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Jeudi 25 août 2016

Jeudi 25 août. 21h12, bourg de Rédéné

Arts de la rue : dans la diversité des genres

Reportage officiel

La soirée va se poursuivre par 2 spectacles, toujours dans le bourg de Rédéné en ce qui me concerne. En attendant, l’accueil des associations locales permet à chacun de se restaurer.

Fondu dans la foule, je reste toujours sur mes gardes car les chercheurs de Chimère, aperçus lors de l’acte inaugural d’hier, sont peut-être ici à mes trousses (c’est bientôt la rentrée...). Je pense même qu’il m’ont tendu un appât ce soir. Rassurez-vous, je ne souhaite pas perdre la tête aujourd’hui et il m’en faudrait plus pour me capturer.

21h12 sonnent au clocher. Les stands de convivialité se sont vidés. En bas, près du boulodrome, je ne trouve pas de place pour me faufiler entre les pattes des spectateurs tant la foule est dense.

La Compagnie du Deuxième y joue « Contact » et ce dernier va très vite s’établir avec le public, à renfort de fumées noires et d’échanges houleux entre les comédiens.


Il faut dire que le cadeau de départ en retraite ne produira pas beaucoup d’effets si la voiture, bien chargée de bagages, ne daigne pas démarrer et tous les collègues de travail de la bienheureuse sont présents parmi les spectateurs. « Contact » permet à la fois de vérifier ce qu’est un moteur à explosion et ce que sont, finalement, nos relations professionnelles.


Plus haut, devant l’église et face au monument aux morts, Patrice de Bénédetti se lance dans l’interprétation de « Jean ». Le public est plus restreint et le propos plus intimiste.

Seul en scène, usant de toutes les possibilités que lui offre son corps, il impressionne et marque les esprits dans une évocation de la vie de son père et dans celle de bien des « Jean », de bien des gens...


Le monument aux morts semble le second acteur de la pièce, tant le propos diffusé par la bande son est poignant. De véracité, de cruauté parfois, de réalisme toujours. Le comédien semble relié par des fils invisibles à la voix. Ils ne font qu’un, comme le manipulateur et sa marionnette.


Le public, silencieux, est conquis et ressort du spectacle chamboulé, interpellé par la force du spectacle.
Quand sonne la fin des 2 spectacles, les publics se croisent, les amis se retrouvent. Rires et émotions se confrontent. C’est, là aussi, une des richesses du théâtre de rue.

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Le Fourneau

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