Accueil
 
Accueil
Facebook Facebook RSS

> Les reportages > Actions culturelles > Avec l’école Vauban à Brest > Petites mains et grandes idées : la créature prend forme à l’École Vauban

Avec l’école Vauban à Brest 2025

Petites mains et grandes idées : la créature prend forme à l’École Vauban

Reportage officiel

Le jeudi 20 et vendredi 21 novembre, la compagnie Le Paradoxe du singe savant était de retour à l’école Vauban pour poursuivre Mon(s)tre-toi, un projet EAC co-écrit avec l’école Vauban sur l’année scolaire 2025-2026. Anne-Sophie Boivin et Vaïssa Favereau, costumière et feutrière, ont accompagné les écoliers pour continuer à créer, assembler, feutrer et coudre le carementran qui fera partie de la déambulation festive prévue en juin.

Retour sur les bancs de l’école

Anne-Sophie est de retour à l’école, et les élèves sont tous et toutes au rendez-vous. Au programme, une présentation de Vaïssa, que les enfants n’ont encore jamais rencontré, puis un temps dédié à l’échange et à la présentation du programme de cette seconde séquence afin de se replonger dans le projet.
L’objectif de cette seconde est de poursuivre la création et l’assemblage du monstre, initié en novembre, qui défilera aux côtés des enfants le vendredi 5 juin 2026.

Les 63 élèves de l’école Primaire Publique Vauban sont présents à ces retrouvailles matinales mais tout au long de ces deux jours, ils rejoindront Anne-Sophie et Vaïssa en demi-classe.

Des pics et des poils

Première mission : réaliser des pics au monstre. En feutrant à l’aiguille, les bouts de laine cardés blancs, rouges et marron se transforment en cônes qui recouvriront bientôt le dos de la créature. Quelques aiguilles sont cassées (une dizaine pour le détenteur du record !), et quelques doigts sont piqués, mais le chantier avance. Très vite, la toison est recouverte de ces douces pointes. Les aiguilles s’agitent dans la mousse, le bruit est relaxant : "On dirait mon papa quand il se gratte le dos".

Comme le dit Vaïssa, c’est l’heure des poils aux pattes ! Les mollets et les cuisses du caramentran se voient vite recouverts de petites et grandes mèches, donnant de la couleur à ces pièces qui deviendront vite les pattes de la créatures. À l’aiguille toujours, il s’agit là de planter la laine jusqu’à qu’elle ne puisse plus s’enlever. Une fois fini, les suivants sont passés au feutrage des mains.

Bouche, nez, yeux

Une autre mission apparaît rapidement : réaliser une multitude d’œil, de bouches, de nez, toujours avec le feutrage à l’aiguille. Les enfants découpent les formes dans la laine, les assemblent, les transforment, ajustent... et essaient !

L’objectif de ces éléments de visage n’est pourtant pas de faire des masques, mais de recouvrir une partie du caramentran. Ce monstre incarne nos colères, les petites et les grandes, pour les transformer. Ainsi, toutes les colères des enfants vont se parer de multiples visages : avec de grands yeux, une dent tordue, un nez en trompette, et tant d’autres idées folles !

Un peu de couture

Très vite, il est l’heure de rassembler quelques morceaux : l’avant et l’arrière des mollets se rejoignent, tout comme l’avant et l’arrière des cuisses, et des mains ! Les mains, d’ailleurs, se voient progressivement parées de longues griffes... avec un vernis rose très chic !
Du fil orange fluo, le regard concentré et la langue au coin des lèvres, le silence se fait parmi les enfants qui apprennent patiemment.
L’un d’eux confie même : "Merci, je veux être styliste alors c’est bien de savoir coudre !"

Visites des ateliers

Alors que chacun s’active sur son nez retroussé ou sur le vernis de sa griffe, des visiteur·ses curieux·ses viennent découvrir les ateliers durant les deux jours de présence des artistes. Certaines classes passent le lendemain, pour voir ce que deviennent les mollets qu’ils ont recouverts de poils, d’autres sont venus dès le premier jour pour (re)découvrir la technique du feutrage à l’aiguille.

Les 54 maternelles ne participent pas aux ateliers, mais ils sont heureux de venir voir le monstre et son évolution. Les plus grands leur expliquent ce qu’ils font, d’autres leurs font sentir et toucher la laine. En janvier, ils auront aussi l’occasion de feutrer à leur tour, sur des exercices plus adaptés à leur âge.

Un point d’étape avant de repartir

En deux jours, le caramentran est passé d’un simple et chaleureux pelage, à un corps, une structure en volume... Avec des ébauches de pattes, en tout cas des mollets et des cuisses qui ne demandent qu’à être articulés, des mains, bien sûr, affublées de griffes chics, et de nombreux visages qui n’attendent que d’être fixées à son dos.
Tous les enfants de l’école primaire sont venus fabriquer et feutrer aux côtés d’Anne-Sophie et Vaïssa sur ces deux jours d’ateliers. Avec des missions différentes, ils fabriquent les différentes pièces de cette figure collective.

Les 12 et 13 décembre, Anne-Sophie reviendra avec Pauline Ciocca pour poursuivre la conception du caramentran. Tout au long de l’année scolaire, d’autres artistes interviendront pour préparer ensuite une mise en corps et en son de la déambulation finale prévue le 5 juin 2026.

En savoir plus

 Consultez le site internet de la compagnie Le Paradoxe du singe savant
 Consultez la page dédiée au projet EAC Mon(s)tre-toi
 Consultez le reportage sur la première séquence
 Découvrez la création en cours Créatures

Diaporama

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?
[Se connecter]
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Le Fourneau

Centre National des Arts de la Rue et de l'Espace public en Bretagne

11 Quai de la Douane

29200 Brest

Tél. 02 98 46 19 46

www.lefourneau.com


Mentions légales | Plan du site

Site réalisé avec SPIP |