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Jumelage collège Val d’Elorn de Sizun

Soucoupe, paillettes et chocolats

Découverte du métier de peintre en décor au collège du Val d’Elorn

Reportage officiel

La compagnie Qualité Street a atterri sur la planète Val d’Elorn, pour sa seconde phase de résidence au sein du collège, du lundi 17 au jeudi 20 décembre 2018.

Ateliers d’écriture, ateliers théâtre, fresque participative et découverte du métier de peintre en décor, les collégiens de Sizun ont été gâtés avant les fêtes de fin d’année.

La classe redécouvre la soucoupe en version métallisée.

Ce sont les élèves de 5ème qui ont eu l’opportunité de rencontrer Manon Faillenet, nouvelle acolyte de Bélinda et Chtou de Qualité Street, pour ce deuxième temps de résidence de l’année scolaire dédié à la peinture. En effet, Manon exerce le métier passionnant de peintre en décor, une des nombreuses professions qui sont parties prenantes dans le spectacle vivant. Mais en quoi consiste exactement ce travail ?

Manon est spécialisée dans l’art du camouflage, du trompe l’œil. En effet, son métier consiste à reproduire des textures comme le bois, le marbre, le fer, etc. Elle raconte aux collégiens que c’est une technique qu’elle a apprise dans une école spécialisée après avoir quitté le monde de la télévision pour se former à ce métier. Cet artiste est également une experte du lettrage. En cette période de Noël, elle étaye ses propos en montrant aux ados quelques images de vitrines de Noël faites pour des commerces.

"Dans ce métier, j’ai des demandes très différentes les unes des autres, (...) ce sont souvent des commerçants qui souhaitent enjoliver leur enseigne." Elle choisit de présenter aux 5ème une pièce qu’elle a réalisée pour un café-librairie. Il s’agit d’un comptoir de bar qui donne l’illusion d’être fait de piles de livres. L’image saisit littéralement les élèves. La peintre leur explique qu’elle obtient cet effet très réaliste grâce à la maîtrise des jeux de lumière et d’ombres qu’elle étudie à travers le prisme de vrais objets. Elle s’inspire aussi des typographies, des manières de répartir les mots et des textures qu’elle a devant les yeux pour créer l’illusion.

Pour son travail avec Qualité Street c’est une autre paire de manches qu’il faut retrousser. Ici à Sizun, Manon doit rendre réaliste une soucoupe volante... Difficile de trouver un modèle dans la vie réelle. C’est pourquoi, Chtou et Bélinda travaillent étroitement avec elle pour définir quel aspect ils veulent donner à leur principal décor dans Galactic. Pour cela, plusieurs étapes s’imposent :

- le choix de la couleur de fond (la sous-couche),
- le choix des motifs technologiques et leur aspect,
- le choix du vernis qui protégera la soucoupe mais changera aussi considérablement son apparence.

La peintre en décor montre aux collégiens les croquis des motifs et les couleurs de sous-couches. Elle a sélectionné et proposé à Bélinda et Gildas différentes couleurs. Ces derniers ont choisi un bleu gris pailleté.

Bélinda profite de ce temps pour dévoiler les matières des costumes de Galactic.

Ces heures dédiées à la découverte de ce métier ne laissent pas les élèves indifférents, ils posent de nombreuses questions aux artistes. "Comment vous êtes vous rencontrés ?"

"Nous organisions un festival de théâtre de rue dans un petit village à côté de Rennes, (...) afin de créer une identité à cet événement, nous avions imaginé une légende locale un peu farfelue : l’histoire d’un monstre tentaculaire qui pondait chaque année un œuf en forme de patate. Et nous, nous faisions partie d’un genre de secte qui avait pour mission de garder la patate coûte que coûte ! Partout sur le site du festival on trouvait des décors rappelant le monstre, des tentacules sortant du sol et des grandes toiles peintes par Manon racontant la légende de la communauté de la patate."

Ainsi a commencé la collaboration entre Manon et la compagnie Qualité Street. Une histoire qui n’était pas prête de se terminer puisqu’ils devaient se retrouver 4 ans plus tard autour d’un vaisseau spatial, de paillettes et de chocolats, en cette période de fêtes au collège du Val d’Elorn.

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