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Vendredi 32 août 2017

Matin brun, soirée colorée

à Quimperlé

Reportage officiel

C’est à Quimperlé que je pose mon corps chimérique afin d’assister à deux rendez-vous : « Matin Brun » de la compagnie File en Scène et « La tortue de Gauguin » de la compagnie Luc Amoros.

L’histoire du premier spectacle se déroule à la fin du XXè siècle, dans une ville à priori moderne, qui subit la montée rapide d’un régime totalitaire. Dans cette ville, les dirigeants ne veulent plus que des animaux de couleur brune.
Le titre de la nouvelle dont s’est inspiré le metteur en scène se nomme « Matin brun » en lien avec la montée des « Chemises brunes », surnom donné aux miliciens nazis des sections d’assaut. L’auteur Frank Pavloff a écrit le texte comme un coup de colère après la révélation d’alliances de candidats avec le Front National au deuxième tour d’élections locales.
Sans minimiser le propos de Pavloff, le metteur en scène Laurent Savalle lui donne un peu de légèreté, non pas pour faire mieux passer la pilule mais pour laisser au spectateur la liberté de faire sa propre opinion.

Accompagné par Charlie le clown, Bob nous emmène avec douceur, légèreté et sans douleur dans ce monde finalement très dur et sombre tout en nous faisant réfléchir sur notre propre démocratie et jusqu’où accepter les ordres et lois d’un état.

Un spectacle à mi-chemin entre comédie et tragédie très émouvant et dérangeant.




En soirée, j’assiste au dernier volet du triptyque créé par Luc Amoros « La tortue de Gauguin ».
L’auteur explique le choix de ce titre : « J’ai entendu dire que lors de l’un de ses séjours aux Marquises, Paul Gauguin eut l’idée de peindre à même la carapace d’une jeune tortue vivante, égarée sur une plage. Je me plais à penser que grâce à la longévité dont jouit cette espèce, une œuvre du peintre, tout en échappant ainsi à la cupidité des spéculateurs, continue, aujourd’hui encore, de sillonner les grands fonds dans son petit musée ambulant. » Grâce à cette anecdote, il propose au public une vision singulière de l’art, en particulier de la peinture.

Nous assistons à une suite de tableaux peints en direct sur une structure de plus de 10 mètres de haut par un chœur de six plasticiens qui n’hésitent pas à donner de la voix. L’accompagnement musical est joué en direct et je me laisse bercer par la musique des mots.

J’en prends plein les yeux et les oreilles et j’en reste bec bé.

Je vous signale en aparté l’essai infructueux de Mick de m’approcher, inspiré sans doute par « Matin Brun ».

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