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	<title>Les Reportages du Fourneau---- </title>
	<link>https://www.lesreportagesdufourneau.com/</link>
	<description>Le site reportagesdufourneau.com regroupe tous les reportages, interviews, photos et vid&#233;os effectu&#233;s par l'&#233;quipe du Fourneau, &#224; l'occasion des rendez-vous publics qu'il programme mais ce site est avant tout un outil collaboratif ! Nous vous invitons &#224; y contribuer en y d&#233;posant vos photos, textes, commentaires... Bravo pour votre contribution et &#224; bient&#244;t dans l'espace public !</description>
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		<title>Les Reportages du Fourneau</title>
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 <item xml:lang="fr">
		<title>
		
		
		 INTERVIEW : 
		&#034;Confins&#034;, un village au coeur de la ville</title>
		
		<link>https://www.lesreportagesdufourneau.com/Confins-un-village-au-coeur-de-la.html</link>
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		<dc:date>2004-03-31T11:46:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Kevin</dc:creator>


		<dc:subject>Ilotopie (Cie)</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;R&#233;sidence de la Compagnie Ilotopie du 24 au 31 Mars 2004. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment la compagnie Ilotopie axe-t-elle son travail ? &lt;br class='autobr' /&gt;
On bosse souvent sur des th&#232;mes qu'on estime &#234;tre de soci&#233;t&#233;. Quand on travaille sur l'eau on &#233;voque Narcisse parce que ce mythe refl&#232;te le probl&#232;me de l'identit&#233;, et dans cette soci&#233;t&#233; ce n'est pas &#233;vident. Les gens construisent un certain nombre de personnages, il y a un look pour la grand-m&#232;re, pour l'employeur, on devient travelo le samedi soir... Chacun cultive une (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/-Les-interviews-.html" rel="directory"&gt;Les interviews&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/+-Ilotopie-Cie-167-+.html" rel="tag"&gt;Ilotopie (Cie)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sidence de la Compagnie Ilotopie du 24 au 31 Mars 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment la compagnie Ilotopie axe-t-elle son travail ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On bosse souvent sur des th&#232;mes qu'on estime &#234;tre de soci&#233;t&#233;. Quand on travaille sur l'eau on &#233;voque Narcisse parce que ce mythe refl&#232;te le probl&#232;me de l'identit&#233;, et dans cette soci&#233;t&#233; ce n'est pas &#233;vident. Les gens construisent un certain nombre de personnages, il y a un look pour la grand-m&#232;re, pour l'employeur, on devient travelo le samedi soir... Chacun cultive une panoplie de narcissismes, et &#231;a c'est tr&#232;s r&#233;cent. On travaille sur la fractalisation de l'individu dans cette soci&#233;t&#233;, il a en fait plusieurs reflets de lui-m&#234;me ...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_677 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L150xH112/bruno1-bdd63-d178a.jpg?1730242774' width='150' height='112' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce qui nous int&#233;resse dans le mythe et l'absurde, c'est la lecture que fait Camus quand il dit qu'il faut imaginer &#034;Sisyphe heureux&#034;. Dans notre soci&#233;t&#233;, je crains que la d&#233;mocratie ne se trouve plus derri&#232;re nous que devant, comment faire pour &#234;tre heureux malgr&#233; tout ? Il se trouve qu'il y a un retour du destin, les enfants de pauvres sont pauvres, les enfants de riches sont riches. ... La mobilit&#233; sociale est tr&#232;s faible et l'espoir de changer de situation l'est aussi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Est-ce que &#231;a vaut le coup d'&#234;tre malheureux pour autant ? Est-ce qu'on ne peut pas plut&#244;t essayer de faire du tissage, du r&#233;seau horizontal avec sa propre classe sociale, de se faire des partenaires, des amis, de tisser un maillage dans l'horizontalit&#233; plut&#244;t que d'&#234;tre obs&#233;d&#233; par la hi&#233;rarchie sociale, dans le fait de vouloir monter, d'&#234;tre le premier, de gagner plus d'argent ... On nous fait croire que tout le monde est heureux et que les gens sont &#233;gaux, &#224; l'&#233;cole par exemple. Il n'y a pas d'&#233;galit&#233; mais pourtant il y a un &#233;ventail de chemins pour &#234;tre heureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &#034;Confins&#034;, les personnages, les &#034;Sisyphe&#034;, am&#232;nent leur mat&#233;riel. L'architecture de ce spectacle est d&#233;charg&#233;e &#224; quelques centaines de m&#232;tres de l&#224;, et les acteurs construisent toute la journ&#233;e un village &#224; l'int&#233;rieur de la ville. Un village, puisqu'il comporte des &#233;l&#233;ments pour dormir, pour vivre et pour le spectacle.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_676 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L150xH112/cayoux-0fbf1-16b28.jpg?1730242774' width='150' height='112' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce sont des &#233;trangers qui vont devenir des voisins ... Ce spectacle est fait pour des habitants, pour qu'ils nous voient tous les jours et pour que des relations s'installent. On n'a pas tellement envie que ce soit un spectacle de festival ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont &#224; la fois un quotidien, mais qui doit &#234;tre assez extraordinaire pour int&#233;resser un public.Tous les instants du quotidien sont repens&#233;s pour que &#231;a devienne relativement ph&#233;nom&#233;nal. Le village est traversable &#224; n'importe quelle heure du jour et de la nuit, il y a une porosit&#233;. Il y a des moments o&#249; on est beaucoup plus facilement &#224; l'&#233;coute des gens qui passent, et il y a des moments o&#249; c'est plus du spectacle. Quand on est trop dans nos personnages on ne peut plus, &#231;a devient du th&#233;&#226;tre...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_675 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L200xH147/flyaway-d4d1b-8dc82.jpg?1730205792' width='200' height='147' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il y a une &#233;volution, tr&#232;s lente. Ce village est construit avec des liens, des fuseaux, formes ressemblant &#224; la fus&#233;e de Tintin sur la lune, c'est une structure bas&#233;e sur des obliques, il n'y a pas de verticales ni d'horizontales. L'architecture se pr&#233;sente comme un d&#233;sordre, un chaos sur le trottoir. Ces fuseaux tiennent ensemble par des liens. Et vers l'avant dernier jour, les acteurs vont d&#233;truire ces liens, ils vont d&#233;truire ce qui tient les choses ensemble dans ce village, et ils vont partir individuellement avec des morceaux d'architecture, on va les retrouver &#224; divers endroits de la ville. Puis, un camion tournera pour r&#233;cup&#233;rer les morceaux. Il y a une phase de structuration dans ce village, un morceau de vie, et puis une phase de d&#233;structuration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les personnages sont-ils conscients du monde absurde qui les entoure ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils le fabriquent. On a envie de parler de l'intermittence du spectacle &#224; travers &#231;a. Envie de dire que l'on sera pay&#233; pour &#234;tre absurde. On a la chance de choisir notre absurdit&#233;. Une caissi&#232;re de supermarch&#233; n'a pas choisi l'absurdit&#233; de son geste, de passer des objets devant un code barre. Nous choisissons notre forme d'absurdit&#233; pour faire image, c'est-&#224;-dire, essayer de marquer le spectateur avec des images qui sont particuli&#232;rement absurdes mais qui sont malgr&#233; tout vivables et soutenables. On peut s'extraire de ce qu'on est en train de faire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_674 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L150xH205/hilare-d58b3-b3670.jpg?1730242774' width='150' height='205' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sont-ils heureux ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mythologie du travail fonctionne, ils ont du travail, ils sont contents. C'est aussi une mise en abyme, en ridicule de cette situation d'avoir du travail, quel en est le sens ? Est-ce que ce n'est pas juste une esp&#232;ce d'archa&#239;sme du 20&#232;me si&#232;cle, la notion m&#234;me de travail. M&#234;me dans les derniers discours de Raffarin, le patronat essaye de revaloriser absolument le travail, il y a une grande angoisse que cette valeur se perde ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volte des Sisyphe s'exprime contre les structures, pas contre eux-m&#234;mes, il y a un retour &#224; l'individualisme malgr&#233; tout. On ne pr&#244;ne pas l'autodestruction. Cette soci&#233;t&#233; est tellement fractalis&#233;e que l'on peut trouver des interstices de bonheur en assumant des moments de contraintes. Il n'y a plus de paradoxes, il reste tr&#232;s peu d'id&#233;ologie donc de moins en moins de paradoxes possibles ...On peut accepter des trucs ... par exemple, &#234;tre militant r&#233;volutionnaire et bosser chez Macdonald's... L'important c'est la r&#233;volte int&#233;rieure, m&#234;me si elle n'a pas lieu comme un fait de soci&#233;t&#233; global. Il devient difficile d'imaginer une r&#233;volution au sens social, o&#249; une majorit&#233; serait d'accord. Le monde mat&#233;riel a enlis&#233; les espoirs de r&#233;volution, en occident en tout cas. On peut quand m&#234;me esp&#233;rer qu'il y ait des r&#233;voltes personnelles qui s'attisent ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment investir cet espace public ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a quand m&#234;me besoin de quelqu'un qui soit l'interface avec une population. Tu ne peux d&#233;barquer sur un site, un territoire sans avoir quelqu'un qui soit l'interface de cette arriv&#233;e. Avant, il n'y avait pas de m&#233;diateur culturel, il n'y avait personne entre l'artiste et le politique. C'&#233;tait assez facile d'expliquer &#224; un &#233;lu que l'on allait travailler avec un morceau de sa population ... Petit &#224; petit a &#233;t&#233; invent&#233; un individu qui s'appelle un m&#233;diateur culturel, qui lui est le fusible politique. Il n'est pas au service de l'artiste, mais de celui qui le paye, de la ville. M&#234;me si son discours sera toujours de dire qu'il est au service de l'artiste, forc&#233;ment. Cette personne l&#224;, va faire un choix soi disant artistique pour qu'il soit le plus en conformit&#233; possible avec la population, les &#233;lus, un budget. Maintenant, en tant qu'artiste on a &#224; faire avec ces gens l&#224;. Ca a beaucoup chang&#233;, il y a eu une normalisation des exp&#233;riences culturelles, certaines ne peuvent plus avoir lieu, elles ne peuvent pas s'infiltrer dans un r&#233;seau qui est maill&#233; par ces fusibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a des propositions tr&#232;s diff&#233;rentes d'une fois sur l'autre. On a une s&#233;rie de spectacles qui s'appelle des champs d'exp&#233;rience parce que c'est toujours une mise en p&#233;ril d'une facette sociale qui nous int&#233;resse, &#171; Confins &#187; est le quatri&#232;me. La difficult&#233; c'est que &#231;a se base sur le temps et un public de th&#233;&#226;tre s'en fout que &#231;a dure neuf jours, parce que lui ne verra qu'une heure ou deux. Que les com&#233;diens aient mal dormi pendant 3 ou 4 jours, &#231;a ne le concerne pas, il n'en a rien &#224; foutre, et &#231;a c'est tant pis pour nous. L'honn&#234;tet&#233; de l'op&#233;ration n'int&#233;resse que nous ... Que l'on n'aille pas &#224; l'h&#244;tel le soir, ou que l'on ne mange pas au restaurant, &#231;a nous int&#233;resse parce que l'on pense que &#231;a agit forc&#233;ment sur le r&#233;sultat, mais malgr&#233; tout ce r&#233;sultat doit &#234;tre &#224; la hauteur de ce qui peut se faire ailleurs... L'exp&#233;rience doit passer dans son sens fortement, on ne doit pas &#234;tre plus mauvais parce qu'on a mal dormi ... On va dormir avec &#224; chaque fois un morceau de corps qui d&#233;passe de chaque individu, et puis il y en a deux qui se relaient la nuit pour surveiller et accueillir les gens qui passent. La pr&#233;sence doit &#234;tre manifeste. Il y a aussi deux places pour que les voisins ou les passants puissent venir dormir avec nous.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_673 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L200xH124/large-008a5-619c6.jpg?1730242774' width='200' height='124' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re est &#224; Aurillac, la semaine pr&#233;c&#233;dent le festival. Les festivaliers ne verront que les structures. On d&#233;monte le premier jour du festival. Le spectacle est jou&#233; pour les gens d'Aurillac...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>
		
		
		 INTERVIEW : 
		De Belsunce jusqu'au Fourneau avec le Collectif Ex-Nihilo</title>
		
		<link>https://www.lesreportagesdufourneau.com/De-Belsunce-jusqu-au-Fourneau-avec.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lesreportagesdufourneau.com/De-Belsunce-jusqu-au-Fourneau-avec.html</guid>
		<dc:date>2004-02-26T12:41:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Kevin</dc:creator>


		<dc:subject>Ex-Nihilo (collectif) </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#034;Passants&#034; en r&#233;sidence du 24 au 29 f&#233;vrier 2004. &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est ce que &#231;a veut dire &#171; Collectif &#187; ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Anne Au d&#233;part on &#233;tait un groupe de danseurs, on avait envie de danser dans la rue. On n'avait pas envie d'&#234;tre des danseurs pour un chor&#233;graphe, on voulait signer nos cr&#233;ations, sans le faire au nom de quelqu'un en particulier. On le fait au nom du Collectif Ex Nihilo. Le collectif o&#249; tout le monde d&#233;cide de tout, &#231;a me parait un peu utopique ... On ne vote pas pour savoir si le costume sera (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/-Les-interviews-.html" rel="directory"&gt;Les interviews&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/+-Ex-Nihilo-collectif-+.html" rel="tag"&gt;Ex-Nihilo (collectif) &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#034;Passants&#034; en r&#233;sidence du 24 au 29 f&#233;vrier 2004&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est ce que &#231;a veut dire &#171; Collectif &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Anne&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Au d&#233;part on &#233;tait un groupe de danseurs, on avait envie de danser dans la rue. On n'avait pas envie d'&#234;tre des danseurs pour un chor&#233;graphe, on voulait signer nos cr&#233;ations, sans le faire au nom de quelqu'un en particulier. On le fait au nom du Collectif Ex Nihilo. Le collectif o&#249; tout le monde d&#233;cide de tout, &#231;a me parait un peu utopique ... On ne vote pas pour savoir si le costume sera rouge ou vert... n'importe quel groupe a besoin de personnes identifi&#233;es comme leaders, c'est ce qui entra&#238;ne une certaine p&#233;rennit&#233; du groupe. On le manifeste comme &#231;a parce que les gens qui travaillent chez Ex Nihilo d&#233;fendent un type de travail, d'esth&#233;tique, une mani&#232;re de faire de la danse dans la rue. Il y a une certaine adh&#233;sion au projet artistique. Y' a peu de gens qui sont pass&#233;s chez Ex Nihilo juste pour danser. Le projet Passants a &#233;t&#233; &#233;crit et d&#233;fini en amont, on essaie d'&#234;tre clair pour pouvoir travailler et donner nos points de vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jean-Antoine&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est un projet en deux &#233;tapes, amorc&#233; il y a deux ans. Implant&#233;s dans le quartier de Belsunce &#224; Marseille, on a dans&#233; tous les jours dans la rue pendant quatre mois &#224; raison de deux heures d'impro par jour, sans musique, sur des propositions uniquement en solo, on choisissait un endroit dans la rue qui nous tenait &#224; c&#339;ur... On a refait la m&#234;me chose &#224; Cuba et &#224; Beyrouth.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces voyages dans les quartiers, autour de populations diff&#233;rentes nous ont nourris pour passer &#224; la deuxi&#232;me &#233;tape qui est la cr&#233;ation de &#171; Passants &#187;. Nous investissons un lieu, un espace et on le modifie compl&#232;tement, en y amenant tout le v&#233;cu de nos exp&#233;riences, celles qui ont donn&#233; les th&#232;mes et la mati&#232;re de la pi&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_671 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L300xH214/exnihilo-af370-33652.jpg?1730205792' width='300' height='214' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Anne&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La premi&#232;re &#233;tape &#233;tait de poser un acte particulier, de danser dans la rue, stricto sensu, en improvisation, pas de convocation particuli&#232;re d'un public, avec les passants, &#224; l'improviste... Cet acte-l&#224; a provoqu&#233; &#233;norm&#233;ment de rencontres avec les gens dans la rue. Maintenant on transmet cette exp&#233;rience et on convoque un public qui vient voir un spectacle, ce n'est plus un hasard.&lt;br class='autobr' /&gt;
La rue a nourri notre r&#233;flexion, elle est notre source d'inspiration. On choisi de jouer &#224; l'int&#233;rieur, pour faire l'aller retour entre le dedans et le dehors. Pour retransmettre notre aventure, on avait besoin d'un espace plus concentr&#233;. La rue c'est bien, &#224; plein de niveaux, mais c'est aussi une dispersion &#233;norme qui n&#233;cessite un effort de concentration. A Belsunce on avait cet ancrage dans le quotidien avec l'envie de cr&#233;er une relation avec les passants et les habitants, avec &#224; l'esprit aussi de faire le lien avec un public plus averti. Il y a eu trois rendez-vous donn&#233;s au public, mais en int&#233;rieur, dans un atelier d'artistes. La population de ce quartier est en proie &#224; des expulsions plus ou moins polies et directes avec une municipalit&#233; qui veut compl&#232;tement transformer le paysage urbain. On n'avait pas envie d'y contribuer en faisant venir un public averti, cultiv&#233; du centre ville ... On ne voulait pas y contribuer m&#234;me si &#231;a ne change rien dans la r&#233;alit&#233;. Ce public -l&#224; &#233;tait convoqu&#233; dans un lieu de spectacles. Cette id&#233;e de dedans dehors s'est faite pour cette raison l&#224;, dans le rapport de respect avec les gens du quartier. Nous on y faisait un truc particulier, on n'avait pas envie de voir 30 personnes chaque jour en train de regarder des danseurs et que les habitants, soient en quelque sorte exclus de cette histoire. On donnait les jours et les heures mais pas le lieu, il fallait faire la d&#233;marche de venir jusqu'&#224; l'atelier d'artistes. C'est cet int&#233;rieur qu'on a voulu d&#233;velopper et qu'on finalise au Fourneau.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ca repr&#233;sente deux ans de travail, pour nous il y a une esp&#232;ce de logique &#224; commencer au ras de la rue, &#224; se redemander pourquoi on danse dans la rue, ce que &#231;a repr&#233;sente d'&#234;tre quatre danseurs au milieu d'un quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans notre int&#233;rieur, le public d&#233;ambule, il n'y a pas de barri&#232;res, de sc&#232;ne frontale. On prend de la distance, c'est la premi&#232;re fois qu'on le joue loin de Belsunce, lorsqu'on y a jou&#233;, les gens ont pu apercevoir ou reconna&#238;tre le quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet urbain, on va le r&#233;it&#233;rer &#224; Varsovie en juillet pendant une semaine, en invitant des artistes de la ville. Etre dans le quotidien. Les villes, les gens qui nous invitent doivent accepter aussi le fait que ce n'est pas format&#233; comme un produit spectaculaire, avec fiche technique etc. C'est une voie que l'on veut conserver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-ce que les espaces que vous avez crois&#233;s vous ont fait bouger diff&#233;remment ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jean-Antoine&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le lieu influence. Notre travail est en relation avec le mobilier, l'espace. Et en m&#234;me temps on am&#232;ne un univers assez propre. On a une mani&#232;re de l'aborder qui pr&#233;vaut. Nous confrontons deux univers. Il nous faut trouver des espaces nouveaux. On a commenc&#233; tr&#232;s petit, dans une petite rue, on &#233;tait de plus en plus &#224; l'aise dans la mani&#232;re de danser, d'&#234;tre avec les gens. Chaque nouveau lieu am&#232;ne des espaces &#224; d&#233;couvrir. En int&#233;rieur c'est pareil, on est en train de s'approprier le Fourneau, qui est un espace que l'on ne conna&#238;t pas, on remet en place la structure du spectacle. Il faut que l'on se sente bien !&lt;br class='autobr' /&gt;
La danse aide souvent les gens &#224; effectuer leur propre voyage. On travaille sur des th&#232;mes, des sujets que l'on a envie de questionner et en m&#234;me temps, si le spectateur voit ce que l'on veut dire, il peut aussi partir sur ses propres envies, c'est une relation tr&#232;s primitive entre le corps et l'esprit. On n'a pas envie de dire &#171; c'est &#231;a qu'on dit &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Lisa&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand on dansait dans les rues, on &#233;tait t&#233;moin de choses, comme si un passant d&#233;cidait de s'arr&#234;ter l&#224; et de regarder ce qui se passe. Ce n'est pas que dire des choses, c'est aussi une fa&#231;on de marcher, de s'arr&#234;ter, de regarder, on est t&#233;moin d'un univers. On est empreint d'un t&#233;moignage. Ici, ce que l'on va proposer, ce sont des choses que l'on a &#233;prouv&#233;es, ce n'est pas de l'instantan&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_672 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L300xH198/exni1-db03a-77c72.jpg?1730242774' width='300' height='198' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Anne&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le projet artistique est aussi un positionnement. On a une fa&#231;on propre de danser, on a invit&#233; des gens tr&#232;s ponctuellement &#224; venir danser avec nous, sans r&#233;p&#233;titions rien. Ca nous a fait ressentir le fait que l'on a une fa&#231;on tr&#232;s particuli&#232;re d'&#234;tre entre nous, et que les personnes qui &#233;taient l&#224; pour deux heures, elles &#233;taient dans une &#233;nergie et un rapport compl&#232;tement diff&#233;rents. On se pose, et on d&#233;veloppe un travail qui va rentrer en interaction avec la vie autour. Forc&#233;ment, on est perm&#233;able &#224; ce qui se passe et on pose aussi notre pr&#233;sence. C'est une superposition de deux choses. On est tr&#232;s investi physiquement, dans un langage commun, c'est &#231;a notre acte. On ne cherche pas la confrontation, ni &#224; rentrer absolument en contact avec les gens, &#224; inter-agir avec eux. On est l&#224; et les gens sont l&#224;. On est tr&#232;s ouvert &#224; &#234;tre regard&#233;, interrompu et apr&#232;s, ce sont des rencontres tr&#232;s personnelles. Les gens qui viennent nous voir pour dire quelque chose, c'est ne pas pour parler du projet de Ex-Nihilo, c'est pour dire &#171; qui tu es ? &#187; etc. Ca se passe au niveau de la relation humaine. Et &#231;a revient sur le groupe ensuite. C'est une esp&#232;ce de pompe qui respire. Et la danse, c'est un langage particulier qui ne passe pas par une analyse pr&#233;cise, nous, on sait clairement ce que l'on a envie de travailler, mais apr&#232;s la perception que le public en a peut-&#234;tre compl&#232;tement oppos&#233;e. Et cette manifestation appartient &#224; la danse...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jean-Antoine&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Et &#231;a nous enrichit, les choses auxquelles on n'avait pas pens&#233;. On le r&#233;introduit apr&#232;s dans la fa&#231;on d'aborder la pi&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Anne&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'id&#233;e dans l'espace de Passants, c'est qu'il n'y a pas de diff&#233;rence entre la sc&#232;ne et la salle comme dans la rue. S'il y a un message entre guillemets, le rapport que l'on aimerait bien installer, c'est que le public per&#231;oive clairement qu'il n'y a pas de distance entre la sc&#232;ne et la salle. Il peut &#234;tre proche et loin. Il peut regarder de la mani&#232;re qu'il veut et se positionner dans l'espace comme il le d&#233;sire, ce qui n'est pas forc&#233;ment facile. Dans la rue, on peut &#234;tre &#233;pi&#233; de tr&#232;s loin ou &#234;tre juste &#224; c&#244;t&#233; de quelqu'un. On lui offre cette possibilit&#233; d'&#234;tre o&#249; il veut avec toutes les limites que l'on peut exp&#233;rimenter : tu rentres difficilement au milieu d'un espace sc&#233;nique, c'est pas si simple. Mais c'est une chose que l'on veut exp&#233;rimenter.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>
		
		
		 INTERVIEW : 
		J&#233;rome Bouvet, metteur en sc&#232;ne de la compagnie franco-qu&#233;b&#233;coise 2 Rien Merci</title>
		
		<link>https://www.lesreportagesdufourneau.com/Jerome-Bouvet-metteur-en-scene-de.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lesreportagesdufourneau.com/Jerome-Bouvet-metteur-en-scene-de.html</guid>
		<dc:date>2003-05-28T10:16:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Kevin</dc:creator>


		<dc:subject>2 Rien Merci (Cie)</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Jer&#244;me Bouvet, franco qu&#233;b&#233;cois d'adoption depuis son passage &#224; l'Ecole Nationale de Cirque de Montr&#233;al, revient en Bretagne pour mettre en sc&#232;ne la Boostin' Fanfare de la compagnie &#034;2 Rien Merci&#034;. Tomb&#233; tout petit dans la marmite du spectacle, il nous raconte son histoire Qu&#233;b&#233;coise et sa vision du spectacle vivant outre-manche&#8230; Rencontre &#224; Guerlesquin lors du Mai des Arts dans la rue &lt;br class='autobr' /&gt;
La Boostin' Fanfare est une cr&#233;ation toute chaude qui a &#233;t&#233; jou&#233;e pour la premi&#232;re fois ce soir. Est-ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jer&#244;me Bouvet, franco qu&#233;b&#233;cois d'adoption depuis son passage &#224; l'Ecole Nationale de Cirque de Montr&#233;al, revient en Bretagne pour mettre en sc&#232;ne la Boostin' Fanfare de la compagnie &#034;2 Rien Merci&#034;. Tomb&#233; tout petit dans la marmite du spectacle, il nous raconte son histoire Qu&#233;b&#233;coise et sa vision du spectacle vivant outre-manche&#8230; Rencontre &#224; Guerlesquin lors du Mai des Arts dans la rue&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Boostin' Fanfare est une cr&#233;ation toute chaude qui a &#233;t&#233; jou&#233;e pour la premi&#232;re fois ce soir. Est-ce ta premi&#232;re mise en sc&#232;ne ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_656 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L93xH100/jerome2-8575a-e768b.jpg?1730242774' width='93' height='100' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Non, j'ai dirig&#233; l'Ecole de Cirque de Gen&#232;ve durant un an et demi, c'est de l&#224; que sont notamment sorties les compagnies Les Arros&#233;s, Les enfants du placard, le Cirque sans raison&#8230; Ce n'est pas ma premi&#232;re, c'est quelque chose que j'aime beaucoup, et en m&#234;me temps &#231;a me donne encore plus envie de jouer. Avec les 2 Rien Merci, on demande toujours de l'aide (Yves Neveu, Didier Andr&#233; ). On veut faire les trois-quarts du bout de chemin seul, et puis demander des appuis ext&#233;rieurs, en laissant la possibilit&#233; au gars de faire un vrai travail de mise en sc&#232;ne avec des choix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette fanfare aboutit d'un long travail musical dans la rue&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant 4 ans on s'est &#233;clat&#233; &#224; faire de la musique et &#224; avoir une d&#233;marche avec &#171; tr&#232;s peu &#187;. Yann, qui est un musicien tr&#232;s curieux a eu envie de faire cette fanfare. St&#233;phane vient des Charentaises de Luxe et est habitu&#233; &#224; la rue. Les deux autres d&#233;couvrent totalement &#231;a. C'&#233;tait un peu un d&#233;fi et ce soir je pense qu'il y a mati&#232;re &#224; faire un &#171; truc bien ! &#187;. Ca va m&#251;rir avec le temps. Avec la fanfare, l'espace donne une grande libert&#233;, tout un travail d'&#233;coute et d'adaptation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il faut r&#233;ussir &#224; capter l'attention des gens, c'est une mini fanfare tr&#232;s intimiste. Cela constitue-t il un manque de rep&#232;res pour le spectateur ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, je ne pense pas. Je crois que l'on se cache un peu derri&#232;re le mat&#233;riel. Peter Brook dit toujours &#171; Tout est dans le com&#233;dien &#187;, la lumi&#232;re, les d&#233;cors, les costumes, tout est en lui. Plus on prend de la bouteille moins on a besoin de mat&#233;riel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On vient de recevoir Burat qui nous expliquait qu'avec l'&#226;ge, il voulait un d&#233;cor de plus en plus majestueux, et parfait techniquement&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_655 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L80xH100/plougonven_07-7be0d-6f104.jpg?1730205792' width='80' height='100' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Burat', c'est Burat'. Il a envie de tra&#238;ner quelque chose de tradoche, forain, qu'il fait super bien. C'est pas vraiment dans la parodie, il y a vachement de respect dans ce qu'il fait, on sait jamais si Burat' est une arnaque ou pas. Moi, je suis toujours vachement &#233;mu par son humanisme d'origine foraine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu as des projets &#224; c&#244;t&#233; de cette fanfare ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un lieu itin&#233;rant qui s'appellerait Le Moulin &#224; Cirque, sous une yourte, avec une jauge de 50 &#224; 80 personnes Pour l'instant on bataille &#8230; On devrait le sortir pour printemps ou automne 2004. L'id&#233;e est d'accueillir 49 personnes dans un mini mini-chapiteau qui se d&#233;monte en 3 heures, de ce c&#244;t&#233; l&#224;, on a quasiment la dynamique des arts de la rue, au niveau de l'adaptation, on peut le jouer presque n'importe o&#249;, sur une plage ou dans un clairi&#232;re, en autonomie totale. C'est difficile de le monter au Qu&#233;bec, on n'a pas trouv&#233; de fonds, et puis au niveau alternatif l&#224; bas c'est difficile, il y a beaucoup de chemin &#224; faire. C'est la production qui est ma&#238;tre, tu arrives avec une id&#233;e &#231;a leur fait peur. Alors on va le faire ici.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_657 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L280xH120/boostin-50267-81fe7.jpg?1730242774' width='280' height='120' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est ton regard sur le th&#233;&#226;tre de rue Qu&#233;b&#233;cois ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens sont attir&#233;s par &#231;a, ils montent des festivals, mais en m&#234;me temps ce sont des producteurs, ils mettent de la braise sur la table, ils r&#233;unissent des cr&#233;ateurs, des artistes, te donnent un d&#233;lai, et voil&#224;. Mais quand toi tu as un projet, quand des artistes se r&#233;unissent pour r&#233;unir des id&#233;es et avoir des propositions, c'est tr&#232;s rares qu'ils suivent, parce que &#231;a ne leur appartient pas, et parce que &#231;a les d&#233;passe un peu. Il y a une vraie fausse dimension alternative. C'est carr&#233;, il faut &#234;tre entrepreneur avant d'avoir une d&#233;marche artistique&#8230; L'intermittence du spectacle, &#231;a nous permet de chercher, de patauger, de s'arr&#234;ter trois mois pour, l&#224; bas les gens bossent pour bouffer. Ils n'ont pas le temps de penser cr&#233;ation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est en train de changer, &#231;a fait quelques ann&#233;es qu'il y a quelque chose, &#231;a brasse, mais ca va &#234;tre long. Et en termes de public, de possibilit&#233;s &#231;a marcherait au moins aussi bien qu'ici, j'en suis persuad&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En France, les luttes et les d&#233;fis ont chang&#233; dans le Th&#233;&#226;tre de rue&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_653 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L143xH200/residence_14-9c308-58ab3.jpg?1730242774' width='143' height='200' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Oui, je pense qu'au Canada, il y a dix ans de retard, et on n'a pas les m&#234;mes furieux pour d&#233;coller un peu les choses. Notre projet de Moulin &#224; Cirque, devait se faire &#224; Montr&#233;al, l'id&#233;e &#233;tant d'inviter pendant trois mois, en plus de notre cr&#233;ation, une compagnie de la rue, les arts du Cirque et les arts Fr&#232;res. Le projet int&#233;ressait tout le monde, mais aucun n'a fait le pas. Un projet imagin&#233; avec Jan Rok Achard, directeur de l'&#233;cole Nationale de Montr&#233;al pendant 14 ans, directeur du TNM, dix ans en tant que directeur de tourn&#233;e de Jacques Brel, du m&#233;tier quoi ! Et Jean a quelque part plus de poids en Europe qu'au Canada, parce qu'il rentre dedans, en faisant peur aux producteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, il y a une vrai qualit&#233; de vie l&#224;-bas, c'est une presqu'&#238;le dans ce grand continent de fous ! Avec Orange Guinguette et Le Petit Cirque &#224; Bretelles, on a fait plus de cent spectacles en trois mois. On est all&#233; dans pleins de petits bleds, et les gens hallucinaient, ils n'avaient jamais vu de spectacles de rue. On a eu un accueil monstrueux, les gens en veulent.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_654 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L107xH124/pose_08-11804-44e74.jpg?1730242774' width='107' height='124' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce soir aussi, &#224; Guerlesquin les gens sont l&#224; !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je trouve que l'on se rencontre de moins en moins, et les Arts de la Rue prennent un peu &#224; contre courant. Y'a cinq ans, je parlais avec ma caissi&#232;re. L'ann&#233;e derni&#232;re, ils ont install&#233; un lecteur de cartes devant son nez, la derni&#232;re fois, j'arrive, elle me fait le total, et ne me dit rien, m&#234;me pas bonjour. Elle ne bouge plus. Pensant que sa caisse &#233;tait bloqu&#233;e, j'attends moi aussi. Ca a dur&#233; trente secondes, et je n'ai m&#234;me pas dit au revoir. C'&#233;tait glauque. Mais quelque part on am&#232;ne quelque chose de contemporain avec une d&#233;marche populaire. Les gens qui n'ont pas l'habitude, &#231;a les bouge un peu. Et je trouve &#231;a g&#233;nial.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>
		
		
		 INTERVIEW : 
		Pascal Dores, metteur en sc&#232;ne de la compagnie M&#233;talovoice</title>
		
		<link>https://www.lesreportagesdufourneau.com/Pascal-Dores-metteur-en-scene-de.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lesreportagesdufourneau.com/Pascal-Dores-metteur-en-scene-de.html</guid>
		<dc:date>2003-05-28T09:15:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Kevin</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;talovoice (Cie)</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Rencontre avec Pascal Dores, metteur en sc&#232;ne de la compagnie M&#233;talovoice. Entretien r&#233;alis&#233; lors du Mai des Arts dans la Rue, &#224; Sainte-S&#232;ve, le mercredi 28 mai 2003. &lt;br class='autobr' /&gt;
Des Tambours du Bronx &#224; M&#233;talovoice &lt;br class='autobr' /&gt;
Les Tambour du Bronx, c'&#233;tait une forme vachement volumineuse. On voulait faire de la performance. On s'est laiss&#233; d&#233;passer par nos propres moyens, c'est tout con. D&#232;s la premi&#232;re r&#233;p&#233;tition, en 1986, dans une maison de quartier &#224; Nevers, nous &#233;tions 24 &#224; exercer une pression musculaire &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/-Les-interviews-.html" rel="directory"&gt;Les interviews&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/+-Metalovoice-Cie-+.html" rel="tag"&gt;M&#233;talovoice (Cie)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rencontre avec Pascal Dores, metteur en sc&#232;ne de la compagnie M&#233;talovoice. Entretien r&#233;alis&#233; lors du Mai des Arts dans la Rue, &#224; Sainte-S&#232;ve, le mercredi 28 mai 2003.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_486 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L75xH100/rascal3-8fb4f-52a3a.jpg?1730242774' width='75' height='100' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Des Tambours du Bronx &#224; M&#233;talovoice&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Tambour du Bronx, c'&#233;tait une forme vachement volumineuse. On voulait faire de la performance. On s'est laiss&#233; d&#233;passer par nos propres moyens, c'est tout con. D&#232;s la premi&#232;re r&#233;p&#233;tition, en 1986, dans une maison de quartier &#224; Nevers, nous &#233;tions 24 &#224; exercer une pression musculaire &#224; l'aide d'un ustensile sur de la frappe m&#233;tallique. Ca nous a vite paru naturel que notre univers se d&#233;veloppe &#224; l'ext&#233;rieur, c'&#233;tait une n&#233;cessit&#233; sonore ! Dans les Tambours du Bronx, il y avait quelques ind&#233;pendants, des singuliers, des gens qui faisaient du th&#233;&#226;tre, de la musique et d'autres qui faisaient compl&#232;tement autre chose. Ca s'est fait tr&#232;s simplement, on en fait toute une histoire aujourd'hui, c'est une histoire simple avec des gens simples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partis d'un univers de performance, on avait invent&#233; une sonorit&#233;, une esp&#232;ce de mouvement, de ph&#233;nom&#232;ne de r&#233;bellion et d'images nouvelles. Les ann&#233;es passant, des petites choses ont fait que je ne me retrouvais plus dans cette histoire, et moi parmi plusieurs autres. On a cr&#233;&#233; les M&#233;talovoice. En 1995, premi&#232;re cr&#233;ation, DO HIT, spectacle &#224; la charni&#232;re des Bronx et des M&#233;talos. Le concept &#233;tait de cr&#233;er un concert-spectacle avec des notions de mise en sc&#232;ne, en int&#233;grant des textes, un sc&#233;nario, une lumi&#232;re, bref de raconter une histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec les Bronx, nous avions imagin&#233; une &lt;i&gt;id&#233;e rythmique&lt;/i&gt;, une certaine uniformit&#233; sonore. La &lt;i&gt;m&#233;lodie rythmique&lt;/i&gt; est apparue avec l'utilisation de nouveaux volumes, partant du tuyau en passant par des petits bidons, des plus gros, des cuves, des m&#233;ga cuves &#8230; D'un seul coup, nous avions une sonorit&#233; industrielle, la r&#233;cup&#233;ration de ces objets nous portait vers des m&#233;lodies minimales et minimalistes, et qui tournaient musicalement. Nous avons apport&#233; de la musique au rythme.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_487 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L83xH100/rascal2-55045-d4a08.jpg?1730242774' width='83' height='100' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le mot &#171; Attention &#187; semble &#234;tre r&#233;current chez les M&#233;talos &#8230;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est m&#234;me &#224; l'origine des Tambours. &#171; Attention, on existe, nous avons notre propre culture, des choses &#224; dire et &#224; d&#233;fendre &#187;, c'est en effet un leitmotiv dans notre histoire. Mais ce mot est trop concentr&#233;, et c'est minimiser notre propre histoire, la forme a beaucoup chang&#233;, le propos, l'argumentation, et le d&#233;veloppement aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'art doit &#234;tre une n&#233;cessit&#233; &#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_488 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L240xH320/metalo183-eb514-a7047.jpg?1730242774' width='240' height='320' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Peux-tu d&#233;finir alors cet &#171; Engagement Artistique &#187; &#8230;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une forme de r&#233;flexion sociale et politique au service de l'art. L'art doit &#234;tre une n&#233;cessit&#233;, qui doit fondamentalement bouleverser. L'art n'est pas quelque chose de gratuit que l'on apprend dans les &#233;coles. On apprend ! On apprend des formes, des tendances de l'histoire, mais on n'apprend pas &#224; faire. Et le Faire, c'est notre pratique, &#231;a nous conna&#238;t au sens propre et figur&#233; du terme. C'est quelque chose qui r&#233;sonne &#224; la fois dans le son, et dans une histoire, pass&#233;e et future. Le fer, pour moi, c'est notre histoire. A partir du fer, on a fait notre histoire, &#224; partir de l'&#233;volution m&#234;me de l'industrie on a fait notre histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'industrie, elle existe. Ce n'est plus l'industrie de Zola comme on a pu plus ou moins l'exprimer il y a quelques ann&#233;es dans nos cr&#233;ations. Aujourd'hui, l'industrie a des formes tr&#232;s complexes, tr&#232;s contemporaines. Ce ne sont plus les rouages, les m&#233;caniques comme on pouvait les entendre au d&#233;but du si&#232;cle. A la cr&#233;ation des M&#233;talos, on se disait &#171; l'industrie va se terminer avec la fin du si&#232;cle, on va arr&#234;ter les M&#233;talovoice parce que &#231;a n'aura plus lieu d'&#234;tre &#187;. On s'est tromp&#233;. L'industrie a &#233;volu&#233;, a chang&#233; de formes. On passe des chemin&#233;es imposantes en briques au c&#339;ur des cit&#233;s, &#224; des industries bard&#233;es de verre et d'aluminium cach&#233;es en p&#233;riph&#233;rie des villes. Mais &#224; l'int&#233;rieur, il se passe presque la m&#234;me chose. On a troqu&#233; le bleu de chauffe pour des blouses blanches. On change la forme mais le fond est exactement le m&#234;me, exploitation, abrutissement, r&#233;p&#233;tition, c'est toujours pareil ! L'ali&#233;nation de l'individu est li&#233;e &#224; cette machination perp&#233;tuelle de l'industrie. Nous r&#233;clamons d'autres n&#233;cessit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; La po&#233;sie est notre devenir, l'industrie est notre origine &#8230; &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_489 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L320xH240/metalo149-da186-806e1.jpg?1730242774' width='320' height='240' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On est s&#233;duit. C'est merveilleux l'industrie, regarde-toi, t'es tranquille, t'as ton mat&#233;riel, tu mets &#231;a sur le web, c'est super, &#231;a c'est l'industrie nouvelle. La po&#233;sie est notre devenir, l'industrie est notre origine. On baigne dans l'industrie, c'est bien dommage, j'aimerais bien baigner dans autre chose. Quand je vois les M&#233;talos, Pox, Pogo, Jol, tout le monde est issu de l'univers industriel, que &#231;a soit les mines, la sid&#233;rurgie, les ateliers SNCF, nous sommes tous des enfants de l'industrie. Si les Tambours du Bronx sont n&#233;s, c'est parce qu'on vient tous d'une cit&#233; cheminote. On a &#233;t&#233; baign&#233; dans un univers fait de sir&#232;nes appelant les ouvriers, par des locomotives &#8230; On a &#233;t&#233; baign&#233; par cette sonorit&#233; l&#224;, et on n'avait surtout pas envie d'y adh&#233;rer. Mon p&#232;re a essay&#233;, &#231;a ne m'int&#233;ressait pas. Il y avait &#224; la fois une s&#233;duction, quelque chose de fort, et en m&#234;me temps, j'avais envie d'avancer pour moi.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_491 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L320xH240/metalo072-0f809-b7a4f.jpg?1730242774' width='320' height='240' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Quel rapport &#233;tablis-tu avec le public, et avec l'espace ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne sais pas, &#224; la limite, &#231;a ne m'int&#233;resse pas. Je ne cherche pas un rapport avec les gens. Je cherche avant tout &#224; exprimer ce que je ressens. Le seul rapport que je pense avoir en ligne de mire, par rapport &#224; nos objectifs artistiques, c'est de mettre du sens dans l'espace public. Installer un propos artistique, politique, sc&#233;nique. La notion de place est importante pour moi. On ne vient pas l&#224; pour seulement dire, &#171; on fait du spectacle, de la d&#233;ambulation &#8230; &#187;. Je trouve que la place publique, celle que l'on a pour habitude de pratiquer dans nos travers&#233;es, est une place qui a &#233;t&#233; priv&#233;e de son espace de libert&#233;, de discussion, d'agora, au sens initial de la place, l&#224; o&#249; l'on venait parler, dialoguer, &#233;changer des propos, d&#233;battre, se confronter, se titiller politiquement, intellectuellement &#8230; La t&#233;l&#233;vision nous a permis de nous calfeutrer, de nous enfermer. Il faut redonner &#224; la place publique son sens initial, celui d'Agora, qui provoque une cascade de sentiments, d'&#233;motions, de r&#233;flexions par rapport aux propositions artistiques. Pour moi, la forme artistique doit permettre la r&#233;flexion, la r&#233;action, sinon, &#231;a n'a aucun int&#233;r&#234;t, si c'est pour faire de l'animatoire, faire du beau &#8230; J'aime les choses qui questionnent, qui bouleversent, d&#233;plaisent. On est l&#224; pour raconter notre histoire, notre point de vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Y'a t il un lien entre La Presse et Fragiles ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ca n'a rien &#224; voir. La Presse donnait l'impression d'un super gros g&#226;teau &#224; trois &#233;tages. Fragiles, c'est quelque chose que l'on voit, que l'on entend, que l'on peut toucher. Il n'y a pas cette distanciation qu'on avait avec La Presse, de par le monument qu'on pr&#233;sentait, je me suis senti un peu d&#233;pass&#233;. J'avais envie de retrouver une dimension qui &#233;tait plus la n&#244;tre, m&#234;me si &#231;a reste imposant. J'avais envie de retrouver cette fa&#231;on d'&#234;tre palpable.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_490 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L320xH240/metalo106-eccac-27911.jpg?1730242774' width='320' height='240' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Vous int&#233;grez aussi des com&#233;diens de m&#233;tier &#8230;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a toujours bas&#233; notre travail sur l'interdisciplinarit&#233;, sur le fusionnement des disciplines artistiques. On travaille la danse. Je veux que la danse, que le corps raconte l'histoire de la cr&#233;ation, de la fragilit&#233;. Que peut-il nous dire, nous &#233;noncer ? M&#234;me travail pour la musique, l'instrument, la voix, le texte &#8230; Autant d'&#233;l&#233;ments singuliers &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Parfois le propos est compl&#232;tement singulier &#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez M&#233;talos, c'&#233;tait paradoxal &#8230; On a toujours parl&#233; de l'individu &#8230;(silence)&#8230; et on n'a jamais laiss&#233; l'individu parler. On a toujours &#233;t&#233; dans une esp&#232;ce de collectif, o&#249; l'individu &#233;tait rel&#233;gu&#233; au profit d'une puissance massive, et par d'autres individus qui adh&#233;raient au propos. Mais non, parfois le propos est compl&#232;tement singulier. Quand on est touch&#233; par l'exclusion, par je ne sais trop quoi, on est touch&#233;, et seul. Cette solitude est importante, et elle a besoin de s'exprimer &#224; travers ces p&#244;les artistiques que nous d&#233;veloppons dans Fragiles, la parole, le geste, la musique, la vid&#233;o &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je crois que mon cheminement, sera toujours le m&#234;me.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Finalement, ce mot, ce spectacle : &#171; fragile &#187;, englobe l'&#233;tat d'esprit des M&#233;talovoice aujourd'hui, est-il une r&#233;miniscence ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se dire : on se trompe. On se trompe, ce n'est pas possible ! On ne peut pas, nous, avec les qualit&#233;s intellectuelles que nous avons, nous tromper dans cette direction. N&#233;cessairement on se trompe ! On m&#233;rite mieux, on n'a pas toute cette intelligence, toute cette facult&#233; &#224; s'&#233;mouvoir, &#224; regarder, &#224; s'interroger sur ce monde pour &#234;tre o&#249; on en est. C'est ridicule ; ridicule. Quand tu vois aujourd'hui l'&#233;tat actuel de notre civilisation, tu ne peux pas &#234;tre heureux et te dire &#171; Putain, quelle belle civilisation ! &#187;. Nous n'avons aucun phare. Tous les phares sont des phares obscurs, des rideaux se tendent &#224; quelques centim&#232;tres de nos yeux. On ne nous ouvre aucune perspective, je ne veux pas croire &#224; &#231;a. Je ne veux absolument pas croire &#224; &#231;a. On m&#233;rite mieux !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_485 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L151xH150/rascal9-4e76d-14653.jpg?1730242774' width='151' height='150' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour le m&#233;riter, il faut que l'on se questionne, individuellement, sur le propre sens de ses perspectives et de son rapport &#224; la vie. C'est un questionnement que j'aurai toujours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne donnerai pas de r&#233;ponses &#224; ce questionnement en une cr&#233;ation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je le donnerai dans une multitude de cr&#233;ations qui vont je l'esp&#232;re se perp&#233;tuer dans le temps&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et j'aboutirai peut-&#234;tre &#224; une somme de questions et de questionnements et &#224; la fois sans donner de r&#233;ponses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois que mon cheminement, sera toujours le m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pascal Dores, entretien &#224; Sainte-S&#232;ve le Mercredi 28 Mai 2003- kevinmorizur&#169;lefourneau.com&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;photos : &#169;lefourneau.com&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>
		
		
		 INTERVIEW : 
		Pierre Pr&#233;vost, Interview</title>
		
		<link>https://www.lesreportagesdufourneau.com/Pierre-Prevost-Interview.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lesreportagesdufourneau.com/Pierre-Prevost-Interview.html</guid>
		<dc:date>2003-03-16T10:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Kevin</dc:creator>


		<dc:subject>Pierre Pr&#233;vost</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Interview r&#233;alis&#233; au cours de la r&#233;sidence au Fourneau en Mars 2003 &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand et comment la Chorale est-elle pass&#233;e du th&#233;&#226;tre d&#233;ambulatoire &#224; un th&#233;&#226;tre &#171; pos&#233; &#187; ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Au d&#233;part on s'est retrouv&#233; &#224; faire du d&#233;ambulatoire, mais on sentait que ce n'&#233;tait pas vraiment adapt&#233;, on ne tournait pas beaucoup et on n'&#233;tait pas &#224; l'aise. Je me souviens d'Aurillac en 98, quand on avait chant&#233; devant la boucherie, les gens n'avaient pas le temps de choper les codes, on &#233;voluait alors comme le spectacle des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/-Les-interviews-.html" rel="directory"&gt;Les interviews&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/+-Pierre-Prevost-+.html" rel="tag"&gt;Pierre Pr&#233;vost&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Interview r&#233;alis&#233; au cours de la r&#233;sidence au Fourneau en Mars 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand et comment la Chorale est-elle pass&#233;e du th&#233;&#226;tre d&#233;ambulatoire &#224; un th&#233;&#226;tre &#171; pos&#233; &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;part on s'est retrouv&#233; &#224; faire du d&#233;ambulatoire, mais on sentait que ce n'&#233;tait pas vraiment adapt&#233;, on ne tournait pas beaucoup et on n'&#233;tait pas &#224; l'aise. Je me souviens d'Aurillac en 98, quand on avait chant&#233; devant la boucherie, les gens n'avaient pas le temps de choper les codes, on &#233;voluait alors comme le spectacle des Repr&#233;sentants. En &#233;t&#233; 99, la r&#233;v&#233;lation est arriv&#233;e au Mans. Yves Glisiere, organisateur et fid&#232;le de la premi&#232;re heure, nous avait fait un programme compl&#232;tement insens&#233;, en nous disant, voil&#224;, &#224; 14 heures vous &#234;tes l&#224;, et puis &#224; 14 heures 45 vous &#234;tes l&#224; et puis &#8230; Le programme &#224; la main, les spectateurs nous attendaient aux endroits indiqu&#233;s. Tout d'un coup, on ne pouvait plus partir comme on le faisait, par politesse, il nous fallait enquiller des chansons, on en avait &#224; l'&#233;poque 8 ou 9. On se faisait des petits spots de 25 minutes, et &#224; chaque fois, putain de dieu comme &#231;a marchait bien, il y avait un accueil ! La pluie arrivant, on s'est retrouv&#233; &#224; jouer dans une sorte de chapelle d&#233;christianis&#233;e, sans symboles religieux, et on s'est tap&#233; un fou rire d'un quart d'heure avec le public. A la fin on s'est tous retrouv&#233; en se disant, y'a quand m&#234;me quelque chose &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_483 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;33&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L300xH172/happy-07ad2-4b497.jpg?1730242774' width='300' height='172' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Premier filage, vendredi 7 mars
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le spectacle a &#233;volu&#233;, et pour Jazz sous les Pommiers, &#224; Coutances, et on est pass&#233; de 300 personnes &#224; plus de 1000 le lendemain, les gens &#233;taient &#233;berlu&#233;s, ce qu'ils voyaient &#233;tait en total d&#233;calage avec le reste du festival &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Chorale ne correspond pas vraiment aux envies que tu peux d&#233;gager avec Les Repr&#233;sentants &#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Chorale, c'est un autre travail parce que c'est quelque chose que je ne d&#233;fends pas par ailleurs, c'est un univers na&#239;f, on n'est pas sur du texte. C'est comme une deuxi&#232;me jambe. On a une jambe textuelle, celle qui traite du texte en rue, de la mani&#232;re de jouer, de la connivence et de l'humour, que je d&#233;veloppe avec le th&#233;&#226;tre d&#233;ambulatoire. La deuxi&#232;me jambe, la chorale, est une sorte d'ovni, qui n'est pas tr&#232;s originale en soi, il y a d'autres spectacles qui se basent sur le fait de l'amateurisme, du faux &#8230; Mais nous on n'est pas chanteur &#224; la base, quatre com&#233;diens ont travaill&#233; le chant, le cur&#233; joue du violon, mais ce n'est pas grand chose, &#224; force de travailler, on a avanc&#233; &#8230; Dans cette chorale, on est dans la na&#239;vet&#233;, c'est un autre monde, que je d&#233;veloppe aussi dans le th&#233;&#226;tre d&#233;ambulatoire, je ne suis donc pas si loin &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_482 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L320xH210/hey-d650c-70812.jpg?1730242774' width='320' height='210' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Elle te sert &#224; quoi alors cette deuxi&#232;me jambe ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand tu arrives dans la rue, il faut r&#233;ussir avec tr&#232;s peu de moyens &#224; introduire un spectateur dans un autre univers, un autre imaginaire. La culture c'est &#231;a, partager un imaginaire commun, un moment important. L'univers de la chorale a sembl&#233; dire beaucoup de choses aux gens que l'on croisait. Les gens qui font des chorales se reconnaissaient, et n'ayant pas particip&#233; &#224; des chorales, on ne peut pas dire que ce soit une critique in fine. Cet univers compl&#232;tement imaginaire touche vraiment, et en Bretagne, je te dis pas le bonheur qu'on a, il y a une connivence, voil&#224; c'est &#231;a, il y a une connivence sur un imaginaire commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est barr&#233; sur ces deux jambes, sur le th&#233;&#226;tre d&#233;ambulatoire et la chorale, avec des envies et puis on esp&#232;re bien que sur ces deux jambes on va pouvoir avancer loin &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous vous moquez des Chorales alors &#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La na&#239;vet&#233; je la d&#233;veloppe, et j'en suis content. Tu vois, c'est quand tu ne prends pas l'autre pour un con, mais toi m&#234;me tu &#8230; C'est la fonction du clown, tu ne te moques pas. Le Bouffon se moque de l'autre, le Clown se moque de lui-m&#234;me. C'est la grande diff&#233;rence. Et l&#224; en l'occurrence, on est plus sur une fonction d'autod&#233;rision, c'est &#224; dire que l'on se met en cause et puis apr&#232;s on d&#233;lire la dessus.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;son&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;tinyplayer&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio progress_bar&#034; style=&#034;background: scroll 0% 0% / cover;&#034;&gt; &lt;div class=&#034;position&#034; &gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;loading&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;player_info&#034;&gt; &lt;button class=&#034;play&#034; title=&#034;Lancer la lecture&#034; data-statut=&#034;play&#034; data-lecture=&#034;Lancer la lecture&#034; data-pause=&#034;Mettre la lecture en pause&#034;&gt; &lt;svg id=&#034;btn-play&#034; viewBox=&#034;0 0 50 49.5&#034;&gt; &lt;polygon points=&#034;0,49.5 0,0 50,24.7 &#034;/&gt; &lt;/svg&gt; &lt;svg id=&#034;btn-pause&#034; viewBox=&#034;0 0 50 49.5&#034;&gt; &lt;rect x=&#034;8.1&#034; y=&#034;1.3&#034; width=&#034;11.3&#034; height=&#034;45.4&#034;/&gt; &lt;rect x=&#034;28.5&#034; y=&#034;1.3&#034; width=&#034;11.3&#034; height=&#034;45.4&#034;/&gt; &lt;/svg&gt; &lt;/button&gt; &lt;button class=&#034;stop&#034; title=&#034;Arr&#234;ter le son&#034;&gt; &lt;svg x=&#034;0px&#034; y=&#034;0px&#034; viewBox=&#034;0 0 50 49.5&#034;&gt; &lt;polygon points=&#034;0,49.5 0,0 50,24.7&#034;/&gt; &lt;rect y=&#034;0&#034; width=&#034;50&#034; height=&#034;49.5&#034;/&gt; &lt;/svg&gt; &lt;/button&gt; &lt;div class=&#034;track&#034;&gt;&lt;a href='https://www.lesreportagesdufourneau.com/IMG/mp3/3/a/0/univers.mp3' rel=&#034;enclosure&#034; title=&#034;Ecouter&#034;&gt;&lt;span class=&#034;fn&#034;&gt;extrait de l'interview : l'univers Saint-Fulbert
&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;timer&#034;&gt;&lt;span class=&#034;time&#034;&gt;00:00 /&lt;/span&gt; &lt;span class=&#034;duration&#034;&gt;00:00&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_484 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L300xH184/groupenb2-40175-122f9.jpg?1730242774' width='300' height='184' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment as-tu travaill&#233; pour La Rave Paroissiale, le premier spectacle de la Chorale ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;J'ai seulement travaill&#233; sur l' univers, sur la conception des personnages, j'ai finalis&#233; l'ordre, ce sont les com&#233;diens qui ont tout apport&#233;, en posant chacun leur touche, avec des forts moments d'affrontements, (lorsqu'on s'envoyait des vannes c'&#233;tait souvent pas pour rire &#8230;). Avec ce travail on a appris la tol&#233;rance, &#231;a fait maintenant 4 ans que l'on se c&#244;toie assid&#251;ment si j'ose dire&#8230; Le type de boulot que l'on fait n&#233;cessite une complicit&#233; &#233;norme, un com&#233;dien est une chose extr&#234;mement sensible, comme un stradivarius, tu ne peux pas faire tout et n'importe quoi avec lui. On a travaill&#233; ensuite La Chorale avec Aline Duclos, notre charg&#233;e de diffusion et en m&#234;me temps metteuse en sc&#232;ne, elle nous l'a &#233;pur&#233;, on a travaill&#233; sur l'&#233;volution, le rythme etc. &#231;a nous a en quelque sorte vitrifi&#233; et fix&#233; le spectacle.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_480 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;71&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L200xH197/ysontfeles-f6fed-632e8.jpg?1730242774' width='200' height='197' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;&#231;a fait maintenant 4 ans que l'on se c&#244;toie assid&#251;ment si j'ose dire&#8230;
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est l'&#233;volution entre Les Repr&#233;sentants, Rave Paroissiale et Ainsi fut-il ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Repr&#233;sentants, c'&#233;tait un spectacle tr&#232;s dur, &#233;nerv&#233; et en m&#234;me temps catalyseur. J'avais &#233;crit &#231;a sous Jupp&#233;, sous un coup de col&#232;re. A chaque &#233;nervement, je me demandais &#171; je rentre dans un parti, ou je fais un spectacle ? &#187;. C'est mon m&#233;tier de faire des spectacles, je fais des spectacles. Sur la Chorale, je me suis dit y'en a marre, il faut introduire une touche d'optimisme, sans &#234;tre bien &#233;videmment tout &#224; fait dupe. C'est r&#233;solument optimiste, c'est r&#233;solument de bonne volont&#233;. Tu sais, &#231;a me fait penser aux gens que tu croises dans les bleds, ils ont le monde, ils sont dans une esp&#232;ce de bulle, mais comme il y a les m&#233;dias, la t&#233;l&#233;, c'est une vision sous un tout petit angle et hyper prot&#233;g&#233;e. La Chorale ce sont des gens qui n'y arrivent pas tout &#224; fait mais qui sont pleins de bonne volont&#233;. Ca me fait penser &#224; une des vannes que j'avais &#233;crit pour une femme de la chorale : elle voulait collecter des chapeaux pour lutter contre les insolations au Sahel&#8230; C'est ce c&#244;t&#233; compl&#232;tement &#224; c&#244;t&#233; que je veux continuer avec Ainsi Fut-il, &#233;videmment. Mes autres sources d'inspiration pour la cr&#233;ation sont les com&#233;dies musicales, l'incontournable Puy du Fou, et les myst&#232;res du Moyen &#226;ge avec cette mani&#232;re un peu &#233;difiante de parler et sur lesquels j'avais d&#233;j&#224; travaill&#233; en 1987.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;son&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;tinyplayer&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio progress_bar&#034; style=&#034;background: scroll 0% 0% / cover;&#034;&gt; &lt;div class=&#034;position&#034; &gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;loading&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;player_info&#034;&gt; &lt;button class=&#034;play&#034; title=&#034;Lancer la lecture&#034; data-statut=&#034;play&#034; data-lecture=&#034;Lancer la lecture&#034; data-pause=&#034;Mettre la lecture en pause&#034;&gt; &lt;svg id=&#034;btn-play&#034; viewBox=&#034;0 0 50 49.5&#034;&gt; &lt;polygon points=&#034;0,49.5 0,0 50,24.7 &#034;/&gt; &lt;/svg&gt; &lt;svg id=&#034;btn-pause&#034; viewBox=&#034;0 0 50 49.5&#034;&gt; &lt;rect x=&#034;8.1&#034; y=&#034;1.3&#034; width=&#034;11.3&#034; height=&#034;45.4&#034;/&gt; &lt;rect x=&#034;28.5&#034; y=&#034;1.3&#034; width=&#034;11.3&#034; height=&#034;45.4&#034;/&gt; &lt;/svg&gt; &lt;/button&gt; &lt;button class=&#034;stop&#034; title=&#034;Arr&#234;ter le son&#034;&gt; &lt;svg x=&#034;0px&#034; y=&#034;0px&#034; viewBox=&#034;0 0 50 49.5&#034;&gt; &lt;polygon points=&#034;0,49.5 0,0 50,24.7&#034;/&gt; &lt;rect y=&#034;0&#034; width=&#034;50&#034; height=&#034;49.5&#034;/&gt; &lt;/svg&gt; &lt;/button&gt; &lt;div class=&#034;track&#034;&gt;&lt;a href='https://www.lesreportagesdufourneau.com/IMG/mp3/c/5/1/choraleexplic.mp3' rel=&#034;enclosure&#034; title=&#034;Ecouter&#034;&gt;&lt;span class=&#034;fn&#034;&gt;extrait de l'interview : La chorale de Saint-Fulbert
&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;timer&#034;&gt;&lt;span class=&#034;time&#034;&gt;00:00 /&lt;/span&gt; &lt;span class=&#034;duration&#034;&gt;00:00&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La religion y est plus pr&#233;sente ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le premier spectacle, on s'&#233;tait interdit de mentionner le moindre fait religieux, l&#224; en l'occurrence, on travaille sur l'histoire de notre saint local et on ne peut plus s'en emp&#234;cher, donc il y a des allusions. Et je trouve &#231;a plut&#244;t n&#233;cessaire avec ce qui se passe dans le monde. Quand les conflits d'int&#233;r&#234;ts avancent en se drapant sous des &#233;tendards religieux, il y a urgence &#224; aborder cette question avec respect, tact, mais surtout recul. On sait que les croyances n'h&#233;sitent pas &#224; se fabriquer les ic&#244;nes dont elles ont besoin &#224; chaque fois qu'elles en ont besoin. C'est une partie de l'histoire d'&#034;Ainsi fut-il&#034;. Fulbert est un saint malgr&#233; lui, un h&#233;ros de la conjoncture. Quelqu'un d'instrumentalis&#233;, comme nous le sommes souvent. Croyant ou pas croyant - pour ma part je suis totalement m&#233;cr&#233;ant - &#231;a nous concerne ce genre de chose, et &#231;a a d&#233;termin&#233; notre histoire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quel est l'objet de votre r&#233;sidence au Fourneau ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Notre objectif c'est de construire la colonne vert&#233;brale du spectacle, on additionne les vert&#232;bres, sans vraiment se pr&#233;occuper de ciseler l&#224; ou l&#224;, ce qui importe c'est qu'&#224; la fin de cette r&#233;sidence, &#231;a tienne debout &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_481 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L400xH247/pierre-37216-97f2f.jpg?1730242774' width='400' height='247' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;son&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;tinyplayer&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio progress_bar&#034; style=&#034;background: scroll 0% 0% / cover;&#034;&gt; &lt;div class=&#034;position&#034; &gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;loading&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;player_info&#034;&gt; &lt;button class=&#034;play&#034; title=&#034;Lancer la lecture&#034; data-statut=&#034;play&#034; data-lecture=&#034;Lancer la lecture&#034; data-pause=&#034;Mettre la lecture en pause&#034;&gt; &lt;svg id=&#034;btn-play&#034; viewBox=&#034;0 0 50 49.5&#034;&gt; &lt;polygon points=&#034;0,49.5 0,0 50,24.7 &#034;/&gt; &lt;/svg&gt; &lt;svg id=&#034;btn-pause&#034; viewBox=&#034;0 0 50 49.5&#034;&gt; &lt;rect x=&#034;8.1&#034; y=&#034;1.3&#034; width=&#034;11.3&#034; height=&#034;45.4&#034;/&gt; &lt;rect x=&#034;28.5&#034; y=&#034;1.3&#034; width=&#034;11.3&#034; height=&#034;45.4&#034;/&gt; &lt;/svg&gt; &lt;/button&gt; &lt;button class=&#034;stop&#034; title=&#034;Arr&#234;ter le son&#034;&gt; &lt;svg x=&#034;0px&#034; y=&#034;0px&#034; viewBox=&#034;0 0 50 49.5&#034;&gt; &lt;polygon points=&#034;0,49.5 0,0 50,24.7&#034;/&gt; &lt;rect y=&#034;0&#034; width=&#034;50&#034; height=&#034;49.5&#034;/&gt; &lt;/svg&gt; &lt;/button&gt; &lt;div class=&#034;track&#034;&gt;&lt;a href='https://www.lesreportagesdufourneau.com/IMG/mp3/0/a/2/routine.mp3' rel=&#034;enclosure&#034; title=&#034;Ecouter&#034;&gt;&lt;span class=&#034;fn&#034;&gt;extrait du filage : Saint-Fulbert au couvent
&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;timer&#034;&gt;&lt;span class=&#034;time&#034;&gt;00:00 /&lt;/span&gt; &lt;span class=&#034;duration&#034;&gt;00:00&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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 <item xml:lang="fr">
		<title>
		
		
		 INTERVIEW : 
		Pierre Pr&#233;vost, ou le th&#233;&#226;tre au &#171; corps-accords &#187; </title>
		
		<link>https://www.lesreportagesdufourneau.com/Pierre-Prevost-ou-le-theatre-au.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lesreportagesdufourneau.com/Pierre-Prevost-ou-le-theatre-au.html</guid>
		<dc:date>2003-03-15T09:48:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Kevin</dc:creator>


		<dc:subject>Pierre Pr&#233;vost</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Interview r&#233;alis&#233; au cours de la r&#233;sidence au Fourneau en Mars 2003 &lt;br class='autobr' /&gt;
Du haut de son m&#232;tre quatre vingt six, Pierre Pr&#233;vost est une figure imposante de l'espace public. L'ambivalence Pr&#233;vienne est de jouer avec deux conceptions th&#233;&#226;trales totalement diff&#233;rentes. D'un cot&#233;, un th&#233;&#226;tre d&#233;ambulatoire, revendicatif, dur, &#233;nerv&#233;, et au &#171; milieu des gens &#187;. De l'autre, un th&#233;&#226;tre plus l&#233;ger, et laissant place &#224; une ouverture sur l'imaginaire commun et la connivence avec le public. Rencontre avec (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/-Les-interviews-.html" rel="directory"&gt;Les interviews&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/+-Pierre-Prevost-+.html" rel="tag"&gt;Pierre Pr&#233;vost&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Interview r&#233;alis&#233; au cours de la r&#233;sidence au Fourneau en Mars 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du haut de son m&#232;tre quatre vingt six, Pierre Pr&#233;vost est une figure imposante de l'espace public. L'ambivalence Pr&#233;vienne est de jouer avec deux conceptions th&#233;&#226;trales totalement diff&#233;rentes. D'un cot&#233;, un th&#233;&#226;tre d&#233;ambulatoire, revendicatif, dur, &#233;nerv&#233;, et au &#171; milieu des gens &#187;. De l'autre, un th&#233;&#226;tre plus l&#233;ger, et laissant place &#224; une ouverture sur l'imaginaire commun et la connivence avec le public. Rencontre avec un homme de la rue, qui compare volontiers le fonctionnement d'un spectacle &#224; la m&#233;canique du corps humain...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Pierre Pr&#233;vost : parcours&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Globe Joker&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_476 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L150xH169/minipier1-c9b47-b4863.jpg?1730242774' width='150' height='169' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En 1987, je cr&#233;e la Compagnie Globe Joker avec mon fr&#232;re Jean-Luc. Nous travaillons alors pour des &#233;v&#232;nementiels et pour des associations dans les banlieues, avec un spectacle de clown. Le spectacle qui va d&#233;terminer notre devenir est une petite pochade que j'ai &#233;crite et qui ne sera jou&#233;e qu'une fois. &#231;a s'appelle :&#171; Blanche Neige et la Golden qui tue &#187;, et nous la jouons au milieu des gens. Dans ce spectacle, il y a &#233;videmment Blanche Neige, le chevalier, la sorci&#232;re, et trois nains. Pour les nains, j'ai &#233;crit un texte de &#034;mise en attente&#034; en simili-Vieux Fran&#231;ois, o&#249; ils cherchent Blanche Neige au milieu du public, selon un rituel pr&#233;cis. Ce passage du spectacle fonctionne tellement bien qu'il va devenir ind&#233;pendant sous le nom des Nains. Par la suite, nous allons chercehr &#224; multiplier ce genre de d&#233;couvertes. Notre deuxi&#232;me tentative de rue, c'est le spectacle L'Esb&#233;tonie jou&#233; &#224; Aurillac. Cette pi&#232;ce ne trouve pas le succ&#232;s d'une part parce qu'on ne peut le communiquer correctement et d'autre part, parce qu'on l'a ab&#226;tardit, on a voulu en faire une esp&#232;ce de digest qui passait relativement mal. On est pr&#234;t &#224; abandonner la rue parce que nos travaux pour les &#233;v&#232;nementiels et les associations nous permettent de gagner notre cro&#251;te. Mais elle nous tient &#224; c&#339;ur et en 1994 on se remet &#224; travailler sur des spectacles du type des Nains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Obsessionnels&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
On a alors deux &#233;quipes, une qui joue les Grands Nains, La Tourn&#233;e Electorale, et les Krishnous, la deuxi&#232;me &#233;quipe (dans laquelle je travaille) lance les Repr&#233;sentants ( Huit sayn&#232;tes en 1994, 16 en 1995) chaque &#233;quipe travaille &#224; sa mani&#232;re mais avec le m&#234;me nom g&#233;n&#233;rique, Les Obsessionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce qui est dr&#244;le c'est que le nom a pr&#233;valu sur la compagnie qui n'&#233;tait alors pas tr&#232;s r&#233;put&#233;e.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces deux &#233;quipes l&#224; on eu leur destin. Deux travaux diff&#233;rents, la premi&#232;re &#233;tait plus r&#233;active et nous, nous &#233;tions plus dans le fond et la mise en sc&#232;ne. Ce qui m'int&#233;ressait c'&#233;tait effectivement de faire passer du texte mais pas forc&#233;ment des phrases enti&#232;res, surtout avec la langue fran&#231;aise o&#249; tu peux commencer une phrase sans la terminer et tout le monde la comprend, alors qu'en Allemand ce n'est pas possible. Avec Les Repr&#233;sentants on travaillait sur la c&#233;sure, juste des mots, des sayn&#232;tes orchestr&#233;es et mises en sc&#232;ne. L'id&#233;e &#233;tait de faire une d&#233;monstration de produit, tout en d&#233;montrant la soci&#233;t&#233; en tr&#232;s peu de mots. On est bien tomb&#233;, en 1994 on &#233;tait sous L&#233;otard et tous les organisateurs cherchaient des solutions &#224; pas ch&#232;res, tout en &#233;tant th&#233;&#226;trales. De plus la communication passait bien, du fait de l'inscription Les Obsessionnels sur les valises des repr&#233;sentants.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_475 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L150xH138/minipier2-8871c-388f0.jpg?1730242774' width='150' height='138' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La compagnie Les Obsessionnels a grandi, on a cr&#233;e d'autres spectacles : La Horde, La Marquise de Noutroy, Les Gr&#226;aleurs, Les Cornaqueurs et &#8230; La Chorale de Saint Fulbert, au d&#233;part sous forme de d&#233;ambulatoire, cr&#233;e pour Festimagic dans les supermarch&#233;s. Ca nous disait bien de jeter une chorale de ploucs chantant des chansons cul cul. On s'est tellement bien amus&#233; &#224; le faire qu'on a continu&#233; &#224; le jouer. Au d&#233;but, en 98, c'&#233;tait mauvais, mais les aventures ont continu&#233;, et j'ai &#233;crit et compos&#233; de nouvelles chansons, sans aucune pr&#233;tention.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_474 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L300xH212/minipier4-5cd86-3b64e.jpg?1730205793' width='300' height='212' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2000, cr&#233;ation des Acidus-Obsessionnels&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2000, la base des deux &#233;quipes s'est s&#233;par&#233;e, non pas les gens de la compagnie, mais les deux patrons qu'&#233;taient mon fr&#232;re et moi. Exit Globe Joker, et cr&#233;ation des Goulus-Obsessionnels avec Jean-Luc et des Acidus-Obsessionnels sous ma direction. On garde le nom g&#233;n&#233;rique, pour que les gens puissent faire le rapprochement, et parce que c'est tr&#232;s difficile d' avoir un nom, de construire une r&#233;putation. Il y a encore des gens qui nous appellent les Obsessionnels alors que la compagnie n'existe plus. C'est rest&#233; dans la m&#233;moire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Th&#233;oriser une mise en sc&#232;ne spontan&#233;e, chercher des proc&#233;dures qui nous permettent d'avancer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sp&#233;cificit&#233; au d&#233;part des Obsessionnels puis d'Acidu, c'est de vouloir jouer au milieu, je ne veux pas avoir un rapport frontal, je veux jouer au milieu des gens, en ayant un rapport spontan&#233;, de retrouver un peu le th&#233;&#226;tre saltimbanque, mais face &#224; un public beaucoup plus civilis&#233; que celui du moyen &#226;ge ... Aujourd'hui, et gr&#226;ce au th&#233;&#226;tre de rue, les gens commencent &#224; comprendre qu'un mec d&#233;guis&#233; n'est pas forc&#233;ment l&#224; pour faire le clown, qu'il est acteur, et c'est &#224; partir de l&#224; que tu peux introduire une d&#233;marche th&#233;&#226;trale. Ma partie de travail au sein des diff&#233;rentes compagnies a &#233;t&#233; de trouver et th&#233;oriser une mise en sc&#232;ne spontan&#233;e, de chercher des proc&#233;dures qui nous permettent d'avancer. A partir du moment o&#249; tu as trouv&#233; ces formules qui r&#233;sument le th&#233;&#226;tre d&#233;ambulatoire, il y a la recherche textuelle, qui te permet de fabriquer un r&#233;pertoire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>
		
		
		 INTERVIEW : 
		Burattini, le King Kong de la Rue</title>
		
		<link>https://www.lesreportagesdufourneau.com/Burattini-le-King-Kong-de-la-Rue.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lesreportagesdufourneau.com/Burattini-le-King-Kong-de-la-Rue.html</guid>
		<dc:date>2002-07-31T15:23:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Kevin</dc:creator>


		<dc:subject>Burattini (L'Illustre Famille)</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Interview r&#233;alis&#233; au Festival des arts dans la rue de Morlaix le 31 Juillet 2002. Dans la rue, tu croises des mecs extraordinaires, ils te balancent un message &#224; la gueule, et t'en fais ce que tu veux. Le talent Burattini se trouve dans les g&#232;nes, et ni lui, ni personne n'arrivent &#224; l'expliquer. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Et des fois 10 ans plus tard tu comprends ce que t'as dit 10 ans plus t&#244;t. Tu le disais d&#233;j&#224; mais tu le comprenais pas.&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
J'avais 10 ans, aujourd'hui j'en ai 20. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le paradoxe et le myst&#232;re (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/-Les-interviews-.html" rel="directory"&gt;Les interviews&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/+-Burattini-L-Illustre-Famille-70-+.html" rel="tag"&gt;Burattini (L'Illustre Famille)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Interview r&#233;alis&#233; au Festival des arts dans la rue de Morlaix le 31 Juillet 2002. Dans la rue, tu croises des mecs extraordinaires, ils te balancent un message &#224; la gueule, et t'en fais ce que tu veux. Le talent Burattini se trouve dans les g&#232;nes, et ni lui, ni personne n'arrivent &#224; l'expliquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Et des fois 10 ans plus tard tu comprends ce que t'as dit 10 ans plus t&#244;t. Tu le disais d&#233;j&#224; mais tu le comprenais pas.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'avais 10 ans, aujourd'hui j'en ai 20.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le paradoxe et le myst&#232;re Burat' r&#233;sident pour toujours dans cette phrase : &#034;C'&#233;tait tout &#224; double mot, et fallait comprendre &#224; demi mot&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet entretien n'explique rien... Du moins pas encore Dans 10 ans peut-&#234;tre&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est la diversit&#233; qu'est fantastique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu &#233;cris en 1992 : &#034;Mon r&#234;ve secret, que mes enfants, comme des cr&#233;tins, reprennent le &#034;R&#233;pertoire&#034; en ayant la pr&#233;tention de le d&#233;poussi&#233;rer, de le r&#233;actualiser&#034;. 10 ans apr&#232;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_469 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L78xH100/sans_titre-1-60721-68b0c.jpg?1730242774' width='78' height='100' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Je me moquais du th&#233;&#226;tre qui prend un r&#233;pertoire classique et qui finalement construit un remake. Au cin&#233;ma, imagine si chaque ann&#233;e un mec d&#233;cide de tourner Autant en emporte le vent, dans la bo&#238;te noire classique, &#231;a se passe comme &#231;a, y'a plus de 50 personnes qui mettent en sc&#232;ne le m&#234;me Moli&#232;re, le m&#234;me Shakespeare, le m&#234;me Ionesco, je trouve &#231;a aberrant. Effectivement, chacun am&#232;ne sa version, mais c'est pas &#231;a qui fait avancer le shmilblick, ce qui est formidable c'est la mani&#232;re dont Courcoult (directeur du Royal de Luxe), ou Pascal Rome (Cie OPUS) imaginent leur spectacle, c'est la diversit&#233; qu'est fantastique. La sp&#233;cificit&#233; des Arts de la rue, c'est d'&#234;tre continuellement en recherche et que chacun trouve de nouvelles variantes &#224; donner, il faut pas &#226;nonner, ni r&#233;p&#233;ter sans arr&#234;t pour amener sa petite variante de trou du cul&#8230; C'est peut-&#234;tre tr&#232;s bien de montrer des classiques, de les offrir aux yeux et aux oreilles des spectateurs et m&#234;me avec une grande mise en sc&#232;ne moi je les ai pas vus&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le th&#233;&#226;tre de rue, les mecs ont des textes contemporains ou des images contemporaines, c'est leur truc &#224; eux, c'est leur moment &#224; eux, c'est le th&#233;&#226;tre cr&#233;atif de notre &#233;poque, c'est l'art le plus contemporain, et beaucoup plus que le rock'n roll ! Dans la norme traditionnelle, le Th&#233;&#226;tre de rue ne para&#238;t pas abouti, mais c'est parce que les crit&#232;res de s&#233;lection ne sont pas les m&#234;mes que ce ceux du th&#233;&#226;tre, car c'est une invention d'&#233;criture. Tu as des spectacles en mouvement, &#224; l'arr&#234;t, en odeur, c'est &#233;tonnant quoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est ton message pour les jeunes compagnies et les futurs acteurs de la rue ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_470 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L81xH100/burat3-4353f-f76d9.jpg?1730242775' width='81' height='100' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Quand tu commences &#224; vingt balais, t'es tout neuf, tu inventes et tu chies sur ce qui existe d&#233;j&#224;, tu te fais ta place, t'essayes aussi de comprendre ce que tu fais pour le faire assez longtemps, tu peux &#234;tre cr&#233;atif mais ce qu'il faut, c'est tenir la distance, est-ce que dans vingt ans tu seras encore dans le syst&#232;me ou dans la rue ? Et puis tu as aussi le champ d'exp&#233;rience, nous, on fait du forain, parce que les organisateurs demandent du forain&#8230; &#231;a tient dans un camion 20 m3, &#231;a co&#251;te tant etc&#8230; Mais &#224; la Bourboule on a cr&#233;&#233; des spectacles que l'on a jou&#233;s qu'une seule fois, donc champ d'exp&#233;rience. Et puis dans les compagnies, tu rencontres des gens qu'ont 10 ans, 20 ans, 30 ans de plus, ce sont des mecs qui se sont corrig&#233;s, qui se sont moul&#233;s, ils inventent, ils revendiquent, c'est encore une troisi&#232;me aventure, et les aventures humaines, t'en as plein !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu utilises l'expression &#034;Troupe dinosaure&#034; pour caract&#233;riser les plus anciennes compagnies, l'extinction est proche ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T&#244;t ou tard&#8230; Moi j'ai 55 ans, Kurosawa &#233;crivait des films &#224; 80 ans. Trois cin&#233;astes s'&#233;taient cotis&#233;s pour qu'il r&#233;alise son film R&#234;ve. Peut-&#234;tre que des gens feront la m&#234;me chose pour moi quand j'aurai 80 ans&#8230; J'en sais rien je dis &#231;a comme &#231;a ! Moi, j'ai une vie d'artiste vieillissante &#224; faire, je me vois pas comme &#231;a mais je sais tr&#232;s bien que le directeur de cirque il finit un jour &#224; la caisse&#8230; Je l'ai &#233;crit mon parcours, je sais comment c'est, j'ai commenc&#233; &#224; 16 ans et &#189;, et aujourd'hui je suis toujours dans le coup&#8230; j'esp&#232;re durer encore 20 ans, histoire de faire chier deux ou trois petits jeunes (sourire)&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_471 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L69xH100/burat4-85aa1-c12dd.jpg?1730205793' width='69' height='100' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Nous on attendait la rel&#232;ve, mais elle existe pas, la rel&#232;ve. Elle n'a jamais exist&#233;, je suis la rel&#232;ve de quelqu'un que j'ignore. Ce qu'il y a c'est des nouveaux publics, et des nouvelles demandes, le publics changent, quand tu vois dans des &#233;missions &#224; la con des mecs qui s'excitent &#224; chanter la chanson de Casimir (il entonne le d&#233;but), c'est tellement con, d'ailleurs je la trouvais d&#233;j&#224; con cette &#233;mission mais c'est leur r&#233;f&#233;rence, t'en as d'autres c'est Claude Fran&#231;ois, Adamo. Le public change et peut-&#234;tre que dans 15 ans la rue elle sera riche de hip hop, j'esp&#232;re que non je te le dis franchement&#8230; le music-hall il &#233;tait &#224; son apog&#233;e et tout d'un coup il a disparu, alors qu'il y avait des num&#233;ros extraordinaires, tout comme le cirque : le public ne vient plus. Le cin&#233;ma pareil, plus les jeunes vont au cinoche plus les films sont cons, &#231;a devient gore, adolescent, tu montres un bout de bite, un peu de nichon et puis si tu peux couper une t&#234;te, ils aiment bien les ados, c'est tendance&#8230; Donc les mecs fabriquent des films pour les ados, ce sont des &#233;poques, c'est tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a 10 ans j'ai vu &#034;T'as d'beaux yeux&#034;&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, d'ailleurs je regrettais de pas t'avoir gifl&#233; &#224; l'&#233;poque, et si tu le permets maintenant &#8230;si t'as deux minutes &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Je garde toujours Burattini&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tout le monde est attentif &#224; ton spectacle, quand tu t'adresses avec guignol &#224; des anciens ou &#224; des m&#244;mes, ils ont les yeux qui brillent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, j'aime ce spectacle. C'est une parodie de moi m&#234;me, je d&#233;conne avec les m&#244;mes, je les adore, mais &#224; travers &#231;a, j'ai pu dire tout ce que je pensais de l'&#233;ducation. Je ne suis pas com&#233;dien, je n'interpr&#232;te pas des r&#244;les diff&#233;rents, j'ai choisi un personnage que je peaufine comme Charlot ou Buster Keaton, je fais passer mon personnage &#224; travers des &#233;motions et des histoires diff&#233;rentes, je garde toujours Burattini, dans ce spectacle il est plut&#244;t cracheur dans la soupe, il est tellement clown-agressif et clown-odieux qu'il fait rire, mais Burattini est aussi philosophe (Le mus&#233;e des contes de f&#233;es), exploiteur (Le manchot). Ca fait 35 ans que j'ai ce personnage, Guignol, quand j'avais 20 ans, je le faisais avec une certaine voix et une certaine mentalit&#233; maintenant, je le fais encore mais diff&#233;remment. Mais c'est mon histoire, je ne suis pas com&#233;dien, c'est un autre boulot, chacun son boulot. Je continue d'avancer, on est en train de cr&#233;er un spectacle autour d'un combat de coq et je me demande quelle autre facette de Burattini vais-je exploiter&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu racontes l'histoire des Buratt, elle est r&#233;elle alors ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_472 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L72xH100/burat5-f5745-6bb53.jpg?1730242775' width='72' height='100' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Oui, l'histoire des Burattini est vraie. C'est bien la famille Italienne qui est venue et tout &#231;a&#8230; Dans le Jabberwock, un bonimenteur explique comment on peut un jour na&#238;tre dans un pays et par un hasard incroyable se retrouver &#224; 500 kilom&#232;tres de son lieu de naissance avec une nationalit&#233;, c'est ce qui m'est arriv&#233;&#8230; Je suis fran&#231;ais parce que Pof une partie de ma famille s'est arr&#234;t&#233;e l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;J'ai parl&#233; &#224; la profession&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lorsque Burattini br&#251;le son d&#233;cor&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je voulais montrer qu'il ne faut pas tenir aux choses. Pourquoi on fait des spectacles, quel est le public &#224; qui on s'adresse, quand Godard fait des films, il ne s'adresse pas sp&#233;cialement au public, y'en a qui racontent des histoires lui il fait des films, et il peut le faire aussi pour la profession. Je sais que 3 ou 4 phrases de Godard me dirigent compl&#232;tement, &#231;a me donne des id&#233;es pour les Arts de la Rue. Ce que j'ai fait dans l'incendie de la Baraque Foraine, j'ai parl&#233; &#224; la profession, j'ai parl&#233; de Bartabas, qu'&#233;tait fatigu&#233;, &#233;puis&#233; et qui faisait une derni&#232;re saillie &#224; la trap&#233;ziste, c'&#233;tait tout &#224; double mot et fallait comprendre &#224; demi mot, j'ai parl&#233; de mon grand-p&#232;re qu'&#233;tait zoophile chez Bouglione, &#224; travers &#231;a je racontais des trucs. Moi je fais qu'une proposition, les gens disposent de ce que je dis, moi je d&#233;tiens pas la v&#233;rit&#233;, c'est ce que je ressens, et parfois m&#234;me ce que je dis je le ressens un peu plus tard&#8230; Je le dis parce que c'est dans les g&#234;nes, j'arrive pas trop bien &#224; l'analyser, mais plus tard, je comprends ce que j'ai dit, c'est souvent comme &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_473 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L250xH188/burattini-27ceb-a5c90.jpg?1730242775' width='250' height='188' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>
		
		
		 INTERVIEW : 
		Entrevue avec Bruno Schnebelin, de la compagnie Ilotopie et pr&#233;sident de la F&#233;d&#233;ration</title>
		
		<link>https://www.lesreportagesdufourneau.com/Entrevue-avec-Bruno-Schnebelin-de.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lesreportagesdufourneau.com/Entrevue-avec-Bruno-Schnebelin-de.html</guid>
		<dc:date>2000-07-19T15:08:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Kevin</dc:creator>


		<dc:subject>Ilotopie (Cie)</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il faut chercher des formes nouvelles, et je crois que l'espace public a les moyens de le faire. Il faut aussi faire attention &#224; ne pas pr&#233;senter des formes distractives ou trop faciles du th&#233;&#226;tre de rue, car ce genre de choix est tr&#232;s vite r&#233;cup&#233;r&#233; par le commercial ou le politique ... &lt;br class='autobr' /&gt;
Interview r&#233;alis&#233; au Festival des arts dans la rue de Morlaix le 19 Juillet 2000 &lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut chercher des formes nouvelles, et je crois que l'espace public a les moyens de le faire. Il faut aussi faire (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/-Les-interviews-.html" rel="directory"&gt;Les interviews&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/+-Ilotopie-Cie-167-+.html" rel="tag"&gt;Ilotopie (Cie)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Il faut chercher des formes nouvelles, et je crois que l'espace public a les moyens de le faire. Il faut aussi faire attention &#224; ne pas pr&#233;senter des formes distractives ou trop faciles du th&#233;&#226;tre de rue, car ce genre de choix est tr&#232;s vite r&#233;cup&#233;r&#233; par le commercial ou le politique ...&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Interview r&#233;alis&#233; au &lt;a href=&#034;http://www.artsdanslarue.com/far/2000/07-19.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Festival des arts dans la rue de Morlaix le 19 Juillet 2000&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;son&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;tinyplayer&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio progress_bar&#034; style=&#034;background: scroll 0% 0% / cover;&#034;&gt; &lt;div class=&#034;position&#034; &gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;loading&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;player_info&#034;&gt; &lt;button class=&#034;play&#034; title=&#034;Lancer la lecture&#034; data-statut=&#034;play&#034; data-lecture=&#034;Lancer la lecture&#034; data-pause=&#034;Mettre la lecture en pause&#034;&gt; &lt;svg id=&#034;btn-play&#034; viewBox=&#034;0 0 50 49.5&#034;&gt; &lt;polygon points=&#034;0,49.5 0,0 50,24.7 &#034;/&gt; &lt;/svg&gt; &lt;svg id=&#034;btn-pause&#034; viewBox=&#034;0 0 50 49.5&#034;&gt; &lt;rect x=&#034;8.1&#034; y=&#034;1.3&#034; width=&#034;11.3&#034; height=&#034;45.4&#034;/&gt; &lt;rect x=&#034;28.5&#034; y=&#034;1.3&#034; width=&#034;11.3&#034; height=&#034;45.4&#034;/&gt; &lt;/svg&gt; &lt;/button&gt; &lt;button class=&#034;stop&#034; title=&#034;Arr&#234;ter le son&#034;&gt; &lt;svg x=&#034;0px&#034; y=&#034;0px&#034; viewBox=&#034;0 0 50 49.5&#034;&gt; &lt;polygon points=&#034;0,49.5 0,0 50,24.7&#034;/&gt; &lt;rect y=&#034;0&#034; width=&#034;50&#034; height=&#034;49.5&#034;/&gt; &lt;/svg&gt; &lt;/button&gt; &lt;div class=&#034;track&#034;&gt;&lt;a href='https://www.lesreportagesdufourneau.com/IMG/mp3/9/4/3/interview_schnebelin1.mp3' rel=&#034;enclosure&#034; title=&#034;Ecouter&#034;&gt;&lt;span class=&#034;fn&#034;&gt;Quelles sont pour toi les voies &#224; envisager pour le th&#233;&#226;tre de rue actuel ?
&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;timer&#034;&gt;&lt;span class=&#034;time&#034;&gt;00:00 /&lt;/span&gt; &lt;span class=&#034;duration&#034;&gt;00:00&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il faut chercher des formes nouvelles, et je crois que l'espace public a les moyens de le faire. Il faut aussi faire attention &#224; ne pas pr&#233;senter des formes distractives ou trop faciles du th&#233;&#226;tre de rue, car ce genre de choix est tr&#232;s vite r&#233;cup&#233;r&#233; par le commercial ou le politique, qui s'en sert pour animer les villes. C'est une face du th&#233;&#226;tre de rue, mais je pense qu'il ne faut pas en rester l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_465 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;37&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L179xH250/schnebelin-961e4-c1575.jpg?1730222563' width='179' height='250' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Ilotopie au FAR de Morlaix
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;FAR 2000
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;son&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;tinyplayer&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio progress_bar&#034; style=&#034;background: scroll 0% 0% / cover;&#034;&gt; &lt;div class=&#034;position&#034; &gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;loading&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;player_info&#034;&gt; &lt;button class=&#034;play&#034; title=&#034;Lancer la lecture&#034; data-statut=&#034;play&#034; data-lecture=&#034;Lancer la lecture&#034; data-pause=&#034;Mettre la lecture en pause&#034;&gt; &lt;svg id=&#034;btn-play&#034; viewBox=&#034;0 0 50 49.5&#034;&gt; &lt;polygon points=&#034;0,49.5 0,0 50,24.7 &#034;/&gt; &lt;/svg&gt; &lt;svg id=&#034;btn-pause&#034; viewBox=&#034;0 0 50 49.5&#034;&gt; &lt;rect x=&#034;8.1&#034; y=&#034;1.3&#034; width=&#034;11.3&#034; height=&#034;45.4&#034;/&gt; &lt;rect x=&#034;28.5&#034; y=&#034;1.3&#034; width=&#034;11.3&#034; height=&#034;45.4&#034;/&gt; &lt;/svg&gt; &lt;/button&gt; &lt;button class=&#034;stop&#034; title=&#034;Arr&#234;ter le son&#034;&gt; &lt;svg x=&#034;0px&#034; y=&#034;0px&#034; viewBox=&#034;0 0 50 49.5&#034;&gt; &lt;polygon points=&#034;0,49.5 0,0 50,24.7&#034;/&gt; &lt;rect y=&#034;0&#034; width=&#034;50&#034; height=&#034;49.5&#034;/&gt; &lt;/svg&gt; &lt;/button&gt; &lt;div class=&#034;track&#034;&gt;&lt;a href='https://www.lesreportagesdufourneau.com/IMG/mp3/e/3/c/interview_schnebelin2.mp3' rel=&#034;enclosure&#034; title=&#034;Ecouter&#034;&gt;&lt;span class=&#034;fn&#034;&gt;Faut il alors alimenter ce c&#244;t&#233; rebelle et contestataire ?
&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;timer&#034;&gt;&lt;span class=&#034;time&#034;&gt;00:00 /&lt;/span&gt; &lt;span class=&#034;duration&#034;&gt;00:00&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comme le fait la musique, le th&#233;&#226;tre de rue peut et doit se brancher socialement sur les jeunes et la soci&#233;t&#233; du moment, c'est pour &#231;a qu'il a aussi besoin de renouvellement et d'&#234;tre encore plus rebelle que les formes ant&#233;rieures. Comme je l'ai d&#233;j&#224; dit, il faut chercher des formes qui soient virulentes, m&#234;me si elles parlent du futur et que ce n'est pas tr&#232;s gai.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;son&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;tinyplayer&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio progress_bar&#034; style=&#034;background: scroll 0% 0% / cover;&#034;&gt; &lt;div class=&#034;position&#034; &gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;loading&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;player_info&#034;&gt; &lt;button class=&#034;play&#034; title=&#034;Lancer la lecture&#034; data-statut=&#034;play&#034; data-lecture=&#034;Lancer la lecture&#034; data-pause=&#034;Mettre la lecture en pause&#034;&gt; &lt;svg id=&#034;btn-play&#034; viewBox=&#034;0 0 50 49.5&#034;&gt; &lt;polygon points=&#034;0,49.5 0,0 50,24.7 &#034;/&gt; &lt;/svg&gt; &lt;svg id=&#034;btn-pause&#034; viewBox=&#034;0 0 50 49.5&#034;&gt; &lt;rect x=&#034;8.1&#034; y=&#034;1.3&#034; width=&#034;11.3&#034; height=&#034;45.4&#034;/&gt; &lt;rect x=&#034;28.5&#034; y=&#034;1.3&#034; width=&#034;11.3&#034; height=&#034;45.4&#034;/&gt; &lt;/svg&gt; &lt;/button&gt; &lt;button class=&#034;stop&#034; title=&#034;Arr&#234;ter le son&#034;&gt; &lt;svg x=&#034;0px&#034; y=&#034;0px&#034; viewBox=&#034;0 0 50 49.5&#034;&gt; &lt;polygon points=&#034;0,49.5 0,0 50,24.7&#034;/&gt; &lt;rect y=&#034;0&#034; width=&#034;50&#034; height=&#034;49.5&#034;/&gt; &lt;/svg&gt; &lt;/button&gt; &lt;div class=&#034;track&#034;&gt;&lt;a href='https://www.lesreportagesdufourneau.com/IMG/mp3/0/c/1/interview_schnebelin3.mp3' rel=&#034;enclosure&#034; title=&#034;Ecouter&#034;&gt;&lt;span class=&#034;fn&#034;&gt;Tu tournes pourtant depuis plus de 10 ans avec la mousse en cage, pourquoi ?
&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;timer&#034;&gt;&lt;span class=&#034;time&#034;&gt;00:00 /&lt;/span&gt; &lt;span class=&#034;duration&#034;&gt;00:00&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce spectacle qui a pourtant dix ans, reste toujours une m&#233;taphore qui pour nous dit quelque chose de tr&#232;s important. On a d'autres cr&#233;ations plus d'actualit&#233;, mais c'est aussi parce que la mousse en cage nous plait vraiment, on prend du plaisir et c'est aussi tr&#232;s important.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_464 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;28&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L188xH250/ilotopie4-2c413-e4cf1.jpg?1730205793' width='188' height='250' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Ilotopie au FAR de Morlaix
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Quel est le but de ce spectacle ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous essayons de viser la plus large population possible, pour la tirer vers des r&#233;flexions, des formes et des syst&#232;mes d'agitations qui peuvent peut &#234;tre d&#233;boucher sur quelque chose.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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