant comme &#231;a qu'on se rend compte de ce qui doit &#234;tre un petit peu all&#233;g&#233;&lt;/strong&gt;, ou au contraire affirm&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charlotte&lt;/strong&gt; : mais en m&#234;me temps oui, &lt;strong&gt;&#231;a fait partie de cette &#233;coute qu'on a, non plus pour le sens des mots, mais pour la sonorit&#233; des mots&lt;/strong&gt;. Ca je ne sais pas si &#231;a c'est vraiment ressenti ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Votre compagnie aime beaucoup travailler sur des projets &#224; taille r&#233;duite, assez intimistes et pour des petites jauges, qu'est ce qui vous pousse &#224; ce type de rencontre ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charlotte&lt;/strong&gt; : tu disais que &lt;strong&gt;c'est une mise en danger, oui c'est vrai et en m&#234;me temps, c'est un confort formidable parce que c'est toujours adaptable. Apr&#232;s &#231;a prend du temps d'adapter chaque repr&#233;sentation aux circonstances mais c'est un enjeu important&lt;/strong&gt;. &#199;a oblige &#224; faire avec les moyens du bord et c'est &#231;a que j'aime assez. &lt;strong&gt;C'est une forme d'&#233;conomie par rapport &#224; la cr&#233;ation qui peut &#234;tre int&#233;ressante&lt;/strong&gt;. Plut&#244;t que d'avoir un gros spectacle, avec plein de moyens, avec une grosse sono, plein de gens,&lt;strong&gt; on essaie de faire avec ce que l'on a et de faire en sorte qu'il y ai un instant pr&#233;cieux &#224; ce moment l&#224;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est votre premi&#232;re exp&#233;rience en rue ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justine&lt;/strong&gt; : pas vraiment, on a eu des approches mais pas de ce qu'on peut appeler du travail en rue. Moi j'avais fait un spectacle au balcon, les Balconnades. C'est en ext&#233;rieur mais &#231;a reste particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charlotte&lt;/strong&gt; : cette approche du public &#224; l'ext&#233;rieur, moi je ne l'avais pas encore &#233;prouv&#233;e. &#199;a change vraiment beaucoup de la salle mais je trouve qu'il y a une proximit&#233; avec le public qui est super.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charlotte&lt;/strong&gt; : oui, on est avec eux, on les voit. On n'est pas devant un &#233;cran noir. M&#234;me si on sent toujours une salle, &lt;strong&gt;il y a quelque chose qui se passe. Et ce n'est pas du tout la m&#234;me sensation.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justine&lt;/strong&gt; : Cette id&#233;e de partager, l&#224; elle est hyper tangible. Elle est &#233;crit en grand, au dessus de nous. &lt;strong&gt;&#199;a se sent, c'est l&#224;, ici et maintenant...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pouvez vous me parler de votre compagnie, elle est bas&#233;e sur un collectif d'artistes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charlotte&lt;/strong&gt; : A&#239;e a&#239;e a&#239;e a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e par Julien Mellano en m&#234;me temps qu'il a cr&#233;&#233; son premier spectacle, Mon &#338;il. Avec l'envie depuis le d&#233;but d'en faire &lt;strong&gt;un espace qui est ouvert &#224; des propositions&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;artistiques diff&#233;rentes&lt;/strong&gt;, avec des esth&#233;tiques diverses aussi. Et depuis deux ans la compagnie s'est &#233;largie avec 4 directeurs de projets artistiques qui peuvent intervenir les uns ou les autres dans chaque projet mais aussi des gens compl&#232;tement ext&#233;rieurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justine&lt;/strong&gt; : ce n'est pas un vase clos&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charlotte&lt;/strong&gt; : et c'est l'int&#233;r&#234;t pour nous de ce fonctionnement. &lt;strong&gt;&#199;a permet d'avoir des &#233;changes, un retour.&lt;/strong&gt; Par exemple Julien est venu hier jeter un &#339;il juste avant notre premi&#232;re et c'est important aussi d'avoir ces &#233;changes. En tout on est donc 4, il y a Julien, Justine, moi... Justine qui a aussi ses propres projets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justine&lt;/strong&gt; : dont un qui tourne en ce moment, La berceuse qui est aussi tr&#232;s intimiste&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charlotte&lt;/strong&gt; : et puis Benoit Hattet qui a mont&#233; l'ann&#233;e derni&#232;re une adaptation de l'histoire d'El&#233;phant man au th&#233;&#226;tre dans une forme tr&#232;s r&#233;duite pour une petite centaine de personne. Les gens sont invit&#233;s &#224; entrer dans la chambre d'h&#244;pital de Joseph Carey Merrick, juste pour le rencontrer et le voir de visu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justine&lt;/strong&gt; : mais apr&#232;s ce n'est pas r&#233;duit. C'est vrai qu'au &lt;strong&gt;d&#233;part il y a un int&#233;r&#234;t pour cette rencontre tr&#232;s pr&#233;cieuse&lt;/strong&gt; mais Beastie Queen, une cr&#233;ation de 2007, est un spectacle pour plus de monde que &#231;a et le spectacle que pr&#233;pare Julien actuellement, c'est la m&#234;me chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charlotte&lt;/strong&gt; : Je ne sais pas &#224; quoi c &#8216;est d&#251;. &lt;strong&gt;C'est l'envie d'&#234;tre dans une relation intimiste avec les gens&lt;/strong&gt;, d'imaginer une proposition qui est plut&#244;t dans ce timbre l&#224;. Je crois que si on essaie d'imaginer une forme de spectacle vivant pour une jauge qui est beaucoup plus importante, on n'est plus du tout dans la m&#234;me question. Mais c'est important aussi, on a envie que ce soit possible de l'agrandir, et on y r&#233;fl&#233;chit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justine&lt;/strong&gt; : mais on a envie de passer par cette &#233;tape d'abord. Il n'y a pas de hi&#233;rarchie. On ne s'exprime pas pareil devant 500 ou 30 personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charlotte&lt;/strong&gt; : le rapport &#224; la foule, le fait d'&#234;tre rassembl&#233;s n'a pas le m&#234;me sens si on est 30 ou si l'on est 1000. C'est comment on am&#232;ne et comment on donne du sens &#224; ce rassemblement qui est important. Nous on est toujours dans ces questions l&#224;.&lt;strong&gt; On essaie d&#233;j&#224; que &#231;a ait du sens &#224; 100 ou 200 et c'est d&#233;j&#224; pas mal.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a beaucoup de chant dans Pavanes. Justine, tu as une formation en chant lyrique, comment &#231;a c'est pass&#233; pour toi Charlotte cette approche au chant ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charlotte&lt;/strong&gt; : oui et bien &#231;a se passe laborieusement il faut le dire. Je ne suis pas chanteuse et je n'ai aucune pr&#233;tention &#224; l'&#234;tre. Pavanes c'est surtout un jeu sur la langue et les capacit&#233;s &#171; phonatoires &#187; de l'&#234;tre humain. Et le chant &#231;a en est une. Ce qui est int&#233;ressant c'est de voir les deux, &#231;a s'&#233;claire l'un l'autre. Apr&#232;s, moi j'aime les choses un peu barr&#233;es de po&#233;sie sonore, des exp&#233;riences dadaistes, des choses bruitistes, c'est un travail de la voix que je trouve assez fascinant. On essaie plut&#244;t de travailler tous ces mat&#233;riaux, que ce soit des roucoulades lyriques ou que ce soit un son qui peut paraitre tr&#232;s brutal et tr&#232;s rauque mais qui a aussi une qualit&#233; sonore particuli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et la prochaine &#233;tape de Pavanes c'est quoi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charlotte&lt;/strong&gt; : c'est dans 15 jours avec Damien Bouvet, lui-m&#234;me com&#233;dien et qui dirige une compagnie qui s'appelle Voix-Off et qui fait beaucoup de spectacle solo. Donc &#231;a va &#234;tre une exp&#233;rience aussi pour lui de nous faire travailler ensemble. Mais &#231;a va &#234;tre une pratique, un travail physique sur la pr&#233;sence du corps qui je pense peu nous apporter beaucoup de choses par rapport &#224; Pavanes. Parce que c'est aussi tr&#232;s visuel et pas seulement sonore comme spectacle. Et puis en juin on a un autre temps de travail plut&#244;t sur la voix et le son. Et on joue ce qui au d&#233;part devait &#234;tre une premi&#232;re repr&#233;sentation dans le cadre du festival des Tomb&#233;es de la Nuit au Tabor &#224; Rennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans un cadre compl&#232;tement diff&#233;rent de Plourin...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justine&lt;/strong&gt; : oui mais c'est &#231;a qui est super. Et puis &lt;strong&gt;le but c'est &#224; chaque fois d'arriver &#224; recr&#233;er quelque chose avec un nouveau d&#233;cor et une nouvelle variation sonore qu'on ne peut pas maitriser.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charlotte&lt;/strong&gt; : et puis l&#224; on est au mois de mai, dans un cadre on va dire bucolique et champ&#234;tre avec les pommiers, mais de jouer en juillet au Tabor, comme de jouer en octobre, &#231;a n'a rien &#224; voir et c'est &#231;a aussi que j'aime dehors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justine &lt;/strong&gt; : et puis on est oblig&#233; de faire sur place avec les &#233;l&#233;ments, parce qu'on peut arriver sur un site trois mois avant, pour arriver &#224; se figurer comment il sera trois mois plus tard... On peut se dire oui il n'y aura plus de feuille etc... mais &#231;a n'est pas pareil, &#231;a ne donne pas d'id&#233;e du volume, du son de ce qui sera fourni.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un souhait pour la suite ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justine&lt;/strong&gt; : que l'on trouve le &#171; syrinx &#187;, cette esp&#232;ce si particuli&#232;re que nous recherchons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Merci &#224; Charlotte et Justine pour cet entretien parsem&#233; de petites explorations des sonorit&#233;s.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour en savoir plus :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.aieaieaie.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le site de la compagnie&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La page r&#233;sidence du Fourneau&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>
		
		
		 INTERVIEW : 
		Quand le Dada entre dans la danse</title>
		
		<link>https://www.lesreportagesdufourneau.com/Quand-le-Dada-entre-dans-la-danse.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lesreportagesdufourneau.com/Quand-le-Dada-entre-dans-la-danse.html</guid>
		<dc:date>2009-05-23T13:11:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucie Corouge</dc:creator>


		<dc:subject>Pied en Sol (Cie)</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pendant une semaine, Pied en Sol a &#233;tabli son cabaret &#224; Plou&#233;gat-Gu&#233;rrand. Deux rencontres avec les &#233;coles, trois repr&#233;sentations publiques, la semaine de cr&#233;ation a &#233;t&#233; charg&#233;e. C'est peut &#234;tre le moment de faire le point avec eux sur cette cr&#233;ation qui va chercher ses inspirations un peu partout, surtout partout. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, c'est sous le soleil que les trois Pied en solistes m'accueillent pour l'entretien. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout d'abord pouvez vous vous pr&#233;senter... &lt;br class='autobr' /&gt;
Denis (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/-Les-interviews-.html" rel="directory"&gt;Les interviews&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/+-Pied-en-Sol-Cie-249-+.html" rel="tag"&gt;Pied en Sol (Cie)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L150xH94/arton87-1fb63.jpg?1731008206' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='94' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pendant une semaine, &lt;i&gt;Pied en Sol&lt;/i&gt; a &#233;tabli son cabaret &#224; &lt;a href=&#034;http://www.lefourneau.com/creations/09/piedensol/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Plou&#233;gat-Gu&#233;rrand&lt;/a&gt;. Deux rencontres avec les &#233;coles, trois repr&#233;sentations publiques, la semaine de cr&#233;ation a &#233;t&#233; charg&#233;e. C'est peut &#234;tre le moment de faire le point avec eux sur cette cr&#233;ation qui va chercher ses inspirations un peu partout, surtout partout. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, c'est sous le soleil que les trois Pied en solistes m'accueillent pour l'entretien.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tout d'abord pouvez vous vous pr&#233;senter...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_865 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L100xH125/sans_titre-15-3cab9-a0e80.jpg?1730519409' width='100' height='125' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Denis&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;je suis danseur depuis l'&#226;ge de 15 ans&lt;/strong&gt; et je n'ai fait que &#231;a de ma vie. J'ai fait beaucoup de choses au niveau de la danse contemporaine un peu en autodidacte. Dans un premier temps &lt;strong&gt;j'ai eu une formation en danse traditionnelle&lt;/strong&gt;, parce que je suis de Bretagne, donc je me suis int&#233;ress&#233; au territoire et &#224; la culture bretonne. Et puis apr&#232;s vers 16 ans j'ai d&#233;couvert la danse contemporaine qui m'a beaucoup plu, mais sans renier la culture bretonne. Ma premi&#232;re compagnie, &#233;tait justement inspir&#233;e des traditions celtiques, avec toute une recherche entre la modernisation et la danse traditionnelle. On essayait de remettre un petit peu les pendules &#224; l'heure par rapport au monde d'aujourd'hui vis &#224; vis de la tradition. Et apr&#232;s &#231;a a &#233;t&#233; Pied en Sol que l'on a mont&#233; avec Brigitte en 94. Et on est all&#233; carr&#233;ment sur un autre univers, on a l&#226;ch&#233; le celtique et on est parti &#224; la recherche d'autres fa&#231;ons de penser. Dans les premiers temps de la compagnie, on &#233;tait chor&#233;graphes tous les deux et en 98 on s'est int&#233;ress&#233; &#224; la rue avec un duo qui s'appelle Chemin faisant. Maintenant &#231;a fait une dizaine d'ann&#233;es qu'on est dans des projets de rue, avec en tout 8 cr&#233;ations de diff&#233;rentes formations : solo, duos, quatuor... Et puis &#231;a continue.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_863 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L100xH156/sans_titre-17-0a121-410f1.jpg?1730519409' width='100' height='156' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christophe&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;je suis professeur de musiques actuelles&lt;/strong&gt; au conservatoire de Redon, et je partage ce temps avec les spectacles, les groupes et notamment la compagnie Pied en Sol dont je fais partie depuis maintenant trois ans. On a cr&#233;e ensemble Rue Taquin dont la premi&#232;re a eut lieu il y a trois ans &#224; Morlaix. Et l&#224; avec Brigitte et Denis on en est &#224; notre deuxi&#232;me cr&#233;ation ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Brigitte&lt;/strong&gt; : moi je suis compagne de vie de Denis, avec qui je danse depuis 25 ans. J'ai &lt;strong&gt;&#224; l'origine un parcours en danse contemporaine&lt;/strong&gt;. On s'est rencontr&#233; avec Denis dans cette premi&#232;re compagnie, j'ai fait ce travail autour de la tradition celtique pendant une dizaine d'ann&#233;es. Et puis &#224; un moment on a eu envie de changer, d'aller sur notre propre travail, de voir ce que nous deux on avait envie d'&#233;crire. Et on a lanc&#233; Pied en Sol. &lt;strong&gt;Et tr&#232;s rapidement on est arriv&#233; dans la rue, et c'est l&#224; pour nous un vrai &#233;cho &#224; notre travail chor&#233;graphique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et pourquoi justement ? Qu'est ce qui vous plait dans la rue ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_862 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L100xH138/sans_titre-18-cab07-374e7.jpg?1730519409' width='100' height='138' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Brigitte&lt;/strong&gt; : c'est &lt;strong&gt;la rencontre au public&lt;/strong&gt;. C'est &#224; la fois toute la difficult&#233; et ce paradoxe l&#224;, c'est-&#224;-dire qu'un regard, car ce n'est pas mille regards, c'est &lt;strong&gt;un regard de spectateur qui peut te traverser&lt;/strong&gt;, te transporter. C'est le fait de &lt;strong&gt;danser entre ciel et terre&lt;/strong&gt;, tu as cette dimension de verticalit&#233; qui est assez extraordinaire et tout le travail de proximit&#233; avec le public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Denis&lt;/strong&gt; : ce qui est int&#233;ressant aussi c'est d'&#234;tre dans diff&#233;rentes rues, villes, communes, pour diff&#233;rents volumes, diff&#233;rents publics. Des publics tr&#232;s diff&#233;rents les uns des autres, des publics qui connaissent bien le spectacle d'art de rue, d'autres pas du tout et c'est &#231;a qui est int&#233;ressant, &lt;strong&gt;&#224; chaque fois pour nous il y a diff&#233;rentes fa&#231;ons de rentrer en communication avec le public&lt;/strong&gt; et les habitants. L&#224; par exemple &#224; Plou&#233;gat-Gu&#233;rrand c'est une d&#233;couverte, on a rencontr&#233; l'&#233;quipe municipale, des habitants, comme &#231;a dans la rue. C'est convivial et c'est &#231;a qui est int&#233;ressant, cette esp&#232;ce d'approche qu'on ne voyait jamais quand on a commenc&#233; la danse, parce qu'on &#233;tait toujours dans nos salles, enferm&#233;s dans une boite noire. Entre une salle de r&#233;p&#233;tition et une sc&#232;ne ouverte c'est un monde vraiment diff&#233;rent. Ce qui est attrayant c'est &#231;a, m&#234;me s'il n'y a pas que &#231;a qui nous attire, mais &#231;a fait parti du jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment vous est venue l'id&#233;e de travailler sur le dada&#239;sme, c'est le fait que ce soit ouvert &#224; tout les possibles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christophe&lt;/strong&gt; : la premi&#232;re chose, c'est qu'on a fait une cr&#233;ation Rue Taquin ensemble. Et quand on a eu envie de refaire un travail &#224; trois, il fallait de toute fa&#231;on que ce soit diff&#233;rent. Alors &lt;strong&gt;on a commenc&#233; par se dire ce qu'on ne voulait pas refaire&lt;/strong&gt; et ce qu'on n'avait pas fait jusqu'ici et qui vu nos &#226;ges avanc&#233;s, il &#233;tait grand temps de faire. Donc entre autre dans les crit&#232;res de d&#233;part, il y a le fait que Brigitte et Denis doivent participent &#224; la cr&#233;ation de l'environnement sonore et &#233;ventuellement de la musique, que de mon c&#244;t&#233; aussi j'intervienne corporellement dans l'histoire. On voulait aussi que &#231;a ne soit pas une histoire d'un couple de danseur avec un musicien qui accompagne. Du coup &#231;a faisait d&#233;j&#224; du m&#233;nage dans les propositions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Brigitte&lt;/strong&gt; : au d&#233;part on voulait travailler sur le th&#232;me du bal en partant du film d'Ettore &lt;i&gt;Scola Le bal&lt;/i&gt;. Mais on avait peur que &#231;a nous ram&#232;ne encore &#224; une histoire qu'on avait d&#233;j&#224; travers&#233;e, une histoire de couple de danseur. Donc on a commenc&#233; &#224; chercher sur internet, on a tap&#233; &#171; bistro &#187;, &#171; bastringue &#187; et l&#224; on est tomb&#233; sur le Cabaret Voltaire. Et l&#224; quand on a lu ce qu'&#233;tait &lt;i&gt;le Cabaret Voltaire&lt;/i&gt; on s'est dit c'est &#231;a ! Et on voulait aussi retravailler une &#233;criture contemporaine, donc on a trouv&#233; que c'&#233;tait id&#233;al, c'&#233;tait tr&#232;s ouvert. Et au niveau de la cr&#233;ation &#231;a a &#233;t&#233; vraiment passionnant. Tout ce qu'on a pu d&#233;velopper ou aller chercher, fouiller, c'&#233;tait vraiment super.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christophe&lt;/strong&gt; : &#231;a nous a donn&#233; plus qu'un cadre artistique, &#231;a nous a surtout donn&#233; une fa&#231;on de travailler, une fa&#231;on d'entamer cette cr&#233;ation, notamment au moment de la danse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Denis&lt;/strong&gt; : moi ce qui m'a plu dans le dada&#239;sme, c'est que &lt;strong&gt;les peintres de l'&#233;poque se sont mis &#224; cr&#233;er une autre fa&#231;on de mettre en tension leurs peintures ou leur expression&lt;/strong&gt;. C'est de la mati&#232;re. Ce n'est pas que de la peinture &#231;a pouvait &#234;tre des objets, des choses qui tout d'un coup devenaient surprenantes sur un tableau. Donc on s'est dit, &lt;strong&gt;&#224; travers la danse on va peut &#234;tre pouvoir chercher de la mati&#232;re&lt;/strong&gt;. On est partis d'une chanson, d'un texte, d'une image, et avec &#231;a on a obtenu des th&#232;mes, des partitions chor&#233;graphiques,. Tout &#231;a gr&#226;ce &#224; des mati&#232;res diff&#233;rentes. On a eu du coup un tas de mouvements qu'on a mis en banque et puis on a essay&#233; de voir comment on pouvait faire pour les m&#233;langer. &lt;strong&gt;C'&#233;tait vraiment int&#233;ressant parce qu'il y a eu une multitude de choses possibles.&lt;/strong&gt; Donc il y a eu ces deux fonctionnements, d'abord aller rechercher des mots, aller rechercher des images, des chansons de la musique, et ensuite commencer &#224; faire un tableau, brouiller des pistes. &lt;strong&gt;On ne voulait pas tomber dans quelque chose qui soit un r&#233;cit avec un d&#233;but, un milieu, une fin&lt;/strong&gt;. M&#234;me si il y en a, mais ce n'est pas une histoire construite. Et du coup ces mati&#232;res l&#224; elles se sont m&#233;lang&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_864 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L100xH140/sans_titre-16-be3cc-7b3c9.jpg?1730519409' width='100' height='140' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christophe&lt;/strong&gt; : quand on a d&#233;cid&#233; d'aborder cet environnement dada, &lt;strong&gt;on n'avait pas la pr&#233;tention de faire du dada, mais plut&#244;t d'utiliser les techniques de travail du dada&#239;sme&lt;/strong&gt;, &#224; savoir le d&#233;coupage, le collage, le tirage au sort. Le fait de juxtaposer des choses qui &#224; priori n'ont rien &#224; voir plut&#244;t que de partir d'une esth&#233;tique, comme ce qu'on a pu faire dans des spectacles pr&#233;c&#233;dents, partir d'un type de danse, d'une narration. L&#224; c'&#233;tait vraiment la m&#233;thode assez ludique et du coup nouvelle pour nous, de r&#233;investir &#231;a dans notre travail, &lt;strong&gt;pour nous provoquer nous m&#234;me. C'est &#231;a aussi l'int&#233;r&#234;t pour nous d'&#234;tre dans la rue, c'est de toujours ce remettre en question&lt;/strong&gt;. Dans la cr&#233;ation d'un spectacle, et m&#234;me dans un spectacle dont on a l'impression qu'il est cr&#233;e, il continu &#224; vivre et il continu &#224; &#234;tre questionn&#233; par le rapport au public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette mani&#232;re d'aborder la cr&#233;ation, c'est nouveau pour vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Brigitte&lt;/strong&gt; : on avait un peu abord&#233; &#231;a dans &lt;i&gt;Filigrane fanfare&lt;/i&gt;, &#224; partir de partitions. Mais l&#224; ce qui &#233;tait vraiment super c'&#233;tait toutes les sources d'inspiration que l'on a eu pour cr&#233;er et on pourrait encore continuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christophe&lt;/strong&gt; : il y a des choses qu'on n'a pas &#233;voqu&#233;, qu'on a mis de cot&#233; parce qu'on ne pouvait faire toutes les propositions en 50 minutes. Mais c'est vrai qu'&lt;strong&gt;on a pris beaucoup de plaisir dans la premi&#232;re phase de cr&#233;ation&lt;/strong&gt; et du coup la grande question ensuite &#231;a a &#233;t&#233; comment on va mettre tout &#231;a en forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Brigitte&lt;/strong&gt; : et puis &#224; quoi &#231;a va ressembler ? Donc du coup on a fait appel &#224; un metteur en sc&#232;ne qui nous aide un peu &#224; mettre un esp&#232;ce d'ordre l&#224; dedans parce que &lt;strong&gt;c'&#233;tait tr&#232;s complexe de savoir ce qu'allait donner vraiment le spectacle.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christophe&lt;/strong&gt; : et c'est pour &#231;a que &lt;strong&gt;c'est important des rencontres avec le public.&lt;/strong&gt; Comme il n'y a pas de narration &#224; proprement parler dans l'histoire, &#231;a nous permet si on le souhaite d'inverser les ordres, d'enlever un num&#233;ro et de le remplacer par un autre. L&#224; dessus on n'a aucun souci, et&lt;strong&gt; on a besoin maintenant de ce retour avec le public pour voir quelles sont les pistes &#224; conserver, &#224; retravailler, &#224; changer...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_866 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L200xH150/dsc06722-5b687-3855c.jpg?1730519409' width='200' height='150' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et pour toi Christophe, comment &#231;a s'est pass&#233; ce passage &#224; la danse, Brigitte me disait en plus que tu as &#233;t&#233; interdit de guitare &#233;lectrique, &#231;a fait beaucoup de changements...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christophe&lt;/strong&gt; : &#231;a faisait partie effectivement des crit&#232;res impos&#233;s. Interdiction de faire ce qu'on avait d&#233;j&#224; fait, donc sur &lt;i&gt;Rue Taquin&lt;/i&gt; j'&#233;tais &#224; la guitare &#233;lectrique et au chant. Et comme on m'a interdit d'utiliser &#231;a et bien j'ai vid&#233; ma chambre et j'ai ramen&#233; tout ce que j'avais d'autre. &lt;strong&gt;J'avais envie d'utiliser des machines&lt;/strong&gt;. L&#224; j'utilise une &lt;i&gt;groove box&lt;/i&gt;, aussi pour donner un c&#244;t&#233; un peu plus muscl&#233;, plus &#233;lectro dans la cr&#233;ation. Sachant que dans le dernier spectacle &lt;i&gt;Rue Taquin&lt;/i&gt;, l'ambiance &#233;tait plus rock, &lt;i&gt;Chemin faisant&lt;/i&gt; c'&#233;tait plus guinguette avec l'accord&#233;on, l&#224; moi &lt;strong&gt;j'avais envie &#224; mon tour de provoquer un peu Brigitte et Denis en amenant cette machine et ces petites touches de musique &#233;lectronique&lt;/strong&gt;. J'utilise encore la p&#233;dale de boucle mais elle nous sert d'une autre mani&#232;re. Elle nous sert un peu de jukebox. Et puis j'ai r&#233;cup&#233;r&#233; &#233;galement le saxophone et les petites percussions. &lt;strong&gt;L'autre aspect qui est assez important dans l'histoire c'est la bande son sur laquelle on a travaill&#233;&lt;/strong&gt; avec Fred R&#233;nno notre metteur en sc&#232;ne pour vraiment plonger le spectacle dans une ambiance et que se ne soit pas seulement un musicien qui fasse une partition musicale, mais &lt;strong&gt;qu'on ait vraiment toute une ambiance sonore.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous travaillez beaucoup avec les scolaires, j'ai vu que vous travailliez avec une classe de la cit&#233; de Beaumont &#224; Redon...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Brigitte&lt;/strong&gt; : oui en fait au d&#233;part on avait jou&#233; &#224; Beaumont &lt;i&gt;Rue Taquin&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Ramoneur&lt;/i&gt;. Et puis &lt;strong&gt;il y a eu quelque chose qui s'est pass&#233; en particulier avec cette classe&lt;/strong&gt; et donc on leur a propos&#233; de &lt;strong&gt;venir nous voir &#224; deux &#233;tapes de travail.&lt;/strong&gt; La premi&#232;re o&#249; on n'avait que des bouts de pleins de trucs, on leur &#224; expliqu&#233; ce que c'&#233;tait le dada&#239;sme. Une premi&#232;re rencontre qui nous a d'ailleurs beaucoup apport&#233; dans notre travail &#224; nous. Et une deuxi&#232;me s&#233;ance, apr&#232;s la pr&#233;sence de Fred R&#233;nno, o&#249; on a fait des bouts de filage en expliquant comment on avait rassembl&#233; les choses. Et la semaine prochaine, ils nous accueillent dans la cour de l'&#233;tablissement pour qu'on puisse pr&#233;senter l&#224; o&#249; on en est dans le &lt;i&gt;Cabaret dada.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous avez eu deux rencontres avec des classes de Plou&#233;gat-Gu&#233;rrand pendant cette semaine de r&#233;sidence, &#231;a vous plait de pouvoir travailler avec des scolaires, qu'ils puissent s'impliquer comme &#231;a dans une cr&#233;ation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_865 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L100xH125/sans_titre-15-3cab9-a0e80.jpg?1730519409' width='100' height='125' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Denis&lt;/strong&gt; : il y a &lt;strong&gt;un retour qui est vraiment direct. Les enfants disent les choses sans arri&#232;re pens&#233;e&lt;/strong&gt;, ils peuvent avoir des mots qui vont nous mettre en r&#233;flexion, et &#224; tout &#226;ge. Pendant cette r&#233;sidence, il y a des enfants qui ont dit des choses soit sur les costumes, soit sur les morceaux de musique ou la fa&#231;on de bouger, et d'autres, des plus grands, comme &#224; Beaumont, sur la dur&#233;e de tel ou tel tableau. Et qui nous disent c'est &#233;trange, c'est bizarre et donc on essaie de discuter avec eux, de savoir pourquoi c'est bizarre, voir ce qu'il y a derri&#232;re ces mots, et c'est tr&#232;s int&#233;ressant. L&#224; on va revoir les &#233;l&#232;ves de Beaumont, on va voir si leurs questionnements sont toujours l&#224; ou pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est int&#233;ressant ce genre de rencontres comme &#231;a sur la dur&#233;e d'une cr&#233;ation...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Brigitte&lt;/strong&gt; : oui et qui sont &#233;tal&#233;es. Pour nous &lt;strong&gt;c'&#233;tait la premi&#232;re fois qu'on accueillait comme &#231;a une classe sur un r&#233;el processus de cr&#233;ation&lt;/strong&gt;, c'est-&#224;-dire par o&#249; on passe nous, quelles sont nos &#233;tapes, et o&#249; on en est aujourd'hui et o&#249; &#231;a va aller sans doute demain. J'ai trouv&#233; &#231;a g&#233;nial. Et pour en revenir avec la rencontre avec les enfants de Plou&#233;gat-Gu&#233;rrand, moi j'ai quand m&#234;me &#233;t&#233; sacr&#233;ment &#233;tonn&#233;e. Parce qu'&#224; la base on peut se dire que le dada&#239;sme et ce qu'on propose ce n'est pas du tout du tout fait pour les enfants. Et je trouve qu'il y a eu une &#233;coute, une r&#233;ception... Apr&#232;s quand on r&#233;p&#233;tait les enfants venaient spontan&#233;ment nous dire bonjour, nous embrasser... &lt;strong&gt;Moi j'ai &#233;t&#233; tr&#232;s heureuse de cette rencontre l&#224; et de cette qualit&#233; de rencontre.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christophe&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;les enfants c'est un public tr&#232;s pertinent parce qu'ils n'ont pas encore de codes li&#233;s au spectacle, ils ne sont pas format&#233;s&lt;/strong&gt;. Et l&#224; en plus il y avait le fait qu'on les accueillait &#224; venir nous voir travailler avant qu'ils ne voient le spectacle. Et plut&#244;t qu'une rencontre &#171; frontale &#187; o&#249; ils viennent voir le spectacle et ils repartent, &lt;strong&gt;l&#224; ils sont venus voir des personnes avant de voir un spectacle&lt;/strong&gt;. on l'a bien ressenti dans les &#233;changes qu'on a eu par la suite. Et puis aussi Brigitte et moi on a fait beaucoup d'interventions dans le milieux scolaire. C'est quelque chose qui nourrit aussi notre pratique artistique et c'est vraiment une relation dans laquelle on se retrouve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous avez particip&#233; la semaine derni&#232;re au Printemps des Jeunes Talents &#224; Redon, c'est important pour vous de jouer chez vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_861 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L100xH123/sans_titre-19-e7472-03e84.jpg?1730519409' width='100' height='123' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Brigitte&lt;/strong&gt; : on arrive &#224; jouer assez souvent &#224; Redon, donc c'est assez chouette parce qu'on est quand m&#234;me chez nous. On fait souvent des r&#233;p&#233;titions publiques en rue, il y a une rencontre avec les habitants qui se fait plusieurs fois dans l'ann&#233;e et dans des cadres diff&#233;rents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christophe&lt;/strong&gt; : et dans la relation qu'on a eu avec les habitants de Plou&#233;gat-Gu&#233;rrand, pendant cette r&#233;sidence. Je pense que &lt;strong&gt;c'est important aussi que les artistes montrent leur travail, leur fa&#231;on de travailler&lt;/strong&gt;. Il y a des gens qui &#233;taient &#233;tonn&#233;s de voir qu'on passait autant de temps &#224; r&#233;p&#233;ter. Il faut que les artistes et notamment les artistes de rue, parce que l&#224; c'est la r&#233;alit&#233; du boulot, montrent vraiment comment &#231;a se passe. Pour que le public n'ai pas seulement cette vision de l'artiste un petit peu dilettante qui vient faire son petit show et qui repart. &lt;strong&gt;C'est vraiment un boulot, nous c'est comme &#231;a qu'on le vit, comme &#231;a qu'on veut le d&#233;fendre&lt;/strong&gt;. Comme expliquait Brigitte aux enfants, leurs parents sont agriculteurs, boulangers... nous on est danseurs et c'est notre m&#233;tier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un souhait pour la suite ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Brigitte&lt;/strong&gt; : que le cabaret rencontre son public. Nous on est tr&#232;s heureux de ce travail l&#224;, apr&#232;s quel accueil &#231;a va avoir au niveau du public... En tout cas &lt;strong&gt;ce qu'on d&#233;fend, c'est d'amener ce c&#244;t&#233; contemporain dans les arts de la rue.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une escapade dada&#239;ste sous le soleil de Plou&#233;gat-Gu&#233;rrand, un grand merci &#224; tous les trois. Vous retrouverez la Compagnie Pied en Sol au Far de Morlaix, accompagn&#233;e par&lt;i&gt; LeTatoum&lt;/i&gt;, pour une autre cr&#233;ation 2009, ... &lt;i&gt;M&#232;nent la danse&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus d'infos, c'est par ici :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le site de la compagnie
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le r&#233;sidence sur le site du Fourneau&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>
		
		
		 INTERVIEW : 
		Spectacle nomade</title>
		
		<link>https://www.lesreportagesdufourneau.com/Spectacle-nomade.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lesreportagesdufourneau.com/Spectacle-nomade.html</guid>
		<dc:date>2009-05-08T12:43:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucie Corouge</dc:creator>


		<dc:subject>Calma (Cie La)</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Enr&#233;sidence &#224; Henvic, La compagnie La Calma, a donn&#233; plusieurs repr&#233;sentations de sa derni&#232;re cr&#233;ation, Tamat. Un spectacle nomade qui puise ses inspirations &#224; chacune de ses &#233;tapes. Apr&#232;s leur derni&#232;re &#224; Plourin-L&#232;s-Morlaix, avant de repartir sur les routes, c'est l'occasion de leur demander ce qu'ils ont pu d&#233;couvrir et emprunter &#224; leurs s&#233;jours en Bretagne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pouvez vous vous pr&#233;senter au sein de la Compagnie ? &lt;br class='autobr' /&gt;
M&#233;lissa : je suis com&#233;dienne, directrice de la compagnie La Calma et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/-Les-interviews-.html" rel="directory"&gt;Les interviews&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/+-Calma-Cie-La-+.html" rel="tag"&gt;Calma (Cie La)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L150xH113/arton86-f152b.jpg?1731008206' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En&lt;a href=&#034;http://www.lefourneau.com/creations/09/lacalma/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;r&#233;sidence &#224; Henvic&lt;/a&gt;, La compagnie La Calma, a donn&#233; plusieurs repr&#233;sentations de sa derni&#232;re cr&#233;ation, Tamat. Un spectacle nomade qui puise ses inspirations &#224; chacune de ses &#233;tapes. Apr&#232;s leur derni&#232;re &#224; &lt;a href=&#034;http://www.artsdanslarue.com/lemai/2009/plourinlesmorlaix.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Plourin-L&#232;s-Morlaix&lt;/a&gt;, avant de repartir sur les routes, c'est l'occasion de leur demander ce qu'ils ont pu d&#233;couvrir et emprunter &#224; leurs s&#233;jours en Bretagne.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_860 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L300xH225/dsc08766-a78d5-b6b7b.jpg?1730322517' width='300' height='225' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pouvez vous vous pr&#233;senter au sein de la Compagnie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;lissa&lt;/strong&gt; : je suis com&#233;dienne, directrice de la compagnie La Calma et interpr&#232;te de Tamat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Khadija&lt;/strong&gt; : j'agis en tant que metteur en sc&#232;ne et je travaille aussi sur la direction du jeu au niveau du masque.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_853 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L100xH132/sans_titre-11-17c2e-fdaa1.jpg?1730322517' width='100' height='132' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;David&lt;/strong&gt; : musicien, je joue de la guitare et je mets en musique le spectacle de Tamat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eric&lt;/strong&gt; : je suis com&#233;dien dans l'&#233;quipe de La Calma en g&#233;n&#233;ral, et sur ce spectacle l&#224; je suis comme Khadija, je suis sur la mise en sc&#232;ne, la direction de la cr&#233;ation. Et c'est &#233;galement moi qui ai r&#233;alis&#233; le masque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Votre compagnie travaille beaucoup autours du masque, qu'est ce qui vous inspire dans le masque ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;lissa&lt;/strong&gt; : on travaille avec le masque depuis 2000, suite &#224; la rencontre d'&lt;strong&gt;&#201;tienne Champion, sculpteur de masque&lt;/strong&gt;, et qui nous a donn&#233; envie d'explorer cette forme qui est aussi &lt;strong&gt;un moyen de faire un travail sur le personnage&lt;/strong&gt;. Quelque part, quand on travaille avec le masque, le masque impose ou propose fortement, une approche extr&#234;mement humaine. &lt;strong&gt;La mise en lumi&#232;re de l'humain&lt;/strong&gt;, et je dirais que personnellement c'est ce qui m'int&#233;resse.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_855 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L100xH126/sans_titre-8-93781-9e387.jpg?1730322517' width='100' height='126' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eric&lt;/strong&gt; : Moi je suis arriv&#233; dans cette compagnie fin 2001, et on a commenc&#233; &#224; faire ce trio (On est peu de choses) qu'on a jou&#233; en Bretagne et un petit peu ailleurs aussi, avec une forme qu'on appelle &#171; nez-l&#232;vre &#187;. Cette forme n'a rien &#224; voir avec ce que l'on fait actuellement qui est un demi masque, ce sont deux langages diff&#233;rents mais qui effectivement impliquent le corps. Donc c'est vrai que depuis qu'on travaille ensemble, &lt;strong&gt;on explore les formes diff&#233;rentes de masques. Il existe les masques en T&#233;, il existe les demi- masques, les masques nez-l&#232;vre, les masques pleins...&lt;/strong&gt; On les a abord&#233; mais on a pas vraiment abouti sur ce travail de masque plein. &lt;strong&gt;C'est une sorte d'exploration&lt;/strong&gt;, on cr&#233;e des personnages, ensuite on se demande quelle histoire il va raconter. Et l&#224;, l'&#233;criture arrive puis l'improvisation, donc cr&#233;ation de la part de l'acteur. De temps en temps interviennent des auteurs, l&#224; du coup &#231;a devient plus &#233;crit. Et ensuite on montre au public et puis on voit ce qui marche ce qui ne marche pas, on se pose des questions, on se repositionne, et on avance un petit peu comme &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;lissa tu es seule interpr&#232;te dans &lt;i&gt;Tamat&lt;/i&gt;, comment se passe la cr&#233;ation du personnage, l'appropriation du masque, quand on est seule ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_856 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L100xH125/sans_titre-7-e52f0-5055f.jpg?1730322517' width='100' height='125' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;lissa&lt;/strong&gt; : et bien tr&#232;s rapidement on s'est rendu compte que &lt;strong&gt;le partenaire de jeu &#233;tait le public&lt;/strong&gt;. Donc dans la cr&#233;ation m&#234;me, il a fallut que le personnage de Tamat se confronte &#224; un public pour pouvoir continuer &#224; grandir, &#224; &#233;voluer. &#199;a c'est la difficult&#233; de jouer seul. Mais de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, je ne pense pas que tout le monde fonctionne comme &#231;a avec des masques, mais nous, &lt;strong&gt;nos personnages sont en lien direct avec le public&lt;/strong&gt;. Alors quand on est plusieurs sur sc&#232;ne &#233;videmment, il y a des relations qui se tissent entre les personnages mais quand on est seul comme dans le cas de Tamat, ma relation se tisse avec le public. Et &lt;strong&gt;il a fallu dans la cr&#233;ation et les r&#233;p&#233;titions se mettre en situation d'avoir du public pour tester des choses.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eric&lt;/strong&gt; : ou de l'imaginer quand on en avait pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous avez eu 3 rencontres pendant votre r&#233;sidence &#224; Henvic, avec 2 &#233;coles et une rencontre avec des personnes &#226;g&#233;es, &#231;a vous a aid&#233; dans votre travail ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;lissa&lt;/strong&gt; : oui &#233;norm&#233;ment, &lt;strong&gt;&#231;a a &#233;t&#233; tr&#232;s tr&#232;s riche&lt;/strong&gt; d'ailleurs. C'&#233;tait des questionnements qu'on avait au d&#233;but. Qu'est ce que Tamat a &#224; raconter &#224; des enfants, est ce qu'elle va leur faire peur... Et en fin de compte les retours ont &#233;t&#233; assez &#233;tonnant. J'ai du m'adapter &#224; ce public l&#224;, par rapport &#224; l'histoire qu'elle raconte qui est destin&#233; plus &#224; un public d'adultes, et &#224; notre grande surprise les enfants &#233;taient extr&#234;mement &#224; l'&#233;coute.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_859 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L100xH136/sans_titre-1-2-5e522-e6617.jpg?1730322517' width='100' height='136' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Khadija&lt;/strong&gt; : tr&#232;s pr&#233;sents, tr&#232;s &#224; l'&#233;coute. On s'est rendu compte que d'une certaine mani&#232;re &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Tamat&lt;/i&gt; appartenait &#224; leur imaginaire&lt;/strong&gt;. Et leur imaginaire d&#233;passait le cadre de la sorci&#232;re. Ils ont m&#234;me d&#233;pass&#233; leur peur premi&#232;re parce que le masque est assez impressionnant. Mais il est tellement port&#233; avec g&#233;n&#233;rosit&#233; que &#231;a d&#233;passe le masque d'une simple vieille femme... A un moment il y a une question qui a &#233;t&#233; pos&#233;e aux enfants : &#171; quel est le pouvoir de Tamat &#187;, et il y a eu deux r&#233;ponses : elle a le pouvoir de la g&#233;n&#233;rosit&#233; et elle a le pouvoir de l'amour. Donc quand on a des r&#233;ponses comme celles l&#224; on se dit qu'il y a eu rencontre. Autant avec les enfants qu'avec les personnes &#226;g&#233;es. &#199;&#224; a &#233;t&#233; un passage entre des &#234;tres qui commencent leur vie et puis tout d'un coup, on a rencontr&#233; des &#234;tres qui sont plut&#244;t en fin de vie. &lt;strong&gt;Les rencontres ont &#233;t&#233; tout aussi &#233;tonnantes&lt;/strong&gt;. Certains m&#234;me parmi les personnes &#226;g&#233;es se sont mis &#224; inventer des personnages, on a eu droit &#224; la naissance d'Albert le roi des Gangster qui est tomb&#233; quasiment raide dingue amoureux de Tamat, ce qui a d&#233;clench&#233; des jalousies parmi les dames. &#199;&#224; a &#233;t&#233; tr&#232;s riche.&lt;strong&gt; En fait le personnage s'&#233;claire par le public&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Tamat&lt;/i&gt; s'inspire d'un voyage au Mali, pouvez vous revenir sur cette exp&#233;rience ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;lissa&lt;/strong&gt; : En 2005, &lt;strong&gt;la compagnie &lt;i&gt;La Calma&lt;/i&gt; est partie au Mali pour faire un travail p&#233;dagogique aupr&#232;s de jeunes maliens&lt;/strong&gt;. On a form&#233; 65/70 jeunes aux arts vivants : th&#233;&#226;tre, jeu masqu&#233;, construction de masques et de marionnettes, musique. Et &lt;strong&gt;de l&#224; est n&#233; un spectacle, jou&#233; par ces jeunes&lt;/strong&gt;. Nous on est venu avec notre savoir-faire et la forme, et eux ont apport&#233; les th&#232;mes et ont cr&#233;e leur propre spectacle. Depuis, j'y suis retourn&#233;e 4 fois, &#231;a a &#233;t&#233; une rencontre assez exceptionnelle avec ces jeunes. Et puis j'ai voulu rencontrer leur famille, plus particuli&#232;rement les mamans, et les grands m&#232;res. Et l&#224; j'ai commenc&#233; &#224; entendre &lt;strong&gt;des histoires, des t&#233;moignages de leur vie et peu &#224; peu est arriv&#233;e cette histoire&lt;/strong&gt;. Et avec la complicit&#233; de Luc Kienzel qui travaille &#224; La Calma depuis plusieurs ann&#233;es et qui &#233;tait aussi avec nous en 2005, on a &#233;crit les textes de &lt;i&gt;Tamat.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_857 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L100xH151/sans_titre-3-b78a1-e824a.jpg?1730322517' width='100' height='151' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un projet de retour au Mali ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;lissa&lt;/strong&gt; : Oui, maintenant je suis un petit peu attendue donc c'est difficile de ne pas y retourner... Je continue de travailler avec un jeune groupe de com&#233;diens qui s'est form&#233;, qui ont d&#233;cid&#233; eux m&#234;me de faire un travail sur le jeu masqu&#233;. Ils ont construit eux m&#234;me leurs masques et continuent &#224; cr&#233;er des sc&#233;nettes. Je pense y retourner l'ann&#233;e prochaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous terminez votre r&#233;sidence &#224; Henvic, quel a &#233;t&#233; l'objectif de cette r&#233;sidence ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;lissa&lt;/strong&gt; : un des &lt;strong&gt;objectifs &#233;tait de provoquer des rencontres&lt;/strong&gt;. Donc il y a eu deux rencontres avec les &#233;coles, une rencontre avec les personnes &#226;g&#233;es de la maison de retraite. un autre objectif &#233;tait &lt;strong&gt;d'essayer des choses, on a test&#233; le cercle ici.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_858 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L100xH157/sans_titre-2-2-31a27-9f545.jpg?1730322517' width='100' height='157' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Khadija&lt;/strong&gt; : on dit tester parce que la premi&#232;re forme &#233;tait une forme frontale. Le public &#233;tait face au masque, face &#224; la repr&#233;sentation et l&#224; d'un coup la com&#233;dienne se retrouve au centre. Alors comment g&#233;rer ce rapport au public, l'invention, la d&#233;couverte et en m&#234;me temps le r&#233;cit de l'existence de ce personnage...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;lissa&lt;/strong&gt; : je dirais que petit &#224; petit &lt;strong&gt;on s'est &#233;loign&#233; du conte et que de plus en plus on est dans la rencontre avec le public&lt;/strong&gt;. Et ce cercle permet &#231;a, c'est &#224; dire que quelque part &lt;strong&gt;le public est acteur dans l'histoire de &lt;i&gt;Tamat&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; . Ce sont ses enfants, ses petits enfants, c'est comme &#231;a que je le ressens. Le cercle permet &#231;a. Je pense que &#231;a &#231;a a &#233;t&#233; la d&#233;couverte de cette r&#233;sidence ici &#224; Henvic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La prochaine &#233;tape pour Tamat ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;lissa&lt;/strong&gt; : Continuer &#224; jouer, il y a quelques repr&#233;sentation de pr&#233;vues &#224; Amiens en juin, et puis cet &#233;t&#233;, continuer &#224; la faire vivre dans des lieux publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que peut on vous souhaiter &#224; tous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;lissa&lt;/strong&gt; : : De belles rencontres, des retours comme on en a eu parce que &lt;strong&gt;c'est tr&#232;s tr&#232;s fort quand on sent que &#231;a fait vibrer une corde.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si je vous dit Mol&#232;ne, qu'est ce que &#231;a vous raconte ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Khadija&lt;/strong&gt; : beaucoup de bonheur&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_854 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L100xH130/sans_titre-10-680ef-9fa69.jpg?1730322517' width='100' height='130' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eric&lt;/strong&gt; : une grosse premi&#232;re &#233;tape de travail. Avant d'arriver &#224; Mol&#232;ne on nous a dit vous allez voir &lt;strong&gt;c'est un lieu pour l'&#233;criture&lt;/strong&gt;. Et &#231;a tombait tr&#232;s bien parce qu'en fait on venait juste de recevoir le texte sur lequel on allait travailler dans un premier temps, et le personnage et l'histoire de cette femme. Et c'est vrai que le cadre nous l'a non seulement propos&#233; mais nous y a oblig&#233;. &lt;strong&gt;On &#233;tait tellement calmes tellement sereins, qu'on a travaill&#233; de mani&#232;re vraiment efficace.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Khadija&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;c'&#233;tait un cadeau aussi de jouer sur une &#238;le&lt;/strong&gt;, parce qu'on a quitt&#233; le continent, et Tamat c'est un personnage nomade, un personnage qui voyage. &lt;strong&gt;Donc on &#233;tait d&#233;j&#224; en voyage, nous, ce qui nous amenait &#224; &#234;tre plus proche du personnage.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;lissa&lt;/strong&gt; : oui et puis un accueil assez fabuleux aussi de la part des Mol&#233;nais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a quelque chose de Mol&#232;ne dans Tamat ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;lissa&lt;/strong&gt; : je dirais qu'il y a quelque chose de tr&#232;s sauvage, de libre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eric&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;De toute fa&#231;on il y aura dans ce personnage l&#224;, quelque chose de tous les endroits dans lesquels elle passera&lt;/strong&gt;. C'est le principe aussi.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_852 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L100xH150/sans_titre-12-f54af-9f017.jpg?1730322517' width='100' height='150' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;David&lt;/strong&gt; : un peu d'Henvic et un peu de Plourin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eric&lt;/strong&gt; : et beaucoup de Mali. Et la prochaine fois ce sera un peu d'Amiens...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Khadija&lt;/strong&gt; : Moi je me souviens d'une chose, c'est les premi&#232;res courses de Tamat au milieu des champs. C'est &#224; dire que ce personnage que l'on travaille dans des salles, tout d'un coup on le voit se mettre &#224; courir, d&#233;valer une colline, rentrer dans l'eau, prendre des algues... Et il prend une dimension d'infini, &lt;strong&gt;je crois que l'infini de &lt;i&gt;Tamat&lt;/i&gt;, cette vision d'immensit&#233;, de libert&#233;, elles appartiennent &#224; Mol&#232;ne.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci &#224; tous les quatre de m'avoir fait rencontrer Tamat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus d'info par ici :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; le site de La Calma&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la page r&#233;sidence du Fourneau&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le carnet de voyage au Mali en 2006&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>
		
		
		 INTERVIEW : 
		Th&#233;&#226;tre d'images [Compagnie Luc Amoros]</title>
		
		<link>https://www.lesreportagesdufourneau.com/Theatre-d-images-Compagnie-Luc.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lesreportagesdufourneau.com/Theatre-d-images-Compagnie-Luc.html</guid>
		<dc:date>2009-04-20T11:24:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucie Corouge</dc:creator>


		<dc:subject>Lucamoros (Cie)</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La Compagnie Luc Amoros, habitu&#233;e de la pointe bretonne est de retour au Fourneau depuis le 1er avril, en r&#233;sidence de cr&#233;ation pour Page Blanche, le dernier n&#233; de la Compagnie. M&#233;lange des genres, des techniques, des cultures et des images, c'est tout un programme qui s'annonce, avec en toile de fond une volont&#233; de susciter l'imaginaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
La Compagnie quitte Brest le 25 avril, il est temps alors de cuisiner Luc sur l'avanc&#233;e de cette page blanche... &lt;br class='autobr' /&gt;
Quel est ton m&#233;tier ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/-Les-interviews-.html" rel="directory"&gt;Les interviews&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/+-Lucamoros-Cie-192-+.html" rel="tag"&gt;Lucamoros (Cie)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Compagnie Luc Amoros, habitu&#233;e de la pointe bretonne est de retour au Fourneau depuis le 1er avril, en r&#233;sidence de cr&#233;ation pour Page Blanche, le dernier n&#233; de la Compagnie. M&#233;lange des genres, des techniques, des cultures et des images, c'est tout un programme qui s'annonce, avec en toile de fond une volont&#233; de susciter l'imaginaire.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Compagnie quitte Brest le 25 avril, il est temps alors de cuisiner Luc sur l'avanc&#233;e de cette page blanche...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_845 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L100xH98/1_petite-649a0-02065.jpg?1730330885' width='100' height='98' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est ton m&#233;tier ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis metteur en sc&#232;ne, mais c'est un peu tout metteur en sc&#232;ne dans ce genre de travail, disons artiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une formation particuli&#232;re ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La formation de la vie, la formation du tas, de l'exp&#233;rience&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis ta premi&#232;re compagnie en 1976, tu as parcouru pas mal de chemin, est ce que tu peux revenir un petit peu sur ton parcours ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s rapidement j'ai commenc&#233; &#224; faire de la sc&#232;ne en faisant du &lt;strong&gt;th&#233;&#226;tre d'ombre&lt;/strong&gt;. Les ombres c'est une tr&#232;s tr&#232;s ancienne tradition de marionnette o&#249; l'on ne montre pas les marionnettes au public mais seulement les ombres. Cela remonte &#224; la grande tradition de la Chine, de l'Asie du sud-est, et aussi tout le pourtours de la M&#233;diterran&#233;e. On en voit encore quelques reliques quand on se prom&#232;ne dans les coins de Turquie ou de Gr&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a a commenc&#233; comme &#231;a pendant longtemps, on a essay&#233; de remettre &#224; jour un th&#233;&#226;tre d'ombre ancestral en lui donnant une connotation contemporaine. Peu &#224; peu on est sorti de nos &#8220;castelets&#8221;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Un castelet est un &#233;quipement qui sert g&#233;n&#233;ralement &#224; cacher le ou les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; pour voir ce que le th&#233;&#226;tre d'ombre pouvait avoir comme &#233;cho dans le th&#233;&#226;tre visuel aujourd'hui, avec des instruments plus contemporains comme la vid&#233;o, la lumi&#232;re...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et aujourd'hui on travaille dans un th&#233;&#226;tre qui a une grande connotation visuelle. &lt;strong&gt;Notre travail est fond&#233; sur une r&#233;flexion sur l'image&lt;/strong&gt;, au th&#233;&#226;tre et dans le monde o&#249; l'on vit. Dans ce monde o&#249; l'image est totalement envahissante, les spectacles que l'on propose sont des moments de petite pause, de r&#233;flexion sur le pouvoir des images.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justement d'o&#249; te vient cette fascination pour les images ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela remonte au th&#233;&#226;tre d'ombre, c'est &lt;strong&gt;un th&#233;&#226;tre o&#249; l'on s'exprime autant par l'image que par les mots&lt;/strong&gt;. Mais l'image est fabriqu&#233;e d'avance, elle est compos&#233;e, ce ne sont pas les com&#233;diens qui forment l'image c'est une peinture, un dessin qui est mis en sc&#232;ne. Donc il y a un travail visuel, plastique, en amont de la sc&#232;ne. Et &#233;videment lorsque l'on s'attache &#224; ce travail l&#224;, on r&#233;fl&#233;chi sur l'image, sur sa composition, sur ce qu'elle peut exprimer au public. Aujourd'hui, on vient de l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans &lt;i&gt;Page blanche&lt;/i&gt; ce sont ces images qui nous envahissent que tu tentes d'aborder...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'argument de d&#233;part effectivement. Ce n'est pas contre, mais dans le contexte d'aujourd'hui, o&#249; le monde est envahi d'images : des images publicitaires qui vendent plus qu'elles ne parlent, plus qu'elles n'expriment. Dans ce monde l&#224;, faire un th&#233;&#226;tre d'image c'est n&#233;cessairement tenir compte de cet environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Page Blanche&lt;/i&gt; nous invite donc &#224; r&#233;fl&#233;chir sur ce r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant des images. Tu aimes &#231;a, susciter des questionnements, faire r&#233;fl&#233;chir le public ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_842 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L100xH108/clipboard014-13f5f-32afd.jpg?1730330885' width='100' height='108' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est le seul int&#233;r&#234;t que j'ai r&#233;ellement &#224; faire ce m&#233;tier l&#224;. C'est &#224; dire qu'il y a un mot que je d&#233;teste dans le spectacle c'est le &lt;strong&gt;divertissement&lt;/strong&gt;. Divertissement au sens &#233;tymologique de divertir, c'est &#224; dire, divertir de la r&#233;alit&#233;. Je n'ai rien contre le divertissement quand il est pris au sens d'&#171; on est l&#224; pour s'amuser et on s'amuse ensemble &#187;, et on invente des choses pour s'amuser, pour donner de la joie ; mais ce n'est pas la m&#234;me chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Divertir de la r&#233;alit&#233;, je trouve que ce n'est pas la fonction du spectacle&lt;/strong&gt;. Au contraire, il me semble que le spectacle, &lt;strong&gt;le spectacle vivant, est l&#224; pour que l'on se sente mieux dans une r&#233;alit&#233;&lt;/strong&gt;, pour que l'on comprenne mieux la r&#233;alit&#233; o&#249; l'on est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous tournez dans des salles mais aussi dans la rue pourquoi choisir la rue ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai pas vraiment choisi la rue. Quand on est descendu dans la rue avec notre th&#233;&#226;tre c'&#233;tait une occasion, un spectacle en particulier dont on sentait qu'il &#233;tait un peu &#224; l'&#233;troit dans la salle. C'est une tentative qu'on a faite. Et &#224; partir de ce moment, on a compris qu'il y avait &lt;strong&gt;d'autres dimensions dans la rue&lt;/strong&gt; qui pouvaient &#234;tre exploit&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le regard du spectateur n'est pas tout &#224; fait le m&#234;me. Il n'a pas choisi de venir dans la rue, il y est. Alors qu'au th&#233;&#226;tre, il y va. Donc quand il y est, il a une autre approche, il n'y a pas de rendez-vous tr&#232;s pr&#233;cis, c'est plus informel et l'on peu s'attendre &#224; plus de surprise. Tout peut arriver, et il arrive beaucoup de chose. Quand le rendez-vous est programm&#233;, on s'attend &#224; quelque chose, on rumine le rendez-vous. Mais pour nous ce n'est pas exclusif, c'est une exp&#233;rience parmi d'autre la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans &lt;i&gt;Page blanche&lt;/i&gt; tu utilises des toiles tendues qui &#171; font appara&#238;tre une histoire d&#233;filante que chacun va recevoir &#187;, c'est un peu une part au r&#234;ve, &#224; l'imaginaire, que tu laisses ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_843 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L100xH142/clipboard02-ad337-72b4d.jpg?1730205167' width='100' height='142' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour nous c'est tr&#232;s important de &lt;strong&gt;ne pas donner au spectateur &#224; voir mais de donner &#224; inventer&lt;/strong&gt;. &#199;a, c'est une r&#233;miniscence du th&#233;&#226;tre d'ombre o&#249; les signes, les images sont tellement sommaires tellement pauvres que &lt;strong&gt;le spectateur invente plus que ce qu'on lui montre&lt;/strong&gt;. Ce qu'il faut, c'est trouver les bons signes, ceux qui suscitent l'imaginaire et l'invention. L'image ne doit pas &#234;tre donn&#233;e compl&#232;tement. Sinon elle n'a pas d'int&#233;r&#234;t, elle est morte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cela veut dire plusieurs entr&#233;es possibles, de multiples histoires autours de ces images ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui m&#234;me si l'on ne raconte pas vraiment d'histoire. On donne des images, des textes, des petites bribes, que le spectateur va reconstituer compl&#232;tement &#224; sa propre mesure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Peux tu me parler de ton &#233;quipe ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une Autrichienne, un Belge et il y a m&#234;me des Alsaciens, ce qui fait qu'&lt;strong&gt;on est compl&#232;tement &#233;tendu culturellement&lt;/strong&gt;... Il y a 6 plasticiens. Des gens que j'ai auditionn&#233; pour leur capacit&#233; &#224; peindre d'abord, &#224; dessiner et &#224; chanter aussi, ce qui n'est pas donn&#233; &#224; tout le monde. Je dis &#231;a parce que ce ne sont pas des com&#233;diens, parmi lesquels je choisis toujours mes &#233;quipes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; ce sont des plasticiens, parce que j'ai toujours demand&#233; &#224; mes com&#233;diens de s'improviser plasticiens dans mes exp&#233;riences, et &#231;a donnait quelque chose de particulier. L&#224;, j'ai eu envie de faire le chemin inverse, et j'ai demand&#233; &#224; des plasticiens qui sont d'habitude dans le secret de leur atelier, de se mettre en repr&#233;sentation, pour &#233;prouver la chose dans l'autre sens. On va voir ce que cela va donner, je ne vais pas leur demander de faire du th&#233;&#226;tre non plus. Mais en m&#234;me temps, ils seront quand m&#234;me en repr&#233;sentation, puisqu'ils seront devant le public &#224; cr&#233;er leurs &#339;uvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail est surtout collectif, l&#224; aussi c'est une &#233;preuve pour un peintre, un dessinateur ou un sculpteur qui d'habitude travaille tout seul. L&#224;, lui proposer une &#233;preuve collective, c'est particulier. J'aime bien ce genre d'exp&#233;rience, o&#249; &lt;strong&gt;l'on met les gens en situation peu banale et o&#249; il va se passer des choses.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu m&#234;les beaucoup la vid&#233;o, l'art plastique dans tes spectacles, c'est important pour toi que les personnes avec qui tu travailles soient pluridisciplinaires elles aussi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ne le sont pas toujours mais ils le deviennent en travaillant avec nous. Le pluridisciplinaire, c'est important pour moi parce &lt;strong&gt;j'aime travailler sur plusieurs tableaux, j'aime travailler sur l'alchimie des disciplines&lt;/strong&gt;. Ce que la musique peut faire avec la peinture, ce que la peinture peut faire avec le mouvement des corps, ce que le mouvement des corps peut faire avec la parole. C'est important, c'est une marque de fabrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En d&#233;cembre tu as fait tes premiers pas en tant que com&#233;dien dans &lt;i&gt;Je leur construisais des labyrinthes&lt;/i&gt;, dans le cadre du &lt;i&gt;Brest'ival Plein les Mirettes&lt;/i&gt;. Tu &#233;tais sous la direction d'un metteur en sc&#232;ne, quelles ont &#233;t&#233; tes impressions par rapport &#224; ce renversement des r&#244;les ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a aussi c'est une exp&#233;rience. Et l&#224;, c'&#233;tait la premi&#232;re fois que je jouais. M&#234;me si j'ai &#233;t&#233; montreur d'ombre pendant tr&#232;s longtemps, j'&#233;tais toujours derri&#232;re un &#233;cran et je n'&#233;tais pas vraiment &#224; la vue du public.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_841 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L300xH225/lab-a8b84-73f7c.jpg?1730330885' width='300' height='225' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L&#224;, c'est un travail de com&#233;dien, que je ne connaissais pas. Et je voulais le faire pour alimenter mon travail avec mes com&#233;diens. Le metteur en sc&#232;ne n'&#233;tait autre qu'une com&#233;dienne qui travaillait avec moi depuis longtemps. L'exp&#233;rience est men&#233;e, je n'ai pas grand plaisir &#224; le faire, je ne renouvellerai peut &#234;tre pas l'exp&#233;rience mais il manque encore la tourn&#233;e. Le spectacle a bien march&#233;, l'ann&#233;e prochaine est compl&#232;te. Je n'aurai pas le choix, je vais tourner toute l'ann&#233;e sur les routes avec ce spectacle. Je devrai prendre du plaisir sinon &#231;a va devenir vraiment difficile. Et je prendrai forc&#233;ment du plaisir parce que c'est un manque de rodage et d'habitude qui me fait dire cela sans doute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J'ai vu sur votre site, que votre compagnie menait un projet de r&#233;habilitation d'une halle verri&#232;re en un lieu d'&#233;changes artistiques &#224; Meisenthal, c'est important pour vous d'apporter du soutien &#224; la cr&#233;ation et &#224; la diffusion ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est important aussi de s'inscrire, &#224; un certain moment dans un territoire. On tourne tout le temps, toute l'ann&#233;e, il nous a paru important aussi de &lt;strong&gt;faire b&#233;n&#233;ficier de notre travail, tout un territoire&lt;/strong&gt;. Et l&#224;, l'occasion nous &#233;tait donn&#233;e, dans ce lieu qui &#233;tait en friche et qui ne demandait qu'&#224; s'ouvrir, d'y explorer des choses qui nous tiennent &#224; c&#339;ur dans la Compagnie, &#224; savoir &lt;strong&gt;la transmission.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et &lt;strong&gt;la transmission notamment aux enfants, est quelque chose qui me tient encore plus &#224; c&#339;ur&lt;/strong&gt;, et aux enfants dans l'&#233;cole. C'est une mission de l'&#233;cole, qui est aussi d'ouvrir &#224; la cr&#233;ation artistique, m&#234;me si elle le fait avec r&#233;ticence et pas beaucoup de moyens. Pour nous, d'aider &#224; ce que cela puisse se faire, nous paraissait important. Et on peut le d&#233;velopper dans cette vieille friche qu'est Meisenthal, avec des artistes qui sont lanc&#233;s toute l'ann&#233;e dans des projets artistiques avec des enfants dans des &#233;coles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le nerf de la guerre il me semble, si l'on n'&#233;veille pas les enfants &#224; la cr&#233;ation artistique, je ne vois pas tr&#232;s bien comment on peut donner un avenir &#224; la cr&#233;ation artistique elle m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et pour leur &#233;panouissement &#224; eux aussi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne serait-ce que pour leur &#233;panouissement bien s&#251;r, il ne s'agit pas d'en faire des professionnels de la cr&#233;ation. Mais la cr&#233;ation artistique, dans son r&#244;le d'&#233;veil et d'&#233;panouissement, si on ne l'aborde pas &#224; l'&#233;cole, cela me semble tr&#232;s difficile de l'&#233;panouir justement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une petite id&#233;e de prochaine cr&#233;ation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y en a toujours, c'est difficile &#224; dire. D'un spectacle &#224; l'autre, je n'ai jamais un projet comme &#231;a qui en suit un, &#231;a se suit naturellement. Les choses se font quand elles m&#251;rissent. On a jamais &#233;t&#233; en peine mais c'est tr&#232;s rare que j'ai un projet comme &#231;a que je retienne dans la t&#234;te et que je veuille absolument faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J'ai vu que c'est une anecdote lors d'un de tes pr&#233;c&#233;dents spectacles, &lt;i&gt;360&#176; &#224; l'ombre&lt;/i&gt;, qui t'as amen&#233; &#224; faire &lt;i&gt;Page Blanche&lt;/i&gt;. Dans ce spectacle vous d&#233;tourniez des images du public , en les filmant et en les peignant en direct en surimpression. A la fin de la repr&#233;sentation, une personne avait demand&#233; &#224; r&#233;cup&#233;rer la toile o&#249; elle figurait, comme elle l'aurait fait avec un n&#233;gatif photographique. Vous aviez &#224; ce moment l&#224;, sans le vouloir, rendu r&#233;elle et mat&#233;rielle une image compl&#232;tement virtuelle... C'est cette anecdote qui t'as incit&#233; &#224; aller plus loin dans ton travail...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout &#224; fait, &lt;strong&gt;un spectacle donne toujours des id&#233;es pour une suite. &#199;a suscite des envies&lt;/strong&gt;, &#231;a d&#233;clenche des d&#233;parts et apr&#232;s, dans le processus &#231;a s'abandonne.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_844 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L300xH225/360-35fba-9a928.jpg?1730330885' width='300' height='225' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il se trouve que cette anecdote l&#224;, elle ne va absolument pas revenir. Mais en m&#234;me temps c'est quand m&#234;me une r&#233;flexion sur l'ensemble. Elle me fait penser au fait que &lt;strong&gt;nos images sont toujours &#233;ph&#233;m&#232;res&lt;/strong&gt;. Dans Page Blanche on ne va pas y d&#233;roger : les plasticiens vont d&#233;truire leur page personnelle d&#232;s qu'elle sera remplie, et la lancer dans le public. Comme &#231;a on marque le don, et c'est un peu par &#231;a qu'on raconte l'anecdote. C'est un souvenir. L'image, elle est dans le cerveau, derri&#232;re la r&#233;tine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un moment fort qui t'as marqu&#233; dans toutes ces ann&#233;es ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette anecdote m'a assez marqu&#233; par rapport &#224; ce qu'on voulait faire. Apr&#232;s, il y a des anecdotes &#224; chaque tourn&#233;e, des choses assez marrantes, mais celle l&#224; m'avait marqu&#233; parce qu'elle est quand m&#234;me tr&#232;s symptomatique de ce qui est pour nous l'image, de ce qu'elle repr&#233;sente en sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour finir un mot pour les mordus d'arts de la rue&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'ils continuent &#224; venir nous voir surtout, et qu'ils consid&#232;rent que &lt;strong&gt;l'art de la rue, doit bouger de plus en plus vers un th&#233;&#226;tre qui r&#233;fl&#233;chit &#224; &#171; l&#224; o&#249; il est &#187;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette id&#233;e de divertissement est importante et &#224; mettre au c&#339;ur des r&#233;flexions sur le spectacle, et dans la rue notamment. Parce que dans la rue, c'est un endroit o&#249; traditionnellement, il y a eu beaucoup de divertissement. On &#233;tait l&#224; juste pour faire la f&#234;te, pour s'amuser. Je n'ai absolument rien contre s'amuser, mais &#231;a a manqu&#233; longtemps quand m&#234;me de, &#171; pourquoi &#187; et de &#171; comment &#187; on y &#233;tait dans la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Merci &#224; Luc de s'&#234;tre aimablement pr&#234;t&#233; au jeu et de m'avoir ainsi donn&#233; l'occasion de remplir ma premi&#232;re page blanche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous pourrez d&#233;couvrir Page Blanche et La Compagnie Luc Amoros en exp&#233;rimentation publique, le samedi 25 avril &#224; 18h18 au Fourneau. Pour en savoir plus : &lt;a href=&#034;http://www.lucamoros.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.lucamoros.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La compagnie est &lt;a href=&#034;http://www.lefourneau.com/creations/09/lucamoros/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;en r&#233;sidence au Fourneau&lt;/a&gt; du 1er au 25 avril&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Un castelet est un &#233;quipement qui sert g&#233;n&#233;ralement &#224; cacher le ou les marionnettistes ainsi que les objets et les m&#233;canismes n&#233;cessaires &#224; la repr&#233;sentation.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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