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Les interviews

Baptiste Faivre, Césaire Chatelain et Mathias Jacques des Urbaindigènes

Interview pour le Livret de bord janvier-juin 2020


(nous n’avons pas le portrait de Mathias Jacques)
crédit Vincent Vanhecke

Pouvez-vous nous présenter la compagnie des Urbaindigènes ?

Les Urbaindigènes c’est des gars et depuis 4 ans des filles aussi, qui développent un théâtre de rue physique, un peu burlesque, un peu sérieux mais pas trop. Un théâtre populaire, parce qu’on s’efforce de proposer plusieurs niveaux de lecture et une grosse implication des spectateurs. Comme beaucoup d’autres, nous débutons nos spectacles avec un rapport direct et franc avec le public, on brise à chaque fois le quatrième mur parce que de toute façon on n’a pas les trois autres.
La partition physique, acrobatique, chorégraphique ou même les cascades que nous réalisons sont toujours au service de la dramaturgie, de l’histoire que l’on veut raconter. Auparavant on se spécialisait dans l’investissement physique du mobilier urbain et des bâtiments, cette fois-ci on évoluera sur un bâtiment créé de toutes pièces, par nos propres soins. Aussi, depuis trois ans on organise un festival de théâtre de rue chez nous, dans le Jura, à base de créations originales, de cancoillotte et de saucisses de Morteau.

Pour Enchantier !, l’idée est de théâtraliser le montage d’une structure monumentale de bois dans l’espace public. Quels rapports entretenez-vous avec le bois et le travail de la charpente ?

Y’a quelque chose qui parle à notre enfance, nous trois, nous sommes fils de charpentier. Nous avons donc baigné dans le domaine très tôt, mais on vous rassure ce ne sera pas un spectacle psychanalytique. On se dit qu’il n’y a pas forcément de différences entre l’artiste et l’artisan. Pour nous ça ne tient juste qu’à deux lettres et finalement ils ont pour moteur la création. Cette éthique et cette manière de faire de l’artisan sur les chantiers, on les a ressenties rapidement en théâtre de rue. Il y a une réelle porosité entre le comédien, le technicien et l’auteur. C’est organique, vivant, foutraque et on adore ça.

Quelle expérience souhaitez-vous faire vivre aux spectateur·trice·s dans ce « Préau du peuple » ?

On veut faire ressentir cette vision bien singulière de la collaboration et de l’organisation telle qu’elle perdure dans certains métiers de l’artisanat, assez loin de la rigidité froide et austère de la division du travail. Sans non plus sur-idéaliser un modèle, on se dit qu’il y a là matière à réflexions et à sensations. Aussi, le fait de monter une structure avec la force collective est une idée qui nous trotte dans la tête depuis maintenant 8 ans. On ne peut pas nier qu’on aime le côté spectaculaire, et que cette création en sera bien fournie. La structure bois qui sera montée en impose, et il s’agit d’être à sa hauteur. Sans le public ça ne sera pas possible. Ce sera un chantier avec des destins qui se cherchent, une aventure collective qui se construit et se raconte par le faire. Quelqu’un disait « À force de construire, je crois bien que je me suis construit moi-même. », ça pourrait être un peu ça...

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