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Mercredi 28 août 2013

Carnet de la Chimère, mercredi 28, soirée

Marée haute à Bannalec pour le lancement des RIAS 2013

Reportage officiel

Bien avant 19h12, une véritable marée humaine a déferlé dans le bourg de Bannalec, noyé de soleil. L’heure idéale pour le président de la COCOPAQ qui a eu la lourde tâche de sonner le gong annonciateur du lancement officiel des RIAS 2013.

En écho au long son du gong, un sifflet strident a attiré les regards vers le toit d’une maison d’où Antoine Le Ménestrel, acrobate aérien, a entrepris de traverser la place sur son câble, resplendissant dans son habit de lumière. La « Chimère à tous les étages » semble comme moi, tantôt homme, tantôt femme, hésitant dans ses figures entre les chromosomes X et Y.

Le voici littéralement à l’assaut du clocher, qu’il gravit comme s’il s’agissait d’un simple escalier, sous le regard médusé de la foule massée devant l’église.

Le ciel parfaitement bleu n’est pas annonciateur de pluie mais, pourtant, un arc-en-ciel dresse sa courbe majestueuse au pied du coq (opaque ?), entraînant avec lui notre acrobate vers l’étage inférieur d’où jaillit son complice, Jean-Louis Le Vallégant, anche en bouche. Dans une parfaite chorégraphie, les 2 complices donnent vie au clocher tandis qu’autour de l’église, quelques centaines de spectateurs se lancent dans une longue gavotte qui encercle vite l’édifice.


Toujours pas un nuage dans le ciel et pourtant, soudain, c’est une averse de neige qui vient blanchir l’église et les maisons alentour. Instants magiques, hors du temps, chaleureusement accueillis par la foule familiale bien décidée à vivre les RIAS jusqu’au bout de la semaine.

La soirée est loin d’être finie et les bénévoles des associations de Bannalec ont tout prévu. Les buvettes s’ouvrent, les braises crépitent et chacun peut se restaurer en attendant la suite du programme, tout en écoutant les groupes de musique qui ont investi la place du bourg.

Devant mes yeux ébahis, d’étranges énergumènes montés sur des vélos motorisés, tout aussi surprenants que leurs cavaliers, font irruption sur la place. C’est la compagnie Dérézo qui crée la première surprise du festival en venant annoncer leur spectacle déjanté « Kabarê Solex », programmé dans 3 communes les 3 prochains jours. Ca promet et j’y réserve ma place...

Au même moment, les protagonistes du festival formalisent, sous le(s) lustre(s) de la République, l’inauguration d’un festival exemplaire par l’engagement de la communauté de communes, la qualité de sa programmation proposée par Le Fourneau et l’engouement des habitants à en suivre les différentes étapes. « Les RIAS, c’est la culture sans les murs » dira un intervenant. Effectivement, loin d’être un festival hors-sol, c’est vite devenu un événement plein-chant, pleine vie. L’art de la rue (le « street art » des étudiants de Winchester), c’est ici la parfaite osmose entre les Rias des villes et les Rias des chants ; ça coule de source comme disent les Jean.

Petit à petit, les stands de convivialité se vident et le flot du public commence à s’agglomérer sur la place de la Poste où l’attend la compagnie Lucamoros. 21h21, l’échafaudage s’éclaire, des ombres apparaissent, d’abord furtives puis omniprésentes sous le feu des projecteurs. Sur les 9 cases de la grande page blanche, à l’aide d’une centaine de kilos de peintures et de quelques pinceaux, les 6 artistes écrivent devant nous une extraordinaire page de vie. LA vie. La contrebasse et les percussions rythment à merveille la création des tableaux successifs auxquels des textes forts, incrustés dans les toiles, donnent toute leur puissance. L’articulation des 9 cases, la précision du trait et la cohésion de la mise en scène apportent, s’il en est besoin aux humains que vous êtes, la preuve par 9 que le monde est une page blanche que la vie de chacun de vous ne demande qu’à colorer et mettre en lumière.


Quant à moi, sortie des profondeurs de l’océan pour quelques belles journées et soirées dans le Pays de Quimperlé, j’ai opté pour un repos compensateur dans le lit du Ster Goz, au pied de Bannalec l’enchanteuse car demain, je vais me faire, de bon matin, des « Échappées Belles » à Quimperlé avant de rejoindre Mellac et son manoir de Kernault, puis Guilligomac’h où m’attend la suite du programme des RIAS.

Diaporama

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