Le caramentran s’anime à l’école Vauban

Le jeudi 15 et vendredi 16 janvier avait lieu la quatrième séquence d’action culturelle du projet Mon(s)tre-toi au sein de l’école Vauban. Anne-Sophie Boivin et Vaïssa Favereau, artistes de la compagnie Le paradoxe du singe savant, était de retour pour poursuivre la création du caramentran. Couture, feutre, et assemblage des éléments : ces deux jours ont permis de franchir les dernières étapes de la confection du monstre.
Pour commencer cette quatrième séquence, Anne-Sophie et Vaïssa ont retrouvé les 60 élèves de primaire de l’école Vauban au petit matin. Dès 8h40, elles ont présenté la tête du monstre, qui a suscité de vives réactions auprès des enfants. Ces retrouvailles ont également été l’occasion de rappeler le fil conducteur du projet, en mentionnant la place du caramentran dans le carnaval Mon(s)tre-toi qui sera organisé en fin d’année scolaire.
Introduction auprès des maternelles
Pour commencer les ateliers, dix élèves de moyenne section sont venu·es découvrir le feutrage à l’eau. Ils ont pu sentir la matière puis la manipuler, en faisant d’abord des boules de laine, puis des formes plates. Avec de l’eau chaude et du savon, ils ont frotté, roulé, plié la laine pour la rendre plus dense. Les résultats ne se font pas attendre, et rapidement, tous et toutes avaient réalisés des formes variées. Dix élèves de grande section sont également venu dans l’après-midi pour s’essayer au même processus.
Les élèves de primaire, eux, sont désormais habitués au feutrage : au fil de ces quatre séquences, ils en maîtrisent presque tous les secrets ! Ces deux jours ont donc été consacré à la mise en pratique des différentes méthodes de conception découvertes au cours des ateliers, pour apporter les touches finales au monstre : couture, feutrage, découpage.
Vêtu de son plus beau pelage
Tour à tour, les enfants ont découpés des mains dans de la laine feutrée blanche. Ils ont pu y ajouter du vernis rouge à partir de laine cardée. Ces mains, de formes, de tailles, de couleurs différentes, ont été fixés sur les côtés du pelage, rajoutant encore un détail à ce corps monstrueux. Ce grand pelage a également été paré d’une longue crinière en laine noire : cette installation a nécessité la pleine attention des deux élèves l’ayant réalisé au fil des ateliers.
Des yeux derrière la tête
Cette séquence a également permis de réaliser le cou et les queues du monstre. Tout d’abord, il a fallu coudre le tissus noir sur les structures. Une fois ces bases réalisées, les yeux réalisés en novembre ont été apposés un peu partout. Trois formes de ce type ont été conçues : la première sert de cou, pour relier le corps et la tête du monstre, les deux autres servent de queues... au bout desquels, de gros yeux, encore !
Une bouche grande ouverte
La tête gigantesque qui dirige la bête restait très amusante jusqu’à présent... C’était sans compter sur l’imagination des enfants : de gros sourcils épais, des yeux fous, et maintenant, une large bouche dont les dents acérés ne manqueront pas de nous effrayer !
Et le monstre prit vie
La tête est installé sur le cou. Le cou est bien relié au corps. Le pelage est posé, et les pattes sont fixées. A l’arrière, les deux queues et leurs yeux sont parés. Un enfant se glisse dans la tête, quatre autres se faufilent sous le corps, une personne est assignée à chaque patte, et deux élèves animent les queues. Avec une coordination tout d’abord maladroite, mais de plus en plus fluide, la bête prend vie. Elle déambule dans la cour de l’école primaire, accélère, ralentit, tourne à gauche, à droite, s’arrête et repart. Très vite, les autres élèves de l’école primaire se joignent à la déambulation pour voir le monstre s’animer.
Au fur et à mesure, le groupe trouve de la fluidité. Très vite, il s’échappe de la cour des grands pour rejoindre les maternelles. La rencontre est joyeuse, tout le monde s’amuse de cette créature presque terrifiante, et les plus petits se prennent au jeu de cette déambulation.
Une première rencontre avec les parents
Alors que la cloche sonne la fin de la semaine, le monstre reste lui à la sortie de l’école... Démarré en octobre, le projet a atteint les oreilles des parents d’élèves : il est désormais temps de montrer le travail réalisé au cours de ces quatre séquences de création. Les enfants présentent aux adultes cette réalisation collective : l’un a réalisé les griffes, l’autre a cousu cet œil, réalisé au préalable par un autre élève... Rendant compte d’un processus long et collaboratif.
Ce temps est aussi l’occasion pour les parents de voir le monstre défiler. Et pour certain·es, c’est également le moment de devenir un monstre soi-même !
Cette quatrième séquence se termine auprès d’un public intergénérationnel, à la rencontre entre les adultes et les plus petits, et autour d’un monstre créé collectivement.
Les rendez-vous sont pris pour la suite de cette aventure artistique : Anne-Sophie reviendra en mars avec Lucie Lintanf pour travailler la mise en corps du défilé ! Et en juin, tous les artistes associés au projet accompagneront les élèves dans le carnaval Mon(s)tre-toi.
En savoir plus :
– Consultez le site internet de la compagnie Le Paradoxe du singe savant
– Consultez la page dédiée au projet EAC Mon(s)tre-toi
– Consultez les reportages des précédentes séquences
– Découvrez la création en cours Créatures



















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