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Les interviews

Juhyung Lee, directeur artistique de la compagnie Galmae

Interview pour le Livret de bord juillet-décembre 2019

Les arts de la rue semblent être arrivés par accident dans ta vie, quel est ton parcours ?

En 2012, j’ai vu une affiche par hasard sur Facebook du Seoul Street Art Festival, pour un appel à participation au spectacle de Générik Vapeur, Bivouac. Je ne connaissais pas l’art en espace public et je dirais même que j’étais loin de l’art. La petite vidéo de Bivouac était à la fois bizarre et intéressante, le festival était dans mon quartier et je voulais m’amuser avec mes amis, vivre un moment hors du quotidien, car j’effectuais mon service militaire obligatoire de 24 mois à l’époque… La rencontre avec les arts de la rue à travers Bivouac m’a marqué ! Après avoir fini mon service, j’ai demandé à l’équipe de Générik Vapeur si je pouvais venir chez eux en France. Ils ont dit oui. J’ai quitté mes études en Corée et, pendant un an, j’ai participé à leur spectacle, essayé d’apprendre le français et été voir des spectacles de rue. Pendant la première année à la Cité des arts de la rue*, j’ai aussi rencontré les apprentis de la FAI-AR**. Ça m’a donné envie de suivre cette formation, pour trouver un cadre qui pousse ma propre création.

C’est pas là, c’est par là est ta première création. De simples ficelles, tu créés une structure impressionnante à partir de laquelle tu interroges la notion de groupe… Quel est le point de départ de cette création ?

Lors du travail de création de ce spectacle, ma question était : dans quelle mesure peut-on dire qu’une œuvre est politique ? Un spectacle « engagé » ne me semblait pas être ma réponse. Je voulais imaginer un dispositif dans lequel le public se regarde au lieu de regarder des artistes. Je voulais éviter d’être dans la posture de donner une leçon au public.
Un jour quelqu’un m’a dit qu’être dans une foule est une perte de soi-même et que nous devenons des moutons. C’est pas là, c’est par là est une réaction à ce qu’on m’a dit sur la foule. Pendant les manifestations auxquelles j’ai participé en Corée du sud, de nombreux bus de police bloquaient des avenues pour empêcher la marche des manifestants. On attachait des cordes aux roues des bus et on tirait ensemble, pour créer un petit écart et nous permettre de passer. Au début, je voulais faire quelque chose avec cette corde, mais je n’avais pas d’idée... Et puis en la touchant, au fur à mesure, j’ai vu qu’une corde était faite de ficelles très nombreuses...

*La cité des arts de la rue est un lieu de création et d’expérimentation de 36 000 m2 basé à Marseille, qui accueille une dizaine de structures, dont la compagnie Générik Vapeur et la Fai-AR**.
**Formation Avancée Itinérante des Arts de la Rue, unique formation supérieure d’art en espace public en France.

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Le Fourneau

Centre National des Arts de la Rue et de l'Espace public en Bretagne

11 Quai de la Douane

29200 Brest

Tél. 02 98 46 19 46

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