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Le Relecq-Kerhuon

CORNEGIDOUILLE !

L’Homme Cornu aux Pique-Niques Kerhorres (3 août)

Contribution publique

Le mystère, l’enchantement, le frisson ne sont pas prêts de quitter le Bois de Keroumen après le passage, ce samedi 3 août 2013, de Kurt Demey et Joris Vanvinckenroye de la compagnie belge RODE BOOM. Les chênes, les noisetiers sur lesquels L’HOMME CORNU a frotté ses cornes ont la mémoire longue. Nous aussi.

Des cornes, dites-vous ? Oui. En scène, deux hommes, Joris le contrebassiste et complice de Kurt le "mentaliste", et tous deux ressemblent à des anges qui auraient avalé une drôle de potion magique : leurs ailes sont des cornes ! D’impressionnantes cornes de zébu d’Afrique ou de yak du Tibet leur ont poussé dans le dos et ont traversé leurs vêtements. Et cela déjà fait entrer le mystère et l’insolite. La suite du spectacle L’HOMME CORNU ne fera qu’épaissir l’étrangeté et l’enchantement. Et ce n’est pas ici qu’on saura donner les réponses à toutes les questions qui affluent pendant et après la prestation des deux comédiens qui se servent de techniques issues du monde de l’illusion et du mentalisme comme autant d’outils artistiques. Les spectateurs choisis par L’HOMME CORNU jouent un rôle important. C’est à travers eux qu’il peut agir et montrer que les secrets et les fantaisies ne sont plus en sécurité dans les têtes. La rationalité ordinaire est grandement fragilisée. Du coup le hasard ne semble plus être ce qu’il était. Il n’est plus une forteresse imprenable qui a ses propres lois. L’HOMME CORNU semble montrer qu’il en a les clés et que plus aucune porte de l’irrationalité ou du surnaturel ne lui résiste.

S’il fallait subdiviser les Arts de la Rue, il y aurait les Arts des Villes et les Arts des Champs. L’HOMME CORNU appartient de toute évidence à la seconde catégorie. Ce spectacle a besoin, il se nourrit même, de l’herbe d’un pré, des arbres, de leurs feuillages, de leurs racines, de la terre et du ciel pour prendre toute sa dimension qui va toucher quelque chose au plus profond de nos têtes, au plus profond de nos corps tout entiers qui, du coup, ne peuvent plus nier qu’ils sont de bien fragiles organismes...

Pierre Abgrall

NB : Cornegidouille est une interjection utilisée par Alfred Jarry dans UBU ROI. Employée ici, elle dit, en un mot singulier, à quel point notre ordinaire condition a été secouée par le spectacle de Rode Boom !

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