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	<title>Les Reportages du Fourneau---- </title>
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	<description>Le site reportagesdufourneau.com regroupe tous les reportages, interviews, photos et vid&#233;os effectu&#233;s par l'&#233;quipe du Fourneau, &#224; l'occasion des rendez-vous publics qu'il programme mais ce site est avant tout un outil collaboratif ! Nous vous invitons &#224; y contribuer en y d&#233;posant vos photos, textes, commentaires... Bravo pour votre contribution et &#224; bient&#244;t dans l'espace public !</description>
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		<title>Les Reportages du Fourneau</title>
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		<title>
		
		
		 INTERVIEW : 
		Bertrand Siffritt, Cie Art Tout Chaud au FAR de Morlaix</title>
		
		<link>https://www.lesreportagesdufourneau.com/Bertrand-Siffritt-Cie-Art-Tout.html</link>
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		<dc:date>2003-07-30T10:54:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sandrine</dc:creator>


		<dc:subject>Art tout chaud (Cie)</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Bertrand Siffritt et la compagnie Art tout chaud jouaient &#224; Morlaix ce mercredi 30 juillet. Sc&#233;nographe, Bertrand Siffritt s'interroge sur l'avenir. Avec le protocole d'accords, la compagnie, mais &#233;galement le statut de ses dix intermittents sont menac&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
La culture victime de la mondialisation &lt;br class='autobr' /&gt;
Bertrand Siffritt, intermittent de 48 ans, nous explique qu'au del&#224; de l'annonce du protocole d'accords sur l'indemnisation ch&#244;mage des intermittents, c'est le contexte national et mondial qui met (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/-Les-interviews-.html" rel="directory"&gt;Les interviews&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/+-Art-tout-chaud-Cie-43-+.html" rel="tag"&gt;Art tout chaud (Cie)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bertrand Siffritt et la compagnie Art tout chaud jouaient &#224; Morlaix ce mercredi 30 juillet. Sc&#233;nographe, Bertrand Siffritt s'interroge sur l'avenir. Avec le protocole d'accords, la compagnie, mais &#233;galement le statut de ses dix intermittents sont menac&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture victime de la mondialisation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_665 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L100xH135/siffritt-c2e50-66d9d.jpg?1730227979' width='100' height='135' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bertrand Siffritt, intermittent de 48 ans, nous explique qu'au del&#224; de l'annonce du protocole d'accords sur l'indemnisation ch&#244;mage des intermittents, c'est le contexte national et mondial qui met &#224; mal la culture. &#034;Depuis le 11 septembre 2001, je n'ai pas cr&#233;&#233; une seule sc&#233;nographie. J'ai fait tourner les spectacles pour lesquels j'ai travaill&#233; en tant que r&#233;gisseur, mais en cr&#233;ation pure, je n'ai plus de commande&#034; annonce-t-il. En 1991 d&#233;j&#224;, les r&#233;percussions mondiales de la guerre du Golfe sur la culture avait &#233;t&#233; gravissimes. Aujourd'hui, en plus d'un contexte mondial tendu, la situation fran&#231;aise avec le gouvernement Raffarin ne favorise pas le domaine culturel. Le gouvernement pense davantage s&#233;curit&#233;, justice (&#034;pour les uns mais pas pour les autres&#034;, dixit Bertrand Siffrit) que culture et plaisir. Bertrand met &#233;galement l'accent sur l'&#233;ducation nationale, base fondatrice de toute soci&#233;t&#233; : &#034;Nous subissons non seulement le probl&#232;me de notre statut d'intermittent, mais aussi une morosit&#233; culturelle qui d&#233;marre par l'&#233;ducation nationale. Il faut r&#233;gler &#224; la base la question de l'&#233;ducation de nos enfants. Quel avenir voulons-nous leur construire et leur inculquer ? Il faut que ce soit un avenir id&#233;ologique et non politico-financier. Moins l'&#233;ducation nationale aura de moyens, moins bien nos enfants seront &#233;duqu&#233;s et les d&#233;flagrations arrivent par la suite de g&#233;n&#233;ration en g&#233;n&#233;ration&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; sous la gauche cette tangente &#233;tait palpable. La politique ultra lib&#233;raliste de la droite ne fait que durcir le mouvement. La culture, non rentable, est rel&#233;gu&#233;e au second plan. Bertrand Siffritt ajoute : &#034;Que nos enfants soient cultiv&#233;s n'int&#233;resse pas Ernest Antoine Seill&#232;re. Ce qui l'int&#233;resse, c'est que les gens aillent au turbin et rapporte de l'argent. Na&#239;vement, je pensais que l'on allait vers une soci&#233;t&#233; dite de loisirs gr&#226;ce au partage des richesses&#034;. Il ne va pas sans dire qu'il est tr&#232;s d&#233;&#231;u, non pas seulement par cette droite tr&#232;s dure qui gouverne la France en ce moment, mais aussi par Aznar, Blair, Bush, sans parler de Berlusconi. &#034;Le G8, c'est une bande mafieuse &#224; la botte des lobbying industriels et financiers. Autrefois, nous &#233;tions g&#233;r&#233;s par des nations, maintenant &#231;a va &#234;tre par une mondialisation f&#233;odale dans laquelle nous, citoyens, allons observer des princes et des princesses sur nos &#233;crans de t&#233;l&#233;viseurs&#034;. Bertrand Siffritt entend par cela que la t&#233;l&#233;vision, m&#233;dia le plus &#224; la mode du G8, devient une forteresse du pouvoir. Et pour cause, les intermittents qui veulent s'exprimer sur le probl&#232;me que pose leur statut se voient interdits d'y entrer. Seuls les stars ou &#034;princes et princesses&#034; vont s'y produire, passer de cha&#238;nes en cha&#238;nes, dans des programmes qui abrutissent le public consommateur. Il d&#233;nonce cette id&#233;e du monde r&#233;gi par le pouvoir et l'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Faire bouger les choses en France&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bertrand Siffritt estime qu'il est tr&#232;s important de jouer, dans des festivals comme celui de Morlaix, afin de pouvoir apporter la bonne parole au public apr&#232;s les spectacles. Cependant, comme beaucoup de professionnels du spectacle, il est convaincu qu'il faut durcir le mouvement &#224; la rentr&#233;e en bloquant toute la culture, y compris les cin&#233;mas et la t&#233;l&#233;vision. Pour lui, c'est un moyen de faire prendre conscience &#224; la France de ce que peut &#234;tre une soci&#233;t&#233; sans culture. Il pr&#233;cise d'ailleurs &#034;quand je parle de culture, je n'entends pas la culture des arts de la rue, ni la culture cin&#233;matographique, mais aussi la t&#233;l&#233;vision. La t&#233;l&#233;vision est une culture &#224; part enti&#232;re. Mais, il faut que les &#034;cam&#233;s&#034; de la t&#233;l&#233; en soient priv&#233;s pendant un moment, afin qu'ils s'aper&#231;oivent que de nombreux intermittents y travaillent et que sans intermittents, ils sont priv&#233;s de leur &#034;cam&#034; quotidienne&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les choses sont dites, les professionnels de la culture, bien vivants, font planer la menace d'un automne culturel mort. C'est maintenant &#224; la France de r&#233;agir : &#224; la population de se solidariser, aux politiques de prendre en compte les revendications clam&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis le 30 juillet au &lt;a href=&#034;http://www.artsdanslarue.com/far/2003/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;far de Morlaix&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>
		
		
		 INTERVIEW : 
		Pierre Pr&#233;vost, Cie Acidu au FAR de Morlaix</title>
		
		<link>https://www.lesreportagesdufourneau.com/Pierre-Prevost-Cie-Acidu-au-FAR-de.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lesreportagesdufourneau.com/Pierre-Prevost-Cie-Acidu-au-FAR-de.html</guid>
		<dc:date>2003-07-30T10:50:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sandrine</dc:creator>


		<dc:subject>Acidu (Cie)</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pierre Pr&#233;vost est le directeur artistique de la compagnie Acidu, pr&#233;sente mercredi 30 juillet 2003 au Far de Morlaix. Il est &#233;galement administrateur de La F&#233;d&#233;ration et membre du collectif &#034;Restons vivants&#034;. Personnage embl&#233;matique, charismatique, il prend pleinement part &#224; la lutte des intermittents. &lt;br class='autobr' /&gt;
Gr&#233;viste des premi&#232;res semaines de r&#233;sistance, la compagnie Acidu a jou&#233; au FAR de Morlaix. Pierre Pr&#233;vost nous explique ce choix : &#034;Ma position est double. Je veux m'opposer tr&#232;s fortement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/-Les-interviews-.html" rel="directory"&gt;Les interviews&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lesreportagesdufourneau.com/+-Acidu-Cie-14-+.html" rel="tag"&gt;Acidu (Cie)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_663 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L100xH144/prevost-85587-217a8.jpg?1730227979' width='100' height='144' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pierre Pr&#233;vost est le directeur artistique de la compagnie Acidu, pr&#233;sente mercredi 30 juillet 2003 au Far de Morlaix. Il est &#233;galement administrateur de &lt;a href=&#034;http://www.federationartsdelarue.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La F&#233;d&#233;ration&lt;/a&gt; et membre du collectif &#034;Restons vivants&#034;. Personnage embl&#233;matique, charismatique, il prend pleinement part &#224; la lutte des intermittents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#233;viste des premi&#232;res semaines de r&#233;sistance, la compagnie Acidu a jou&#233; au FAR de Morlaix. Pierre Pr&#233;vost nous explique ce choix : &#034;Ma position est double. Je veux m'opposer tr&#232;s fortement &#224; ce protocole d'une mani&#232;re efficace, parce que la mort de beaucoup d'entre-nous est programm&#233;e, mais ce n'est pas une raison de la h&#226;ter, essayons de nous battre le plus longtemps possible&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les actions men&#233;es depuis le 26 juin ont &#233;t&#233; int&#233;ressantes. Des solidarit&#233;s sont n&#233;es, des actions constructives ont &#233;t&#233; men&#233;es. Des tactiques divergentes, des radicaux ont aussi divis&#233; le mouvement. Cette &#233;tape &#233;tait certainement indispensable. Elle a sensibilis&#233; le public. Apr&#232;s les multiples exp&#233;riences d'une lutte &#034;imaginative&#034;, comme la qualifie Pierre Pr&#233;vost, l'heure est d&#233;sormais &#224; la reconcentration. Les professionnels de la culture doivent retrouver une unit&#233; pour atteindre leur objectif commun : la survie de la culture en France, de l'exception culturelle et de la diversit&#233; culturelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Survivre : un acte de r&#233;sistance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; un mouvement qui ne faiblit pas, le gouvernement et le MEDEF n'entendent toujours rien. Pierre Pr&#233;vost va m&#234;me plus loin, en affirmant que &#034;le plus grand service que les compagnies puissent leur rendre est de mourir&#034;. Survivre, oui mais pas &#224; tout prix. Il tient &#224; rappeler le message du collectif &#034;Restons vivants&#034; auquel il adh&#232;re : &#034;ne pas perdre son &#226;me dans la lutte&#034;. L'important est de rester fid&#232;le &#224; ses convictions et de concentrer les actions vers le public, enjeu essentiel du mouvement. Selon lui, c'est une lutte &#224; long terme contre le gouvernement qu'il faut d&#233;velopper : &#034;Avec restons vivants, nous voulons pr&#233;occuper Aurillac et en faire un super forum afin de pr&#233;parer les actions de la rentr&#233;e&#034;. Aurillac existera peut-&#234;tre en tant que festival de soutien mais il serait ind&#233;cent, aux dires de Pierre Pr&#233;vost, qu'il devienne un grand march&#233; officiel de th&#233;&#226;tre de rue : &#034;Il faut que la suite du combat s'y tienne, que les compagnies jouent, popularisent et crient leur r&#233;volte, que l'arm&#233;e de l'art se mettent en branle, que les actions essay&#233;es soient d&#233;velopp&#233;es et que d'autres soient encore invent&#233;es&#034;. Pierre Pr&#233;vost d&#233;fend le droit de produire librement du r&#234;ve et de l'imaginaire, sans lequel la France rentrerait dans une soci&#233;t&#233; purement marchande : &#034;Aujourd'hui, nous d&#233;fendons les raisons pour lesquelles nous faisons notre m&#233;tier. Nous nous rendons compte que nous faisions peut-&#234;tre de la politique sans le savoir, comme Monsieur Jourdain avec la prose&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_664 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L265xH203/texte-pierre-4a734-5a7a0.jpg?1730430466' width='265' height='203' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;cup&#233;rer de la dignit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Le protocole est non seulement assassin, mais compl&#232;tement cr&#233;tin&#034;. Pierre, qui n'&#233;tait pourtant pas contre un am&#233;nagement du statut des intermittents, d&#233;nonce fortement ce protocole confus, adopt&#233; &#224; la va-vite alors que les accords FESSAC &#233;taient en cours. Les enjeux sont culturels et politiques. &#034;Jean-Jacques Aillagon veut des festivals d'excellence, une culture d'excellence, alors que nous travaillons dans le sens d'une culture r&#233;appropri&#233;e, indispensable actuellement pour faire contrepoids &#224; la t&#233;l&#233;vision&#034;, nous explique-t-il, contestant la r&#233;ponse du Premier Ministre sur le versement de subventions aux compagnies. Ces aides de l'Etat signifient pour lui une menace &#224; la libert&#233; de cr&#233;ation : &#034;D'accord que l'Etat impulse les choses, mais la profession n'a pas besoin que de &#231;a. Elle doit pouvoir prendre des initiatives. Ce qui &#233;tait fait avec les Assedic c'&#233;tait une sorte d'&#233;galit&#233; des chances pour chacun&#034;. Les Assedic permettait &#224; un artiste de pouvoir vivre d&#233;cemment. Pierre Pr&#233;vost qualifie de m&#233;prisable l'attitude du gouvernement : &#034;Il faut r&#233;cup&#233;rer de la dignit&#233;. Avec &#034;Restons Vivants&#034; nous d&#233;couvrons le m&#233;pris, que certains subissent depuis des ann&#233;es. Des gens nous rejoignent dans notre lutte&#034;. Clamant haut et fort les liens qui se cr&#233;ent au sein de la profession mais aussi avec le public, il esp&#232;re que cet apprentissage politique et syndical aura des suites. Le chantier culturel &#224; cr&#233;er est immense et ne se limite pas aux arts de la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;interview r&#233;alis&#233;e le 30 juillet 2003 au &lt;a href=&#034;http://www.artsdanslarue.com/far/2003/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;far de Morlaix&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>
		
		
		 INTERVIEW : 
		Boni et la famille Ramirez au FAR de Morlaix</title>
		
		<link>https://www.lesreportagesdufourneau.com/Boni-et-la-famille-Ramirez-au-FAR.html</link>
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		<dc:date>2003-07-23T10:47:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sandrine</dc:creator>


		<dc:subject>Boni et la famille Ramirez (Cie)</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Boni et la famille Ramirez : NON &#224; la r&#233;gression sociale &lt;br class='autobr' /&gt;
Boni et la famille Ramirez est une compagnie franco-catalane qui sillonne les rues de France, d'Espagne et d'ailleurs avec son spectacle de cirque. Face au public, les trois personnages tentent de s'accaparer le centre de la piste. Les situations comiques s'encha&#238;nent, ponctu&#233;es de num&#233;ros de grande qualit&#233; : &#233;quilibres mains &#224; mains, rouleau, monocycle... &lt;br class='autobr' /&gt;
Boni, Ma Dolores et Antonio, alias Johnny, Sylvia et D&#233;d&#233; ont tous un statut (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Boni et la famille Ramirez : NON &#224; la r&#233;gression sociale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Boni et la famille Ramirez est une compagnie franco-catalane qui sillonne les rues de France, d'Espagne et d'ailleurs avec son spectacle de cirque. Face au public, les trois personnages tentent de s'accaparer le centre de la piste. Les situations comiques s'encha&#238;nent, ponctu&#233;es de num&#233;ros de grande qualit&#233; : &#233;quilibres mains &#224; mains, rouleau, monocycle...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_662 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L200xH144/rami0-064e2-b4df4.jpg?1730227979' width='200' height='144' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Boni, Ma Dolores et Antonio, alias Johnny, Sylvia et D&#233;d&#233; ont tous un statut diff&#233;rent. Seule Sylvia est intermittente du spectacle depuis tout juste quatre mois, quant &#224; Johnny, il est artiste ind&#233;pendant espagnol. &#034;Nous sommes donc une compagnie une peu particuli&#232;re&#034;, affirme D&#233;d&#233;, le seul fran&#231;ais de la clique. Un fran&#231;ais, mais trois professionnels sensibles aux probl&#232;mes de l'intermittence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;tranger depuis la signature des accords du 26 juin dernier, la compagnie a &#233;t&#233; un peu d&#233;boussol&#233;e &#224; son retour en France le 10 juillet : &#034;nous avions suivi de loin ce qui se passait, mais en rentrant, nous avons &#233;t&#233; confront&#233;s aux divers avis sur le mouvement et au d&#233;bat &#034;gr&#232;ve/pas gr&#232;ve&#034;, on avait du mal &#224; suivre et &#224; se positionner&#034;, nous explique D&#233;d&#233;. &#034;A Grandville, par exemple, nous avons &#233;t&#233; pris en porte &#224; faux ; un mot d'ordre de gr&#232;ve avait &#233;t&#233; donn&#233;, on pensait donc ne pas jouer et finalement toutes les compagnies fran&#231;aises ont maintenu leur repr&#233;sentation&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un contexte difficile. Chaque date est un point d'interrogation sur le d&#233;roulement des &#233;v&#233;nements. Boni et la famille Ramirez s'adapte au coup par coup &#224; la situation. De passage &#224; Morgat, le 22 juillet, les trois artistes ont particuli&#232;rement appr&#233;ci&#233; de jouer et de d&#233;battre avec la grande majorit&#233; du public rest&#233;e apr&#232;s le spectacle. L'important pour la compagnie est de communiquer et d'informer sur ce que sont les intermittents. &#034;C'est une d&#233;marche, tr&#232;s int&#233;ressante qui permet au grand public de conna&#238;tre mieux ce statut et de comprendre son mode de fonctionnement. Elle ne solutionnera peut-&#234;tre rien au niveau de l'Etat mais au moins, elle fait front au travail de d&#233;solidarisation men&#233; par l'Etat dans sa politique de &#034;s&#233;parer pour mieux r&#233;gner&#034;&#034;. D&#233;d&#233; insiste d'ailleurs, au del&#224; du probl&#232;me de l'intermittence, sur le contexte actuel : &#034;aujourd'hui les intermittents, le livret A, les retraites sont la cible du gouvernement, mais nous sommes vraiment sur le chemin d'une r&#233;gression sociale qui touchera tout le monde&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis le 23 juillet 2003 au far de Morlaix&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>
		
		
		 INTERVIEW : 
		Kamel, Cie Mati&#232;re Premi&#232;re &#224; la Garenne des Vieilles Charrues</title>
		
		<link>https://www.lesreportagesdufourneau.com/Kamel-Cie-Matiere-Premiere-a-la.html</link>
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		<dc:date>2003-07-20T10:36:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sandrine</dc:creator>


		<dc:subject>Mati&#232;re premi&#232;re (Cie)</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Booster Kingstone et General XL &#171; d&#233;chirent tout sur sc&#232;ne &#187;. La compagnie toulousaine Mati&#232;re Premi&#232;re, compos&#233;e de trois intermittents, existe depuis 2000. Leur autod&#233;rision musicale remporte un vif succ&#232;s aupr&#232;s du public avec une repr&#233;sentation tous les deux jours en moyenne. Pourtant, depuis quelques temps, Kamel et Xavier sont tr&#232;s pr&#233;occup&#233;s par l'avenir culturel fran&#231;ais. Comme la plupart des artistes, ils craignent non seulement pour leur statut, mais pour l'&#233;volution du syst&#232;me de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Booster Kingstone et General XL &#171; d&#233;chirent tout sur sc&#232;ne &#187;. La compagnie toulousaine Mati&#232;re Premi&#232;re, compos&#233;e de trois intermittents, existe depuis 2000. Leur autod&#233;rision musicale remporte un vif succ&#232;s aupr&#232;s du public avec une repr&#233;sentation tous les deux jours en moyenne. Pourtant, depuis quelques temps, Kamel et Xavier sont tr&#232;s pr&#233;occup&#233;s par l'avenir culturel fran&#231;ais. Comme la plupart des artistes, ils craignent non seulement pour leur statut, mais pour l'&#233;volution du syst&#232;me de soci&#233;t&#233; dans lequel nous vivons. Kamel a accept&#233; de nous faire part de ses r&#233;flexions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Fourneau : &#034;Comment vous positionnez-vous, en tant que compagnie des arts de la rue, suite aux accords du 26 juin ?&#034;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_661 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L80xH103/matiere1-kamel2-87ba7-7cc85.jpg?1730227979' width='80' height='103' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Kamel : &#034;La compagnie se veut actrice dans le mouvement des intermittents. Elle a pris part &#224; la gr&#232;ve, a annul&#233; certaines repr&#233;sentations, a tent&#233; plusieurs formules de sensibilisation du public. C'est tr&#232;s dur physiquement et psychologiquement de se demander tous les jours si on joue ou non, si on fait une action collective ou individuelle. Le collectif artistique a essay&#233; toute une armada d'actions pour solidariser le public&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Fourneau : &#034;Tu crois &#224; une &#233;volution positive du mouvement ?&#034;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kamel : &#034;Je ne sais pas comment voir l'avenir. On est dans un syst&#232;me tr&#232;s r&#233;pressif, on le voit encore aujourd'hui dans la presse avec la nuit cauchemardesque de la rave du Faou&#235;t. Si le protocole d'accord est mis en place, beaucoup vont refuser de profiter du statut et &#234;tre tent&#233;s par la voie de l'ill&#233;galit&#233;, &#224; savoir le travail non d&#233;clar&#233;. N&#233;anmoins, je reste plus que jamais confiant. Le gouvernement a voulu nous d&#233;stabiliser et nous diviser. Il a r&#233;ussi &#224; cr&#233;er la pagaille au sein du milieu culturel, mais je pense que c'est une &#233;tape obligatoire. La solidarit&#233; de tous les secteurs professionnels commence &#224; se faire sentir sur le terrain. Maintenant, c'est un travail de fond qui s'installe. Il doit se d&#233;rouler sur du long terme. La balle est dans notre camp&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le F. : &#034;Depuis le 26 juin, le gouvernement ne fl&#233;chit pas, tu crois que le temps sera un alli&#233; ?&#034;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;K. : &#034;Nous ne savons plus trop que faire pour que le gouvernement nous &#233;coute. La presse a visiblement pris le parti de ne pas parler de nous. Il suffit de regarder les quotidiens r&#233;gionaux d'aujourd'hui, dimanche 20 juillet, des pages enti&#232;res sont r&#233;serv&#233;es aux Vieilles Charrues et pas un article sur la manifestation d'hier dans la Garenne et la prise de parole du directeur du festival sur la sc&#232;ne Glenmor. Le seul moyen est de se solidariser. On s'aper&#231;oit que le public est avec nous. Rendez-vous en septembre, puis aux &#233;lections 2004 qui, pour une fois, devraient r&#233;ellement servir &#224; quelque chose&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;interview r&#233;alis&#233;e le 20 juillet 2003 dans la Garenne des Vieilles charrues&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>
		
		
		 INTERVIEW : 
		Julo, Cie Les Cousins &#224; la Garenne des Vieilles Charrues</title>
		
		<link>https://www.lesreportagesdufourneau.com/Julo-Cie-Les-Cousins-a-la-Garenne.html</link>
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		<dc:date>2003-07-19T10:31:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sandrine</dc:creator>


		<dc:subject>Cousins (Cie Les)</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les Cousins, v&#233;ritables clowns d'un spectacle populaire, sillonnent les routes nationales et internationales depuis 1990. Festivals, th&#233;&#226;tres, rues, les Cousins sont partout chez eux. Leur spectacle actuel se joue en plein air et, ce week-end, aux festivals des Vieilles Charrues. Pourtant, avec le contexte actuel, Ren&#233;, Lolo et Julo, les trois Cousins, n'ont plus vraiment le c&#339;ur &#224; jouer. Sur un festival comme les Vieilles Charrues, o&#249; l'impact est fort, &#034;il &#233;tait important de ne pas jouer&#034;. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les Cousins, v&#233;ritables clowns d'un spectacle populaire, sillonnent les routes nationales et internationales depuis 1990. Festivals, th&#233;&#226;tres, rues, les Cousins sont partout chez eux. Leur spectacle actuel se joue en plein air et, ce week-end, aux festivals des Vieilles Charrues. Pourtant, avec le contexte actuel, Ren&#233;, Lolo et Julo, les trois Cousins, n'ont plus vraiment le c&#339;ur &#224; jouer. Sur un festival comme les Vieilles Charrues, o&#249; l'impact est fort, &#034;il &#233;tait important de ne pas jouer&#034;. Julo nous explique cette position.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_660 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L200xH89/paroles4-ab056-d8f7d.jpg?1730227979' width='200' height='89' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Fourneau : &#034;Quel est votre engagement dans le mouvement des intermittents ?&#034;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julo : &#034;Nous suivons les probl&#232;mes du statut des intermittents depuis plusieurs ann&#233;es, mais la signature du protocole d'accords du 26 juin dernier, nous a r&#233;veill&#233;s. Comme beaucoup de compagnies, il nous a paru n&#233;cessaire d'agir face &#224; cette d&#233;cision. Pr&#233;sents &#224; Sotteville l&#232;s Rouen, l'annulation du festival a &#233;t&#233; le d&#233;clencheur de notre implication dans le mouvement militant&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Fourneau : &#034;Gr&#232;ve ou pas gr&#232;ve ?&#034;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julo : &#034;Nous nous sommes engag&#233;s dans la gr&#232;ve, car nous pensions que, jusqu'&#224; l'annulation du Festival d'Avignon, c'&#233;tait le seul moyen d'action forte et de r&#233;unification des compagnies de rue. Le combat, que certains qualifient de perdu, fait au moins r&#233;fl&#233;chir les fran&#231;ais sur le type de soci&#233;t&#233; dans laquelle ils veulent vivre. Il est vrai que nous esp&#233;rions plus de retour de la part du Minist&#232;re de la Culture, puis du Pr&#233;sident de la R&#233;publique au 14 juillet. Ils font leur politique, ils laissent pourrir sans rien dire et restent sur leur position comme ils l'ont fait avec les retraites et l'&#233;ducation.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le F. : &#034;Comment continuer le mouvement dans ces conditions ?&#034;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J. : &#034;Il faut emp&#234;cher que les m&#233;dias, qui affirment d&#233;j&#224; que le mouvement a une c&#244;te d&#233;favorable aupr&#232;s du public, d&#233;tournent les informations &#224; notre d&#233;savantage. Ce ne sont l&#224; qu'affaires de sondages, mais malgr&#233; la surprise des derni&#232;res &#233;lections pr&#233;sidentielles, ils continuent &#224; influencer l'opinion publique. Sur le terrain, on s'aper&#231;oit que le public se sent concern&#233;, m&#234;me si je ne pense pas qu'il participe au mouvement. Les gens se rendent compte de la diversit&#233; culturelle fran&#231;aise qui existe non seulement gr&#226;ce au statut des intermittents mais aussi gr&#226;ce &#224; la politique culturelle qu'a eu la France pendant ces vingt derni&#232;res ann&#233;es. Ils ont &#233;galement conscience que depuis un an ou deux, la culture est remise en question, les subventions baissent, les petites salles ont de plus en plus de difficult&#233;s &#224; survivre&#8230; Il faut red&#233;finir le probl&#232;me : nous ne sommes pas contre la r&#233;forme du statut d'intermittent, mais contre un projet dans lequel les gens qui ont le plus de mal &#224; s'en sortir dans la profession vont d&#233;gager et ceux qui s'en sortent vont continuer &#224; s'en sortir&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le F. : &#034;Vous - les Cousins - n'&#234;tes pas contre une r&#233;forme du statut, peux-tu nous expliquer ?&#034;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J : &#034;Nous ne sommes pas contre la r&#233;forme du statut, car beaucoup de choses ne vont pas. Le statut des intermittents devrait &#234;tre remis en cause de fa&#231;on intelligente et non pas comme il est fait par le MEDEF et le gouvernement actuel. Des syndicats ont d&#233;j&#224; &#233;mis des propositions qui n'ont jamais &#233;t&#233; retenues, ni m&#234;me lues (les accords FESSAC). Nous souhaitons voir &#233;voluer le statut des intermittents, afin de stopper les abus. La r&#233;forme doit s'attaquer aux plafonds trop hauts. Les gens qui gagnent beaucoup ne devraient pas toucher autant d'ASSEDIC que ceux qui gagnent peu. De m&#234;me, il faudrait emp&#234;cher que les maisons de production engagent des employ&#233;s &#224; temps plein sous le statut d'intermittents. Ce sont ces abus que nous devons combattre et non &#233;vincer les &#034;petits&#034; de la profession&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interview r&#233;alis&#233;e dans la Garenne des Vieilles Charrues 2003&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>
		
		
		 INTERVIEW : 
		Charlie et Laurent, Cie D&#233;r&#233;zo &#224; la Garenne des Vieilles Charrues</title>
		
		<link>https://www.lesreportagesdufourneau.com/Charlie-et-Laurent-Cie-Derezo-a-la.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lesreportagesdufourneau.com/Charlie-et-Laurent-Cie-Derezo-a-la.html</guid>
		<dc:date>2003-07-18T10:25:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sandrine</dc:creator>


		<dc:subject>D&#233;r&#233;zo (Cie)</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La compagnie D&#233;r&#233;zo se positionne avec force dans le mouvement des intermittents qui, selon eux, s'&#233;tend &#224; un probl&#232;me bien plus global que la d&#233;fense d'un statut. &#171; C'est un mode de soci&#233;t&#233; que veulent nous imposer de fa&#231;on manich&#233;enne et totalement m&#233;prisante ceux qui - &#233;lus &#224; 18% des voix (et non 82%) - sont au pouvoir depuis 2002 &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Comment exprimer ce que nous ressentons ? Cette question a nourri de longs d&#233;bats aux sein de notre compagnie &#187;, affirme Laurent. Jouer ou ne pas jouer ? (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La compagnie D&#233;r&#233;zo se positionne avec force dans le mouvement des intermittents qui, selon eux, s'&#233;tend &#224; un probl&#232;me bien plus global que la d&#233;fense d'un statut. &#171; C'est un mode de soci&#233;t&#233; que veulent nous imposer de fa&#231;on manich&#233;enne et totalement m&#233;prisante ceux qui - &#233;lus &#224; 18% des voix (et non 82%) - sont au pouvoir depuis 2002 &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_658 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L71xH80/derezo-charlie-05b10-feea4.jpg?1730227979' width='71' height='80' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Comment exprimer ce que nous ressentons ? Cette question a nourri de longs d&#233;bats aux sein de notre compagnie &#187;, affirme Laurent. Jouer ou ne pas jouer ? Beaucoup de compagnies et artistes se sont tortur&#233; l'esprit entre ces deux solutions. D&#233;r&#233;zo a choisi de ne pas se d&#233;tacher du public et d'utiliser ses spectacles pour en faire une tribune, sans &#171; tomber dans le pi&#232;ge qui ferait penser que le spectacle a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; sp&#233;cialement pour ces raisons politiques et sociales &#187;, pr&#233;cise la compagnie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a voulu un &#233;l&#233;ctrochoc dans la repr&#233;sentation. L'alternative trouv&#233;e est percutante et efficace. &#171; On donne la moiti&#233; du spectacle, on introduit des mots revendicatifs dans un univers uniquement visuel, puis la marionnette de papier g&#233;ante que l'on a &#233;difi&#233;e, fascinante et encore pleine de vie, s'&#233;croule. On am&#232;ne un panneau qui vient l'&#233;craser pour l'achever &#187;. Sur le panneau, le public peut lire &#171; &lt;strong&gt;en raison d'une d&#233;cision patronale et gouvernementale, ce spectacle est interrompu jusqu'&#224; nouvel ordre &lt;/strong&gt; &#187;. Les com&#233;diens enl&#232;vent leurs coiffes. Pas de salut. Blocage.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_659 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesreportagesdufourneau.com/local/cache-vignettes/L260xH195/05-29893-f5caa.jpg?1730238040' width='260' height='195' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le symbole est fort. L'impact n'en est que plus grand. &#171; Pour la troisi&#232;me fois qu'on fait cette action sur notre spectacle, on s'aper&#231;oit que le public est toujours solidaire. Pas de gr&#232;ve en question, nous sommes juste des artistes qui s'expriment, au nom de tous les m&#233;tiers de l'intermittence &#187;. Dans le public des voix s'&#233;l&#232;vent &#171; rendez-vous en septembre &#187; promettent certains, &#171; no raffaran &#187; s'&#233;crient d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La compagnie D&#233;r&#233;zo en est convaincue, la lutte ne s'arr&#234;tera pas &#224; la fin de l'&#233;t&#233;. Le probl&#232;me fait appel, au del&#224; de l'intermittence, &#224; des &#171; &#233;tats g&#233;n&#233;raux de la culture &#187;. Plus globalement encore, &#171; c'est ce qui s'est d&#233;j&#224; pass&#233; pour les retraites et ce qui se passera encore pour autre chose. Nous travaillerons dur jusqu'en septembre pour que &#231;a bouge en automne. Il faut r&#233;pandre partout le nouveau slogan &#171; no raffaran &#187; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Interview r&#233;alis&#233;e le 18 juillet 2003 dans la Garenne des Vieilles Charrues&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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