Accueil
 
Accueil
Facebook Facebook RSS

> Les reportages > Actions culturelles > Résidence au Lycée de Caulnes > Le projet Capucins vu par les lycéens de Caulnes

Résidence au Lycée de Caulnes

Le projet Capucins vu par les lycéens de Caulnes

Découverte de la Fabrique citoyenne et poétique

Reportage officiel

Dans le cadre d’une collaboration à l’année, les 11 élèves de 1ère Sciences et Technologies de l’Agronomie et du Vivant (STAV) du lycée agricole de Caulnes (22) sont venus interroger la place des artistes dans les projets d’aménagement du territoire lors de leur deuxième escale à Brest, mardi 29 janvier 2019.

Lors de leur première escale au Fourneau, en octobre 2018, les jeunes costamoricains avaient pour objectif de comprendre les missions principales du lieu de fabrique brestois et les enjeux de l’Art en espace public. Pour cette seconde visite, c’est une autre facette du Fourneau que les lycéens viennent découvrir, celle de la Fabrique citoyenne et poétique des Capucins, une démarche artistique participative d’aménagement des espaces publics portée depuis 2016 par Le Fourneau, Centre National des Arts de la Rue et de l’Espace Public, et Passerelle, Centre d’art contemporain.

Pourquoi Brest métropole a-t-elle choisi d’impliquer ces deux structures dans l’organisation et la coordination d’un projet d’aménagement et de création de mobiliers urbains ?
C’est sur cette question phare que les lycéens se sont penchés durant cette journée d’immersion à Brest. Revenons ensemble sur leur parcours.

Les Capucins, un nouveau quartier

C’est au Fourneau que les élèves commencent à appréhender le contexte dans lequel s’inscrit la ville de Brest et la construction de ce nouveau quartier en plein cœur de la métropole. Une phase capitale pour comprendre les enjeux de la démarche. C’est aussi l’occasion pour Gwen, le professeur d’histoire du lycée qui les accompagne de revenir sur les mémoires militaires de la ville.

« La vie ouvrière de Brest a toujours été très liée à la marine nationale française. Les Ateliers des Capucins faisaient partie d’un ensemble d’installations militaires situé sur les bords de la Penfeld et étaient consacrés à la fabrication et l’élaboration d’armement, de matériaux divers et de chantiers navals. Depuis les années 1980, l’activité de l’arsenal a décliné progressivement à Brest pour se déplacer vers le port militaire de Toulon, cela a conduit la marine a céder le plateau des Capucins à la ville de Brest en 2009. Celle-ci a alors entrepris de créer un nouveau quartier en cœur de ville. »

Une opportunité singulière au sein d’une métropole, c’est pourquoi ce projet d’ampleur monumentale a amené la ville à réfléchir à travers un prisme participatif et citoyen. C’est en combinant les compétences artistiques et les réseaux du Fourneau et de Passerelle que la Fabrique citoyenne et poétique a vu le jour, car une des manières de faire vivre un projet de cette envergure n’est-elle pas simplement de penser et de construire celui-ci avec les futurs usagers ?

Une matinée avec Thibault Brébant de l’Atelier des publics de Passerelle Centre d’art contemporain

Une fois le contexte cerné et les fondations du projet posées, il est temps de visiter ! Direction les Ateliers des Capucins en passant par le téléphérique urbain ! Arrivés sur le Passage des Arpètes, les élèves profitent d’une vue d’ensemble sur la nef centrale, l’immensité du lieu surprend le groupe.

Photo de groupe à l’arrivée dans les Ateliers des Capucins.

Les jeunes rejoignent le kiosque de la Fabrique, plus propice à la discussion qui va suivre en compagnie de Thibault de Passerelle, qui suit la démarche participative depuis ses débuts. Les élèves l’interrogent sur la place du Centre d’art contemporain dans le projet.

« Nous souhaitions recueillir le point de vue des habitants et leurs idées sur les aménagements futurs dans ce lieu gigantesque (...) Pourquoi faire appel à des artistes ? Et bien, ils ont à la fois les compétences techniques et créatives. Ce qui leur permet d’accompagner au mieux les habitants dans leurs réflexions. Ils osent les pas de côté et usent de réseaux permettant de nombreux points de vue sur tel ou tel objet, usage ou équipement. »

Pause déj au "food court" fraîchement installé aux Ateliers.

Rencontre avec Julien, du collectif Les ManufActeurs

L’après-midi se poursuit cette fois avec Julien Masson du collectif Les ManufActeurs, ensemble à géométrie variable regroupant architectes, designers, et en fonction des projets, paysagistes, menuisiers, etc. Cet échange fut l’occasion de questionner le but d’une démarche participative dans un projet d’une telle ampleur.

Julien témoigne de son parcours avant d’aborder le vif du sujet :
« Avant j’étais designer à Paris dans une grande agence, mon travail était de dessiner chaque élément constituant un hall de gare ou d’aéroport.(...) C’est d’usage courant pour les entreprises de design d’imaginer et de concevoir pour le bien commun, mais c’est un vaste sujet démocratique que de se poser la question de qui choisit et décide du goût et des usages des autres ? Comment les habitants ont leur rôle à jouer dans ce système ? Les artistes ont les compétences, ils savent dessiner, mais sont-ils à même de choisir quelle forme de banc conviendra le mieux à une personne âgée ou à une famille ? Est-il possible d’inventer ensemble ? Quels avantages à le faire collectivement ? »

Rencontre entre les lycéens de Caulnes et Julien Masson dans le kiosque de la Fabrique des Capucins.

Des déductions positives

Réfléchir, jouer, écrire, façonner, construire, rêver sont des exercices individuels mais surtout collectifs, car la coopération reste le meilleur moyen que les hommes ont trouvé pour bâtir des projets de grande envergure. Voilà comment nous pouvons résumer les réponses apportées par les lycéens pour la construction de ce nouveau quartier.

Cet après-midi a également permis aux lycéens d’en apprendre plus sur le 1% artistique, une procédure de commande d’œuvres à des artistes qui s’impose à l’État, à ses établissements publics et aux collectivités territoriales en cas de constructions publiques, et qui a financé une partie de la Fabrique citoyenne et poétique des Capucins. Un 1% qui pourrait aussi s’appliquer un jour sur les travaux publics si une loi était écrite dans ce sens, pour soutenir davantage la réalisation de projets artistiques et culturels dans le cadre de l’aménagement de l’espace public.
Ces discussions ont permis de faire prendre conscience aux élèves que cette loi sur le 1% artistique pouvait s’appliquer à tous les types de projets, les monumentaux comme aux Capucins mais aussi les plus petits comme dans la commune de Caulnes par exemple.

Diaporama

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Le Fourneau

Centre National des Arts de la Rue et de l'Espace public en Bretagne

11 Quai de la Douane

29200 Brest

Tél. 02 98 46 19 46

www.lefourneau.com


Mentions légales | Plan du site

Site réalisé avec SPIP |